-
|
-
|
1-
Les heures
concernées par la Loi TEPA (Article 81
quater du Code Général des impôts) :
-
- Les Heures
supplémentaires sont des heures effectuées à la demande de l’employeur
au-delà de la durée légale du travail soit 35 heures par semaine. Elles se
décomptent par semaine civile, du lundi 0h à dimanche 24h. Un accord
d’entreprise peut prévoir que la semaine civile commence le dimanche à 0h et
se termine le samedi à 24h (article L3122-1 du Code du Travail).
- Les Heures
complémentaires sont des heures fixées au contrat de travail. Elles sont
plafonnées à 1/10 de la durée hebdomadaire prévue au contrat (article
L3123-17 du Code du Travail). Elles ne donnent pas lieu à majoration,
au-delà, les heures effectuées sont traités comme les heures
supplémentaires.
- Les Heures
choisies sont effectuées à la demande du salarié en accord avec
l’employeur (articles L3121-17 & L3121-18 du Code du Travail)
- Les Heures
modulées concernent des salariés ayant un forfait annuel de 1607 heures
(Article L3121-13 du Code du travail). Le plafond de 1607 heures peut
être inférieur. Tant que celui-ci ne sera pas dépassé il n’y aura ni
majoration ni exonération.
- Contingent
d’heures supplémentaires est fixé par
convention ou accord de branche étendu ou par convention ou accord
d'entreprise ou d'établissement. Il peut être supérieur ou inférieur au
contingent d’heures réglementaires. Le nombre d’heures est fixé à 220 heures
par an & par salarié (article L3121-12 du Code du Travail).
Une certaine quantité d’heures supplémentaires peut être effectuée après
simple information de l’inspecteur du travail et, s’il existe, du comité
d’entreprise ou à défaut des délégués du personnel (article L3121-19
du Code du Travail).
-
-
2-
Majoration des heures
supplémentaires et complémentaires
-
-
Les heures supplémentaires donnent lieu à une
majoration de salaire dont le taux est fixé par convention ou accord de
branche étendu ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement.
-
-
A défaut d’accord, le taux de la majoration est
fixé à (article L3121-22 du Code du Travail)
:
-
-
P
25 % du salaire pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36éme à
la 43éme heure incluse);
-
P
50 % du salaire à partir de la 44éme heure.
-
Pour les heures complémentaires la majoration est
fixée à (article L3123-19 du Code du Travail)
:
-
P
25 % du salaire pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36éme à
la 43éme heure incluse).
-
-
Il est possible d’avoir un taux de majoration
différent selon une convention ou un accord de branche étendu ou par une
convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement. Dans tous les cas,
ce taux ne peut être inférieur à 10% (article L3121-22 du
Code du Travail).
-
-
La rémunération des heures supplémentaires, ainsi
que leur majoration, peut être remplacée par un repos compensateur. C'est le
temps de repos obligatoirement accordé aux salariés quand ceux ci effectuent
des heures au-delà d’une certaine limite. Pour l’acquisition des droits à
repos compensateur obligatoire, on se réfère soit au contingent
conventionnel, soit au contingent légal qui est de 220 heures.
-
-
C’est l’effectif de l’entreprise qui permet de
calculer le droit au repos compensateur obligatoire :
-
-
P
Pour les entreprises de plus de 20 salariés les heures supplémentaires
effectuées à l'intérieur du contingent annuel ou bien conventionnel ou
légal, le calcul donne le droit à un repos compensateur de 50% du temps de
travail accompli en heures supplémentaires au-delà de la 41ème heure
(article L3121-26 du Code du Travail).
-
P
Pour les entreprises de 20 salariés et moins les heures supplémentaires
effectuées à l'intérieur du contingent annuel ou bien conventionnel ou
légal, n'ouvrent pas droit à un repos compensateur. Par contre au-delà du
contingent annuel, conventionnel ou bien légal, elles donnent le droit, dès
la 36ème heure, à un repos compensateur de 50 % des heures accomplies
(article L3121-27 du Code du Travail).
-
-
Pour les salariés sous convention de forfait
jours sur l’année :
-
-
P
La majoration journalière est de 25%, celle-ci étant déterminée entre la
rémunération annuelle forfaitaire & le nombre de jours prévu au forfait. Ils
ont renoncé à une partie de leur jour de repos et ils ont dépassé le plafond
de 218 jours annuel.
[Commentaires]
-
-
3-
Les durées maximales à
l'accomplissement des heures supplémentaires ou des heures complémentaires
-
-
Il y a une limitation à la réalisation d'heures
supplémentaires ou complémentaires.
-
-
Ø
Durée maximale hebdomadaire ou quotidienne de travail (Article L3121-35 &
L3121-36 du code du travail)
-
Le salarié ne peut effectuer des semaines d’une
durée maximale de 48 h. Jamais plus de 44 heures sur 12 semaines
consécutives (des dérogations peuvent être accordées)
-
En journée, il ne peut pas en temps normal faire
plus de 10 heures par jour. Mais là aussi des dérogations peuvent exister
(Article L3121-34 du code du travail)
-
Pour les temps partiel dans la limite des 35
heures, ils ne peuvent pas effectuer plus de 10 % de la durée contractuelle
(Article L3123-17 du code du travail) ou 33 % de cette durée lorsque
l'accord collectif (branche étendu ou entreprise) l’y autorise (Article
L3123-18 du code du travail)
-
-
4-
La réduction pour les charges sociales
salariales
-
-
Le montant de la réduction est calculé en
appliquant un taux à la rémunération des heures supplémentaires ainsi qu'à
leur majoration. Le taux maximum de réduction est plafonné à 21,50 %
(Article D241-21 du Code de la Sécurité Sociale).
-
-
Les contributions et cotisations à prendre en
compte pour le calcul du taux de l'exonération sont les suivantes :
-
-
Ø
La CSG et la CRDS,
-
Ø
Les cotisations relatives aux assurances sociales : -cotisations vieillesse
et cotisations maladie - maternité - invalidité et décès;
-
Ø
Les cotisations de retraite complémentaire : - ARRCO – AGIRC – AGFF – APEC -
CET,
-
Ø
Les cotisations dues par le salarié au titre de la couverture du risque de
chômage : - Assedic;
-
Ø
Cas particulier : cotisation supplémentaire en Alsace Lorraine
-
-
La rémunération (à l'exclusion de celle relative
aux heures supplémentaires ou complémentaires) comprend d’autres éléments
variables. Le taux de réduction varie donc d'un salarié à l'autre en
fonction de sa rémunération brute et de son statut (cadre ou non cadre).
[Commentaires]
-
-
5-
La déduction forfaitaire pour
les cotisations sociales patronales
-
-
Pour les salariés payés à l'heure, l’heure
supplémentaire ouvre droit à une déduction forfaitaire de cotisation
patronale d'un montant fixe de 0,50 € par heure. Ce montant est majoré dans
les entreprises employant au plus de 20 salariés, celui-ci est fixé à 1,50 €
jusqu’au 31 décembre 2008.
-
Cette majoration vient « compenser » l'abrogation
anticipée du régime dérogatoire des heures supplémentaires dans les
entreprises de moins de 20 salariés. En effet, normalement jusqu'au 31
décembre 2008, les 4 premières heures supplémentaires étaient majorées
seulement à 10 %.
-
Désormais, les majorations
légales (soit : 25 % pour les 8 premières heures ou majorations
conventionnelles) s'appliquent à toutes les entreprises sans considération
de taille.
-
Cette déduction forfaitaire est imputée sur les
sommes dues par les employeurs aux organismes de recouvrement pour chaque
salarié concerné au titre de l'ensemble de sa rémunération versée au moment
du paiement de cette durée de travail supplémentaire et ne peut dépasser ce
montant soit :
-
-
ØLes
cotisations patronales de Sécurité Sociale : Maladie – vieillesse – famille
– accident de travail & maladie professionnelle,
-
ØLe
FNAL,
-
ØLe
versement transport,
-
Ø
La taxe dite taxe syndicat mixte,
-
Ø
La contribution solidarité.
-
-
Ces déductions dans la limite des cotisations
patronales de Sécurité Sociale peuvent être cumulable avec d’autres
exonérations & plus particulièrement avec celles dites Réductions
« Fillon ».
-
-
6-
Les formalités à la charge de
l'employeur
-
-
La mise en place de ces nouvelles mesures est
complexe car elle implique des calculs différents d'un salarié à l'autre et
d'une entreprise à l'autre.
-
Il importe d’être vigilant vu la complexité de
ces nouvelles règles. L’employeur engage sa responsabilité dans
l’application des textes c’est pourquoi il doit s’y conformer.
-
Les majorations ont la nature d'un salaire. Elles
sont payées en même temps que celui ci et doivent figurer sur le bulletin de
paye avec le taux de majoration appliqué.
-
Le montant de la réduction des cotisations
salariales sur les heures supplémentaires et complémentaires doit également
apparaître sur le bulletin (article R.143-2, 8° du Code du travail). En
revanche, le montant de la déduction forfaitaire de cotisations patronales
peut ne pas apparaître.
-
La rémunération des heures supplémentaires ou
complémentaires étant exonérée d'impôt sur le revenu, elle doit être déduite
du net imposable.
-
L’employeur doit prendre en compte le temps de
travail effectif du salarié. C’est du temps d’absence qui est considéré
comme du travail effectif pour le calcul de la majoration de rémunération
des heures supplémentaires dans le cadre de la Loi TEPA :
-
-
Ø
Heures de délégation,
-
Ø
Absences pour participation aux scrutins prud’homaux,
-
Ø
L’exercice de fonctions de conseiller prud’homal, …
-
Ø
Les jours fériés
-
Ø
Repos compensateur obligatoire, Repos compensateur de remplacement,
-
Ø
Congés pour événements familiaux.
-
-
Dans le cas où le salarié aurait fait des heures
supplémentaires au moment d’une prise d’absence qui n’est pas considéré
comme du temps de travail effectif. L’employeur devra rémunérer ces heures
supplémentaires au taux normal. Celles-ci seront intégrées à la rémunération
brute totale soumise à cotisations.
[Commentaires]
-
-
7-
La Réduction dite « Fillon »
-
-
La loi n°2003-47 du 17 janvier 2003 a mis en
place une réduction générale des cotisations patronales de Sécurité sociale
applicable aux cotisations dues sur les rémunérations versées à compter du 1er
juillet 2003.
-
Avec l’application de la loi TEPA les modalités
de calcul de la réduction des cotisations sont modifiée au titre des heures
effectuées à compter du 1er octobre 2007.
- Pour bénéficier de
l'allégement des cotisations sociales au titre des heures supplémentaires et
complémentaires, l’employeur est soumis au respect des conditions suivantes
:
-
- Ø
Les dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail
doivent être respectées,
- Ø
La rémunération des heures supplémentaires ne doit pas se substituer à un
élément de rémunération imposable,
- Ø
Mettre à disposition des inspecteurs de l’URSSAF un document en vue de
contrôler l'application de la réduction des cotisations salariales et de la
déduction des cotisations patronales.
-
- Ce document indique
le nombre de salariés ouvrant droit à la réduction dite Fillon, à la
réduction de cotisations salariales et à la déduction de cotisations
patronales ainsi que le montant total des exonérations appliquées au titre
de chacune de ces dispositions.
-
- Il doit préciser pour chaque salarié :
- Ø
Son identité,
- Ø
La rémunération brute mensuelle versée,
- Ø
Le montant de chaque réduction ou déduction appliquée,
- Ø
Le coefficient issu de l'application de la formule de calcul de la réduction
dite Fillon,
- Ø
Le cas échéant le nombre d'heures supplémentaires ou complémentaires et la
rémunération y afférente.
-
Ø L'employeur doit tenir à
disposition de l’URSSAF les divers documents sur lesquels il doit porter les
horaires de travail de chaque catégorie de salariés.
-
- Les informations
doivent être compléter au moins une fois par an pour chaque salarié, par un
récapitulatif hebdomadaire du nombre d'heures supplémentaires ou
complémentaires effectuées ou du nombre d'heures de travail lorsque le
décompte des heures supplémentaires n'est pas établi par semaine, indiquant
le mois au cours duquel elles sont rémunérées et distinguant les heures
supplémentaires et complémentaires en fonction du taux de majoration qui
leur est applicable.
- Lorsque les heures
supplémentaires résultent d'une durée collective hebdomadaire de travail
supérieure à la durée légale et font l'objet d'une rémunération mensualisée,
l'indication de cette durée collective suffit à établir le nombre d'heures
supplémentaires uniquement pour les heures supplémentaires concernées.
- Ce qu’il
faut retenir, c’est que les heures concernées bénéficient d’exonération
d’impôt sur le revenu, de réduction des cotisations salariales et de
déduction forfaitaire de cotisations patronales. La majoration se fait sur
une base de 25 % ou de 50 %, elle peut être limitée au taux prévu par
une convention ou un accord de
branche étendu ou par une convention ou un accord d'entreprise ou
d'établissement. Elle ne peut pas être inférieure à 10%. La réduction des
cotisations salariales est plafonnée à 21,50%. La réduction forfaitaire
patronale est de 0,50 € par heure, majorée de 1 € pour les entreprises de
moins de 20 salariés jusqu’au 31 décembre 2008.
[Commentaires]

-
La loi n°2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et
du pouvoir d’achat, a établit, à compter du 1er octobre 2007,
une exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires ou
complémentaires, pour l’ensemble des salariés travaillant à temps
complet ou à temps partiel, dans le secteur privé ainsi que dans le
secteur public.
-
Les heures supplémentaires peuvent être majorées à 25 % ou à 50 % pour
l’ensemble des entreprises, ainsi que celles comptant au plus vingt
salariés. Elles ne peuvent pas être inférieures à 10%.
-
La réduction des cotisations salariales est plafonnée à 21,50%. La
réduction forfaitaire patronale est de 0,50 € par heure.
-
La réduction est plus important pour les entreprises comptant au plus
vingt salariés, elle est de 1,50 € par heure au lieu de 0,50 € et ce
jusqu’au 31 décembre 2008.
-
- L'Agence Centrale des Organismes de
la Sécurité Sociale (ACOSS) ainsi que la Direction de l’Animation de la
Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES) ont publié des
chiffres montrant les premiers résultats de la mise en place du
dispositif « TEPA ».
-
- Pour
cela, l’ACOSS & la DARES s’appuient sur les déclarations des
établissements & des entreprises de plus de 10 salariés qui sont obligés
de mensualiser leur déclarations de cotisations à l’URSSAF. Celles-ci
sont facultatives pour les établissements qui sont en dessous.
- Elles
informent mensuellement sur l’évolution de la rémunération des heures
supplémentaires. Les données sont régulièrement corrigées du fait des
déclarations retardataires des TPE.
-
[Commentaires]
- Résultats du dispositif TEPA sur
les deux premiers trimestres.
-
- Parmi les entreprises du secteur privé
déclarant leurs cotisations aux URSSAF au cours du 1er trimestre 2008 :
-
-
s
308 000 le font mensuellement,
-
s
1 133 000 le font trimestriellement. Généralement, de
petites entreprises.
-
- Les entreprises
mensualisées
-
- P Combien
d’entreprises mensualisées depuis octobre 2007 ont pu bénéficier des
exonérations de cotisations prévues par la Loi TEPA de 2007 :
-
-
s
38 % en octobre 2007,
-
s
48 % en novembre 2007,
-
s
51 % en décembre 2007,
-
s
53% en janvier 2008,
-
s
53% en février 2008,
-
s
54 % en mars 2008,
-
s
55 % en avril 2008, le résultat ne tient pas compte des
retardataires ou des futurs rectificatifs.
- L’ACOSS montre que depuis octobre il y a une forte augmentation des
exonérations pour les entreprises utilisant le dispositif « TEPA », qui
se stabilise au 1er trimestre 2008.
-
- P Les valeurs
communiquées au titre des exonérations de salaires sont les suivantes :
-
-
s
96 millions d’euros en octobre 2007,
-
s
138 millions d’euros en novembre 2007,
-
s
165 millions d’euros en décembre 2007,
- Soit 399 millions d’euros pour le 4ème
trimestre 2007
-
s
156 millions d’euros en janvier 2008,
-
s
153 millions d’euros en février 2008,
-
s
158 millions d’euros en mars 2008,
-
Soit 467 millions d’euros pour le 1er
trimestre 2008
-
s
162 millions d’euros en avril 2008.
-
- Comme pour les exonérations de cotisation pour la période octobre à
décembre, il ya une augmentation au 4ème trimestre mais cela
c’est stabilisé au 1er trimestre 2008.
- On peut expliquer ce fort essor des heures supplémentaires fin 2007
du fait de la période de l’année qui demande dans certains secteurs
d’activités la présente plus importante de leurs salariés.
-
- P Les heures
supplémentaires communiquées s’élèvent à :
-
-
s
25 millions d’heures en octobre 2007,
-
s
39 millions d’heures en novembre 2007,
-
s
47 millions d’heures en décembre 2007,
Soit 111 millions d’heures pour le 4ème trimestre 2007
-
-
s
44 millions d’heures en janvier 2008,
-
s
42 millions d’heures en février 2008,
-
s
43 millions d’heures en mars 2008,
Soit 129 millions d’heures au 1er trimestre 2008
-
s
44 millions d’heures en avril 2008.
-
- Selon la DARES, entre le premier
trimestre 2008 et le 4ème trimestre 2007, il y aurait une
augmentation de 40,3% du nombre moyen d’heures effectuées par les
salariés. De son coté, l’ACOSS constate une forte
augmentation des heures fin 2007 et une régularité des heures
supplémentaires au 1er trimestre 2008. Elle constate une
stagnation du dispositif « TEPA »
[Commentaires]
- Les
entreprises trimestrialisées
-
- P Combien
d’entreprises trimestrialisées depuis octobre 2007 ont pu bénéficier des
exonérations de cotisations prévues par la Loi TEPA de 2007 :
-
-
s
32 % au 4ème trimestre 2007,
-
s
33 % au 1er trimestre 2008.
-
- P Les valeurs
communiquées au titre des exonérations de salaires sont les suivantes :
-
-
s
173 millions d’euros au 4ème trimestre 2007,
-
s
186 millions d’euros au 1er trimestre 2008,
-
- P Les heures
supplémentaires communiquées s’élèvent à :
-
-
s
39 millions d’heures supplémentaires au 4ème
trimestre,
-
s
42 millions d’heures supplémentaires au 1er
trimestre 2008.
-
- La moyenne d’heures des salariés à temps complet dans les
entreprises comptant 10 salariés au plus est de 8, 7 heures au 1er
trimestre 2008, un an auparavant elle était de l’ordre de 6,2 heures.
-
- Polémique autour du dispositif « TEPA » :
doutes & critiques
-
- Suivant une étude publiée en avril 2008, menait auprès de plus de 2
000 entreprises par le cabinet d’avocats FIDAL durant la période de
décembre 2007 à février 2008 :
-
-
s
39 % des entreprises voient en la loi TEPA une contrainte,
-
s
35 % voient en cette loi une opportunité,
-
s
Les autres ne se prononcent pas.
-
s
79 % d’entre elles ne sont pas motivées à inciter leurs
salariés à faire des heures supplémentaires,
-
s
18 % les incitent,
-
s
3 % ne répondent pas.
- Toujours d’après cette étude, une partie des petites entreprises de
20 salariés au plus voient en la loi TEPA une opportunité.
- A l’inverse, plus la taille de l’entreprise est grande plus elle
voit en cette loi une contrainte.
-
s
48 % des entreprises de 250 à 500 salariés,
-
s
56 % des plus de 500 salariés.
- Alors qu’elles aussi peuvent bénéficier d’exonération.
-
- L’étude nous montre que
-
s
74 % des entreprises s’accordent à dire que la Loi TEPA
est une opportunité pour leur salarié,
-
s
3 % restent sur le fait que c’est une contrainte,
-
s
26 % sont sans avis à ce sujet.
- Les catégories de salariés les plus demandeuses pour faire des
heures supplémentaires seraient :
-
s
61 % des ouvriers & employés,
-
s
35 % des Techniciens & AM,
-
s
18 % des cadres.
- Au mois de juin 2008, il a été demandé à Madame Christine LAGARDE
Ministre des Finances & de l’Economie une évaluation sérieuse sur le
dispositif « TEPA » par M Didier MIGAUD président de la commission des
finances de l'Assemblée nationale
- Depuis la mise en place du nouveau dispositif, les heures
supplémentaires ne semblent pas avoir augmenté. Il couterait plus cher à
l’Etat qu’il ne rapporte aux salariés. « D'après les calculs de la
commission des finances à partir des données déjà disponibles, l'Etat
dépenserait 4,1 milliards d'euros par an au total alors que le pouvoir
d'achat supplémentaire perçu par les salariés ne serait que de 3,78
milliards ». Nouvel Obs.com le 22 juin 2008
-
- Ce qu’il faut
retenir :
-
- Ces résultats montrent que se soit
pour les entreprises mensualisées ou trimestrialisées que le 1er
trimestre 2008 est supérieur au 4ème trimestre 2007.
- Il faut pourtant tenir compte de deux
points :
-
-
s
La mise en place de la loi
à compter du 1er octobre 2007. Une partie des heures
supplémentaires indemnisées sur octobre viennent des entreprises qui
fonctionnent en mois décalées, c'est-à-dire les heures effectuées sur
septembre, mois ou la loi n’était pas encore applicable ont été payées
sur octobre.
-
s
Bien qu’il y ait eu une
augmentation des heures supplémentaires au 1er trimestre
2008, elles se sont stabilisées. Et depuis janvier, il n’y a pas de bond
qui confirme l’efficacité du dispositif « TEPA ».
-
- Bien que l’ACOSS constate elle-même
la stagnation des heures supplémentaires au 1er trimestre
2008, elle estime qu’il est trop tôt pour dire si les heures
supplémentaires définis par la loi « TEPA » apportent les résultats
voulus.
[Commentaires]
-
-
|