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Pascal Philippe
Etudiant
à l’ESCEM – spécialisation : Gestion des Ressources Humaines |
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Le
DRH: « banquier du Capital humain »…
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Les événements du 19 septembre ont montré s’il en était besoin ,
combien les flux financiers sont fragiles et sensibles aux
bouleversements, que ceux-ci interviennent au niveau politique, économique
ou social.
Le secteur des nouvelles technologies a fourni
maints exemples de sociétés passant du statut de "belle" à
celui de "bête" en une petite journée ; cela était
rarement le fait de leur actions en interne, de leur performance mais
simplement les conséquences des marchés que certains taxeront d'imprévisibles
voire d'illisibles. Qui n’a pas en mémoire
cette expérience boursière opposant un « pro de la finance », un garçonnet
et un primate…….. Le seul capital financier d'une entreprise
ne peut permettre à celle-ci de se développer sereinement.
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A l'heure où une entreprise
peut perdre la moitié de sa valeur en une session boursière, les
dirigeants sont à la recherche de repères dans leur entreprise, de
pierres angulaires sur lesquelles ils pourraient se reposer sans crainte
de s'écrouler sur un château de sable. Cette situation est
probablement l'une des raisons pour lesquelles on parle de plus en plus
au niveau managérial de Capital Humain ou de
Knowledge Management.
On retrouve les origines de ce concept dans les publications de Theodore
Schultz et Gary Becker dès les années soixante. Aujourd’hui, c’est
devenu un concept très connu, largement utilisé en management et
notamment en RH, qui voit là, la possibilité de
sortir d’un carcan bureaucrato-administratif dans lequel on l’avait
confiné.
Nous parlions dans un article précédent du caractère
ambivalent de la fonction de DRH en rapprochant celle/celui-ci à une créature
mi-ange, mi-démon. Après avoir tenté de démythifier cette
perception pernicieuse, attachons nous maintenant à cerner les
aspects qui ne font pas du DRH un ange ou un démon mais un acteur
majeur de l'entreprise qui tend à avoir un rôle stratégique avec le développement
du capital humain.
L’humain au cœur de la stratégie
Le paysage des ressources humaines en France et dans toutes les économies
modernes tend à se redessiner. Les richesses produites par les pays
moteurs de l’économie mondiale ont changé complètement de nature en
comparaison avec le siècle précédent. Si l' on
considère l’économie mondiale comme un être humain, la triade(Amérique
du Nord, Europe, Japon) pourrait être associé au cerveau et le reste
du monde aurait un rôle opérationnel que peut avoir le reste du corps.
Le cœur de métier de ces pays repose sur des secteurs tels la
Recherche et Développement, l’innovation technologique et non la
production qui est laissé aux autres pays.
C’est pourquoi, si on revient à notre sujet, les pays « intellectualisés
», le terme peut paraître choquant mais il illustre assez bien la
réalité, visent à entretenir leur cerveau car il s’agit là de
leur principal ressource, c’est pourquoi le knowledge
management devient primordial pour les entreprises qui veulent rester en
avance sur leurs concurrents. Autrement
dit, le poids pris par l'innovation dans le processus de création de
valeur tend à transformer le facteur humain de ressource en actif stratégique.
Aujourd’hui ce qui fait défaut, ce ne sont pas les capitaux, ce
sont les hommes : 60 % des entreprises américaines
ont du mal à recruter et à retenir certains profils de compétence
critiques pour le développement ou pour le maintien du
leadership de leur entreprise. |
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L'apparition de notions comme « War
for talent and leadership » ou « skill-based1
competition », expriment la lutte pour la sécurisation des compétences
critiques, et témoignent de l'impact de plus en plus fort dans la stratégie
des organisations de l'enjeu que constitue la maîtrise d'un véritable
« capital humain ».
De nouveaux horizons RH
Le développement du capital humain à travers la formation
apporte en effet à l 'entreprise une véritable valeur ajoutée.
Son caractère d’ubiquité intangible la rend par définition
quasiment impossible à évaluer. D’où les réticences de certains hérétiques
des Ressources humaines à la prendre en, considération, ce phénomène
tend heureusement à se dissiper. Ces derniers St Thomas du management
s'appuient en effet sur une vision matérielle de la création de
valeur. La matière grise n'apparaît
malheureusement pas dans un compte de résultat; elle est pourtant bien
présente et peut et doit être considérée, au même titre qu'une
immobilisation, comme un actif de l'entreprise. Cela est
particulièrement vrai pour les entreprises de la nouvelle économie. Lorsque
le capital intellectuel a fait son apparition dans les rapports
comptables, il a pris la forme du goodwill (Survaleur par rapport
à son actif net payée lors du rachat d'une société pour prendre en
compte le savoir-faire immatériel de son management) . Il
convient donc de dépasser ce stade et voir dans la formation et le
knowledge management la véritable valeur ajoutée stratégique que peut
apporter un DRH.
Ce bouleversement amène les DRH à repenser leur politique, on voit
ainsi parler de plus en plus de la création d’un nouveau métier,
celui de « chief Knowledge Officer »(CKO) ou responsable de
la gestion des connaissances.
Le DRH est appelé à devenir un véritable
gestionnaire des ressources humaines au même titre qu’un gestionnaire
de portefeuille en finance.
Schématiquement, on serait tenter de dire qu’il doit considérer
ses collaborateurs comme des « agrégats de
connaissances et compétences » qu’il doit développer, faire
fructifier de façon cohérente pour l’entreprise .
Pour ce faire, il peut s’appuyer sur le marché de la formation, qui
grouille de nouvelles solutions vantant la valeur du développement du
capital humain pour l’entreprise.
Le E-learning apparaît dans ce « new deal » qui agite la
GRH,les propositions qu’il apporte visent à intensifier la formation
et la rende systématique pour que les collaborateurs restent en phase
avec le marché et ses nouvelles opportunités.
Ainsi, le DRH prend un rôle plus dynamique, en prise directe avec le
marché; cette évolution semble ne faire que commencer….
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- Bibliographie
« Intellectual Capital :Tomorrow’s Asset, today’s
challenge » par Barry Brinker
Le Capital Humain: Une Notion toujours plus importante de Hanja
Hansen
Différents sites Internet
(e-rh.org,managementplace.com,rhinfo.fr….)
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