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Cet accord sur la LCP contient
une phase d’essai de 7 ans, au terme de laquelle le souverain
suisse aura la possibilité de décider, par voie de référendum
facultatif, s’il veut proroger ou non cet accord.
A
noter que dans le cadre d’une dénonciation de l’accord sur la
LCP, tous les autres accords bilatéraux tomberaient également.
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Dès aujourd’hui les permis
frontaliers ne sont plus soumis à contingents. Il ne faut pas avoir
pour autant peur d’une augmentation massive du nombre de frontaliers
en Suisse, car ce nombre dépend de la situation conjoncturelle :
il augmente lorsque l’économie est en phase d’expansion.
Malgré
tout, la Suisse se réserve le droit de rétablir et maintenir si
nécessaire les contingents d’immigrations durant les 5 premières
années et par la suite prendre des mesures limitatives en cas de forte
immigration.
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Le permis de travail permet aux
frontaliers de changer d’emploi, de profession ou de canton, mais
seulement à l’intérieur des zones frontalières suisses pendant
les 5 premières années.
Les salariés et indépendants jouiront de la
liberté de choisir le lieu de leur résidence et le lieu de leur
travail et disposeront d’un droit au regroupement familial.
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Concernant plus précisément les choix des assurances
sociales et maladie, 3 possibilités sont offertes aux
transfrontaliers jusqu’en 2009 :
1/ Choix de
souscrire la Sécurité Sociale
française (CMU) à laquelle pourra être adjoint une
complémentaire facultative.
2/ Choix de
souscrire une assurance sociale
suisse (à un tarif spécial frontaliers) qui versera des
prestations selon la base de LAMal pouvant être complétée par une
complémentaire facultative.
3/ ou enfin
choix de souscrire une assurance
dite « au premier euro » ou « plénière ».
Malgré
toutes ces évolutions issues de la signature de l’accord sur la LCP, rien
n’a prévu la suppression des contrôles aux frontières, ni la libre
circulation des chômeurs : pour s’installer en Suisse un
ressortissant de l’UE devra avoir un travail ou justifier de
ressources financières suffisantes. Aussi Mesdames et Messieurs, même si
la rémunération représente le premier pôle d’attractivité d’un
travail en Suisse et que
depuis le 1er Juin le statut de frontalier s’est assoupli,
n’oubliez pas qu’une
autorisation est et sera toujours nécessaire pour exercer une activité
lucrative en Suisse.