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Par Christelle
Jouan |
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L’intérêt
du travail frontalier en Suisse
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| Article
suivant : La libéralisation du statut des
travailleurs frontaliers suisses |
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Quand un salarié parle de travailler à l’étranger, la plupart
des gens pensent tout de suite à l’expatriation. Il existe cependant
un statut particulier, le statut
de travailleur frontalier, qui permet au salarié concerné de
demeurer et de vivre dans son pays d’origine, tout en travaillant dans
un pays autre que le sien. La
Suisse, sous certaines conditions, offre cette opportunité aux
travailleurs français. Mais ne faisant pas partie de l’Union
européenne, elle a dû notamment dans ce cadre conclure un accord qui
est entré en vigueur ce 1er Juin, sur la Libre Circulation
des Personnes (LCP).
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Le
statut de travailleur frontalier
Qu’est ce qu’un travailleur
frontalier ?
Un travailleur frontalier est un travailleur qui exerce son activité
professionnelle dans un pays différent de celui où il réside, et dans
lequel il retourne quotidiennement.
Par ailleurs, un employeur désireux d’engager un ressortissant
étranger, doit prouver qu’il n’a pas |
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trouvé sur le marché du travail suisse un
résident capable d’occuper le poste concerné.
Vivant en France et travaillant en Suisse, le travailleur frontalier se
trouve confronté à deux législations différentes. De part cette
situation particulière, le frontalier se doit de bien connaître ses
droits.
Voici donc quelques points de différence notable entre la législation
suisse et la législation française : |
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Le phénomène de travail
frontalier en augmentation continue depuis trente ans, s’est encore
accéléré pendant la dernière décennie. L’histoire et la
géographie économique constituent un terrain favorable au
développement de ce flux (une langue commune, une frontière souvent
artificielle qui a connu des fluctuations et est aujourd’hui
perméable etc..). L’augmentation régulière du nombre de frontaliers
semble dépasser les aléas de la conjoncture économique pendant le
dernier quart de siècle.
Le marché de l’emploi suisse
Le taux de chômage en Suisse en Avril 2002 était de 2,5 %.
La Suisse applique donc actuellement des contingents pour l’accès à
son marché du travail. Des permis de travail sont délivrés en
fonction des disponibilités éventuelles constatées dans les diverses
branches professionnelles.
74 000 travailleurs frontaliers français vont ainsi travailler
quotidiennement en Suisse, puis regagnent leur domicile en France. Ce
retour journalier est actuellement obligatoire du fait de la
législation suisse. Mais cet inconvénient est pallié par la pratique
d’un niveau élevé des salaires, notamment dans les branches
déficitaires en main d’œuvre.
A titre d’exemple, les experts s’accordent à dire qu’en
Suisse, dans les domaines de l’informatique, des télécoms et des
techniques de l’information près de 40 000 postes sont vacants sur
environ 120 000 emplois recensés. Les salaires moyens sont de 53 362
euros (350 000 francs) par an en Suisse, contre seulement 38 115 euros
(250 000 francs) en Belgique. |
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La Suisse et l’Union européenne
La Suisse possède une économie florissante : avec un PIB de 1 900
milliards de francs français pour 7,35 millions d’habitants. Son
ratio de richesse par habitant la place au premier rang mondial, ce qui
en fait un marché du travail très convoité.
| La Suisse a jusqu’à présent refusé d’adhérer
à l’Union européenne pour des raisons qui lui sont propres
(76,7 % des suisses ont encore voté contre l’adhésion à l’Union
européenne lors de leur dernier referendum du 04/03/01). |
Aussi, un accord concernant la LCP entre l’Union européenne et la
Confédération suisse, ratifié par le Parlement français, a été
conclu le 21 Juin 1999. La négociation sur la LCP
portait également sur six autres points :
· les transports terrestres et aériens,
· la recherche et développement technologique,
· les marchés publics,
· l’agriculture,
· la reconnaissance mutuelle en matière de conformité qui vise les
obstacles techniques au commerce et les certifications.
Ces sept domaines forment un tout indissociable dont l’application
n’entrera en vigueur qu’à partir du moment ou tous les pays de l’Union
européenne auront ratifié cet accord.
Pour les pays membres et plus particulièrement ceux frontaliers de la
Suisse, comme la France, ces accords comportent des avancées
intéressantes. L’accord bilatéral conclu par la Suisse concernant
la libre circulation des personnes est entré en vigueur au début de ce
mois de Juin 2002. Aussi les modifications engendrées par son
application sur le statut des travailleurs frontaliers fera l’objet d’une
prochaine étude précise. |
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Sources :
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Rapport du Sénat sur le projet de loi autorisant la
ratification de l’accord sur la libre circulation des personne
entre la Communauté européenne et la Confédération suisse –
19/09/2001 |
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« De plus en plus de frontaliers le long de la
frontière nord-est » INSEE Nord Pas de Calais – Mars 2001 |
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« Les bons plans et les pièges du travail
transfrontalier » Le Monde Informatique 2000
Site web du groupement transfrontalier : www.frontalier.com |
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