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 1% Logement

Publié le : 20 septembre 2008

Auteur : Katia Le Fer

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Le 1% Logement est un véritable outil au profit de la politique Ressources Humaines. Il représente un large panel d’offres, allant de l’accompagnement de la mobilité professionnelle des salariés à l’aide au logement, lors du recrutement. Il est inutile de rappeler que la capacité productive des salariés est affectée si ceux-ci sont  logés à distance éloignée de leur de travail ou bien alors mal logés. Une nouvelle réforme prévue pour la fin de cette année 2008, restructurera L’UESL (l’Union  D’Economie Social du Logement) et sa gouvernance, ainsi que la finalité de l’utilisation des ses fonds. La Maison à 15€ /jour, droit au logement opposable, aide au logement pour les salariés les moins aisés, rénovation urbaine…..Comment les salariés peuvent ils bénéficier de cet avantage social que représente le 1% logement ?
 
I) Origine du 1% logement
II) Fonctionnement du 1% logement
III) Le 1% logement et les partenaires sociaux
IV) Projet de restructuration du 1% logement
 
 
I) Origine du 1% logement.
 
C’est en 1943 que, Mr. Prouvost, patron des Lainières de Roubaix,  et quelques autres patrons d’entreprises ont volontairement aidés, les salariés à leur relogement  après la deuxième guerre mondiale.
Les fonds ont été collectés par un Comité Interprofessionnel du Logement (C.I.L.), né dans la clandestinité qui fait entrer en action dés 1946, engins excavateurs et bulldozers pour réaliser un plan de construction de logements sans précédent.
 
Le 9 août 1953, par un décret, l’Etat rend cette aide obligatoire.
 
 
1954-1964 : La décision de rendre cette aide obligatoire,  s’inscrit dans le grand courant de prise de conscience de l’énorme besoin de logements, symbolisé dans la mémoire populaire par l’appel de l’Abbé Pierre. Devant l’urgence des besoins, les ressources financières étant enfin mobilisées, les opérations « chemin de grue » donnent naissance à de grandes opérations, fierté de cette époque.
 
 
1965-1975 : on assiste durant cette période à une mobilisation sans précédent de la Nation pour développer et moderniser l’appareil de production. Le secteur du logement n’échappe pas à ce mouvement et son financement s’engage dans un processus de réformes lui permettant d’amplifier l’effort de construction.
 
 
1973 est l’année record avec 556 000 logements qui voient le jour, dont 160 000 HLM.
En 10 ans, 195 ZUP sont construites représentant 2,2 millions de logements, pour l’essentiel de type HLM. Durant les années 60, l’obtention d’un logement HLM neuf satisfait tous les bénéficiaires quel que soit leur niveau de revenus. Mais à la fin des années 70, le regard porté sur les grands ensembles va passer de l’enthousiasme à la critique virulente et sans appel.
 
 1976-1985 : À partir de 1976, la crise économique qui suit le premier choc pétrolier accélère le processus de dévalorisation des grands ensembles avec la baisse de la construction.
 
On passe alors du « tout construction » à une stratégie d’amélioration du parc de logements existants. La réforme Barre de 1977 marque un tournant dans les systèmes d’aide au logement, en privilégiant les « aides à la personne » au détriment des « aides à la pierre », notamment par l’APL qui facilite l’accession à la propriété et allège les charges de loyer.
 
Désormais le 1 % logement est régulièrement « sollicité » pour participer au financement national de l’aide à la personne. C’est ainsi que l’ensemble des CIL doit faire face à l’explosion de la demande des prêts à l’accession.
 
1986-1995 : En réponse à la montée de l’exclusion, l’accent est mis sur la dimension sociale, économique et culturelle de politique de requalification des quartiers. Les nouvelles opérations de logement social prennent en compte l’engouement pour les aménagements urbains, l’habitat individuel, les petits ensembles et les maisons de centre ville et la politique de la ville.
 
Le nombre de bénéficiaires de l’APL augmente considérablement durant cette période marquée par la paupérisation de la population. Il passe de 1,6 million de foyers concernés en 1986 à 2,7 millions en 1995. Les rapports locatifs débouchent sur le « droit au logement pour tous » inscrit dans la loi Besson du 31 mai 1990. Le taux de collecte de la PEEC passe par six paliers successifs, de 0,77 % en 1986 à 0,45 % en 1992. Mais outre cette baisse du taux, les CIL supportent dès 1995 la première contribution exceptionnelle supplémentaire de 16 %.
 
Parallèlement, le 1 % se restructure progressivement par la création de l’ANPEEC en 1987, le nouveau plan comptable et la contribution « 9 % démunis » en 1989 et les nouveaux statuts des CIL en 1990.
 
 1996-2004 : « Du logement à l’habitat ».
Depuis 1996, le renouveau du bâti et la restructuration des grands quartiers d’habitat social sont devenus des impératifs. L’ambition affichée de démolir et reconstruire 40 000 logements par an ouvre une ère nouvelle de l’histoire du logement social : la vie des CIL est désormais étroitement liée à la politique définie par le gouvernement.
 
La signature des conventions successives entre l’Etat et les partenaires sociaux (Medef et organisations syndicales) par l’intermédiaire de l’UESL engage le 1 % logement dans de nouvelles missions d’aides :
 
- à la mobilité professionnelle (Aide Mobili-pass) ;
 
- et résidentielle (Aide loca-pass) ;
 
- et d’aide à la réalisation de travaux d’amélioration (Prêts pass-travaux).
 
Mais aussi la création de la Foncière logement financée uniquement par le 1 %.
La dernière étape coïncide avec la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (ANRU). Sa mission : changer l’échelle du renouvellement urbain dans les quartiers, simplifier les modalités de montage et de financement des opérations. Le 1 % participe, fort logiquement et nécessairement, au financement des opérations ANRU.
 
Nous arrivons à une nouvelle convention signée le 27 octobre 2004 dans le cadre du plan de cohésion sociale du gouvernement.
 
2004…..2008 : toujours des conventions.
 
2004 :  Convention du 15 juillet 2004.
Elle a fixé de nouvelles dispositions pour l’intervention du 1% Logement en faveur du logement des salariés saisonniers, afin notamment de garantir des règles minimales de confort et d’occupation des logement. L’objectif est la production de 1 000 places par an, avec une enveloppe annuelle de 10 millions d’euros.
Les partenaires sociaux se sont par ailleurs engagés à contribuer au dispositif du prêt social location-accession (PSLA), par l’octroi de prêts aux opérateurs personnes morales et aux salariés des entreprises assujetties lors de la phase accession.
La convention a également acté une participation accrue du 1% Logement dans la production de logements locatifs intermédiaires par des bailleurs personnes morales, ainsi qu’une aide en direction des investisseurs salariés d’entreprises assujetties dans le cadre des dispositifs
« Besson » et « Robien ».
 
2004 :  Convention du 27 octobre 2004.
Elle  a instauré le concours « 1% Relance », qui constitue un effort financier exceptionnel du 1% Logement pour accompagner le volet logement du Plan de cohésion sociale arrêté par le Gouvernement en juin 2004. Il s’inscrit dans un environnement juridique nouveau résultant de la loi de déconcentration du 13 août 2004, qui instaure la prise de délégation de la gestion des aides à la pierre par les EPCI et les départements. Cette nouvelle architecture des compétences locales en matière de logement nécessite pour la mise en œuvre du concours « 1% Relance », une concertation à l’échelon national et régional et une large association des CIL/CCI avec les différents acteurs intervenant dans la production de logements locatifs sociaux.
L’autre particularité de ce concours réside dans les modalités d’intervention, les associés de l’UESL s’engageant à consacrer 210 millions d’euros sous forme de subventions par an, soit un montant de 1 050 millions d’euros sur la durée du plan (2005 à 2009) au financement d’opérations PLUS et PLAI hors renouvellement urbain. Selon un calcul actuariel, le montant annuel de cet engagement équivaut à une enveloppe annuelle de prêts de 450 millions d’euros. Cette enveloppe vient en remplacement du concours privilégié PLUS prévu par l’avenant du 7 mars 2001 à la convention du 3 août 1998 et des autres concours du 1% Logement aux opérations PLUS et PLA-I.
Elle a également précisé les conditions d'utilisation, jusqu'au 31 décembre 2008, de l'enveloppe annuelle de 170 millions d’euros de prêts à profils spécifiques, dits « 1% rénovation urbaine », pour le financement d'opérations PLUS et PALULOS dans le champ d'intervention de l'ANRU, prévue par la convention du 10 septembre 2003.
 
2005 :  Ordonnance N° 2005-895 du 2 août 2005.
            Relèvement du seuil d'assujettissement à la PEEC de 10 à 20 salariés en 2005 :
Cette ordonnance a relevé, à compter du 1e janvier 2006, le seuil d’assujettissement des entreprises au titre de la participation des employeurs à l’effort de construction, de 10 à 20 salariés. Afin de permettre le maintien des services et des aides du 1% Logement aux salariés des entreprises concernées, l’Etat s’est engagé à verser en contrepartie une compensation financière d’un montant équivalent (environ 130 millions d’euros) prélevée, en 2006, sur le produit annuel de la taxe sur les locaux à usage de bureaux perçue dans la région d'Ile-de-France, selon les termes prévus à l’article 57-II de la loi des Finances pour 2006.
 
2006 :  Conventions du 22 mai 2006.
 
Conventions signées entre l'Etat et l'UESL :
L’année 2006 a été marquée par deux vagues de conventions, signées le 22 mai 2006 et le 20 décembre 2006, qui traduisent la volonté des partenaires sociaux de renforcer l’action du 1% Logement, en coordonnant le concours aux politiques nationales et l’obligation de réponses aux préoccupations des salariés et des entreprises.
 
La première convention du 22 mai 2006 a marqué la volonté de l’Etat et des partenaires sociaux de poursuivre et d’intensifier la mise en œuvre du Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU), notamment en prolongeant certaines dispositions des conventions d’octobre/décembre 2001 et de septembre 2003 jusqu’au 31 décembre 2015.
Cette convention a modifié le cadre d’intervention au titre de la rénovation urbain sur les points suivants :
• l’enveloppe globale affectée à l’ANRU a été portée de 4 à 5 milliards d’euros sur la période allongée de 2004 à 2015, en plafonnant les appels de fonds annuels de l’UESL auprès des CIL/CCI à 400 millions d’euros, afin de préserver les équilibres d’emploi des fonds issus des politiques conventionnelles avec l’Etat. Cette enveloppe comprend un préciput à hauteur de 110 millions d’euros pour la bonification de prêts PRU de la CDC, d’une part, et pour des opérations de démolition hors ANRU, d’autre part.

• les quotités maximales de réservations pour les prêts « 1% Rénovation Urbaine » ont été augmentées (30% des logements réhabilités au lieu de 10%, 50% des logements construits au lieu de 20%), en cohérence avec les règles communes régionales du concours « 1% Relance ».
 
La deuxième convention signée le 22 mai 2006 précise diverses dispositions techniques destinées à optimiser les interventions du 1 % Logement pour la mise oeuvre des politiques définies conventionnellement entre l’Etat et les Partenaires sociaux en faveur du développement de l’offre et de l’accès au logement.
Cette convention définit notamment des dispositions techniques relatives au concours 1% Relance pour 2006 et 2007, aux conditions de gestion du service CIL-PASS ASSISTANCE, au reprofilage des prêts SECURI-PASS, aux règles de fonctionnement de Foncière Logement et à la participation du 1% Logement au dispositif PSLA. Elle prévoit également une réflexion d’ensemble sur les frais de gestion des CIL et CCI.
 
Elle garantit, par ailleurs, la sécurisation des ressources de la PEEC, sur la durée des conventions (jusqu’en 2013), en fixant, d’une part, le taux de collecte à 0,45 %, et, d’autre part, en engageant l’Etat à maintenir la compensation financière de la diminution de ressources résultant du relèvement du seuil d’assujettissement à la PEEC de 10 à 20 salariés.
 
            Loi du 13 juillet 2006.
            Loi portant  "Engagement National pour le Logement"
La loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 vise à prendre en compte, différentes problématiques d'accès au logement en France. Les principales dispositions en lien avec le 1% Logement sont
• La création du régime des résidences hôtelières à vocation sociale, ou « LogiRelais » 
• L’engagement, par ordonnance, d’une réforme des SACI, afin de recentrer  leur activité dans le domaine de l'accession sociale à la propriété. Les objectifs visés sont notamment de veiller aux intérêts des actionnaires qui céderaient leurs titres à l'occasion de la réforme et d'organiser une affectation conforme à l'intérêt général des fonds propres n'étant plus nécessaires à l'accomplissement de leur objet.)
 
• La mise en oeuvre du Plan de cohésion sociale Outre-Mer, compte tenu de l'émergence et de l’importance des problèmes de logement
 
•Le reversement aux associés de l’UESL sur la période 2006-2009, d’une partie des sommes collectées par les collecteurs non associés, dans un but de péréquation nationale et conformément aux conventions du 27 octobre 2004 et du 22 mai 2006 entre l’Etat et l’UESL qui prévoient ce reversement à hauteur des 2/3 des fonds collectés
 
• la précision des modalités du régime particulier des investissements obligatoires des entreprises agricoles de plus de 50 salariés en faveur du logement, institué par la loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006.
 
 
            Convention du 20 décembre 2006.
Deux des trois conventions signées le 20 décembre 2006 ont créé deux nouvelles aides particulièrement novatrices en direction des personnes physiques :
 
la Garantie des Risques Locatifs, (GRL), dont l’objectif est de favoriser   l’accès au logement d’un plus grand nombre de candidats locataires par le développement de contrats d’assurances souscrits volontairement par les bailleurs, afin de garantir les risques d’impayés de loyer.
  
le PASS-FONCIER, ou portage foncier de l’accession sociale, dont l’objectif est d’aider les ménages primo accédants qui ne peuvent réaliser l’accession de leur résidence principale neuve, en particulier dans les zones de forte tension, en raison notamment de la hausse des prix immobiliers.
 
La troisième convention a notamment pour objectif de redéfinir les modalités de l’obligation annuelle des associés collecteurs de l’UESL de consacrer 10% des ressources annuelles du 1% Logement aux populations ayant des difficultés d’accès ou de maintien dans le logement.
 
2007 :  Début 2007, trois décrets (n° 2007-92, n° 2007-943, et n° 2007-891)  relatifs notamment aux conventions du 27 octobre 2004, du 22 mai 2006 et du 20 décembre 2006 ont été publiés au Journal Officiel. Ces décrets concernent le cahier des charges social de la Garantie des Risques Locatifs, le reversement de la collecte des organismes HLM aux associés de l’UESL et la participation des employeurs agricoles à l'effort de construction.
 
 
S'agissant des Résidences Hôtelières à Vocation Sociale :
•  le décret n° 2007-892 du 15 mai 2007 a notamment précisé les modalités d'agrément, les normes techniques et les conditions propres au contingent réservé :
• Le décret n° 2007-1633 du 19 novembre 2007 a fixé les conditions de la réduction d'impôt pour investissement dans une RHVS (en application de l'article 71 de la loi de finances rectificative pour 2006).
• La Commission Nationale des RHVS a fait l'objet d'un arrêté interministériel du 19 décembre 2007.
 
            La loi n°2007-290 du 5 mars 2007.
            Loi instituant le Droit au logement opposable
Elle pose le principe de la garantie par l’Etat du droit à un logement décent et indépendant.
Parmi les autres dispositions, les principales intéressant le 1% Logement sont :
• la création de la base législative nécessaire à la mise en place du financement du dispositif de la Garantie des Risques Locatifs, créée par la convention du 20 décembre 2006.
• La caractérisation du bail à construction mis en place dans le cadre du prêt
PASS-FONCIER, créé par la convention du 20 décembre 2006.
 
L’instauration de dispositions fiscales concernant l’association Foncière Logement, notamment dans certains cas l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâtis et des plus-values immobilières, la soumission à la TVA à taux réduit pour certaines opérations, et les conditions fiscales de cessions d’actifs aux organismes de retraite.
 
Avenant du 27 juin 2007 à la convention du 27 juin 2007.
Elle est relative à l’intervention du 1% dans la politique de rénovation urbaine, porte à 6 milliards d’euros jusqu’en 2018 l’engagement du 1% logement en faveur de l’ANRU ; il fait suite à l’engagement pris par l’Etat de porter sa participation à un même niveau (loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable).

Convention du 4 juillet 2007.
Elle  a précisé les conditions d’intervention du 1% Logement dans la mise en œuvre du plan d’action renforcé en faveur des sans-abris (PARSA) annoncé le 8 janvier 2007.

Convention du 19 septembre 2007.
Signée entre l’Etat, l’ANAH et l’UESL, elle vise la mobilisation du parc locatif privé vacant. Elle concerne notamment la diffusion du PASS-GRL (garantie des risques locatifs) auprès des bailleurs remettant des locaux vacants sur le marché, et elle comporte une enveloppe de prêts du 1% à conditions préférentielles pour le financement des travaux sur les logements destinés à être loués sous plafonds de loyers et de ressources.
 
Convention du 21 décembre 2007. 
Elle concerne l'accompagnement par le 1% Logement des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Conclue parallèlement à la préparation de la loi pour le pouvoir d'achat du 8 février 2008, elle étend à tous les locataires l'avance  LOCA-PASS.  L'UESL a simultanément aligné les plafonds applicables aux LOCA-PASS sur ceux du PASS-GRL.
  
 
Loi de finances rectificative pour 2007
La loi n°2007-1824 du 25 décembre 2007 a :
• d'une part ouvert, pour deux ans, le bénéfice de la TVA à taux réduit aux opérations d'accession réalisées au moyen d'un PASS-FONCIER (Article 33)
• d'autre part autorisé l'Etat à apporter sa garantie pour étendre le bénéfice de la GRL à un public plus large que les personnes éligibles aux aides du "1% Logement" (Article 85).
 
30 janvier 2008 : Circulaire relative à la construction de logements sociaux par les communes déficitaires au sens de l’article 55 de la loi SRU.
 
04 février 2008 : Circulaire relative aux conventions globales de patrimoine des organismes d’habitations à loyer modéré.
 
14 février 2008 : circulaire n° 2008-02 Anah, relative aux plafonds de ressources applicables pour les propriétaires occupants.
 
4 juillet 2008 : circulaire UHC/DH2, relative à la fixation du loyer maximal des conventions.
 
 
II) Fonctionnement du 1% logement
 
Les employeurs occupant au moins dix salariés sont soumis à une obligation d’investissement dans le logement des salariés, dont ils se libèrent dans leur quasi-totalité par un versement représentant aujourd’hui 0,45 % de leur masse salariale.
Cette « participation des employeurs à l’effort de construction » (PEEC) est appelée « 1% logement ».
Les entreprises versent cette contribution à un collecteur de leur choix.
 
Cette cotisation sociale est redistribuée par des organismes collecteurs : les Collecteurs interprofessionnels du logement (CIL) et les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), présents sur l’ensemble du territoire (168 collecteurs), sous formes de produits.
 
Dans les entreprises, des représentants syndicaux siègent dans les commissions logement des comités d’entreprise, obligatoires dans les sociétés de plus de 300 salariés.
Leur mission est d’informer et de faciliter l’accès à la propriété et à la location des salariés de l’entreprise avec la participation de leur Collecteur de fonds.
 
Le Collecteur met à la disposition de l’entreprise et des salariés des personnes qualifiées pour les conseiller et les orienter sur les produits.
 
Aides au logement ou produits accordées aux salariés.
 
Prêts pour travaux. Le Prêt Pass-Travaux.
Travaux éligibles
Pratiquement tous les travaux d’amélioration dans les résidences principales neuves ou anciennes,  sont réalisables par un prêt 1% logement avec le prêt Pass-Travaux.
Travaux d’économie d’énergie, d’isolation ….
 
Bénéficiaires.
Uniquement pour la résidence principale des intéressés elle concerne, tous les salariés, locataires ou propriétaires, sans aucune condition, d’ancienneté dans l’entreprise, ni de contrat de travail, ni même de ressources. Les personnes retraitées y ont également droit à condition
D’être retraités depuis moins de 5 ans.
 
Procédure.
Pour obtenir un prêt Pass-Travaux, le salarié ou la personne retraitée, doit s’adresser directement à l’organisme collecteur auquel cotise son employeur sans nécessairement passer
Par lui. La demande est normalement acceptée sans réponse de sa part dans le délai d’un mois.
 
Aides à la location. Avance Loca-Pass
 
Les collecteurs du 1% logement peuvent accordés au nouveaux locataires un prêt sans intérêt, du montant du dépôt de garantie exigé par le propriétaire, maximum un mois de loyer

Bénéficiaires.
Depuis le 9 février 2008, date de publication de la loi pour le pouvoir d’achat, l’avance Loca-Pass concerne les ménages titulaires d’un bail signé, aménageant dans un logement locatif social ou privé.
Garantie Loca-Pass
Les Collecteurs du 1% logement peuvent attribués une caution solidaire d’une durée de trois ans remboursable en 18 mensualités ou plus.
Bénéficiaires.
Sont bénéficiaires les mêmes personnes que  celles de l’avance Loca-Pass.
Aides à la mobilité. Mobili-Jeunes
Les collecteurs du 1% logement peuvent accorder une aide sous forme de subvention versée au propriétaire. Son montant est limité à trois échéances de quittance, déduction faite des aides au logement.
Bénéficiaires.
Les salariés de moins de trente ans obligés d’occuper temporairement un logement meublé dans l’attente d’une situation plus stable. Les jeunes sortant d’un dispositif apprentissage ou mission locale.
Les jeunes travaillant dans les secteurs du bâtiment, travaux publics, hôtellerie, métallurgie, transport, tourisme et restauration.
Procédure.
Les logements meublés doivent faire l’objet d’une convention entre le Collecteur et le propriétaire ou être conventionnés à l’aide personnalisée au logement.
Mobili-Pass
Les organismes du 1% logement peuvent accorder une subvention aux salariés en mobilité professionnelle.
Bénéficiaires
Tous les salariés des entreprises assujetties, qui sont dans l’obligation de changer de résidence ou de loger dans une résidence secondaire prés de leur nouveau lieu de travail, lors d’une mutation résultant d’une délocalisation ou après une période de chômage. La distance entre l’ancienne et la nouvelle résidence doit être au moins de 70 km.
Procédure.
Si les conditions d’octroi sont rassemblées, la demande est acceptée.
 Prêt relais
Les organismes 1% logement peuvent accorder un prêt au taux de 1% aux salariés en mobilité professionnelle ou qui ont perdu leur emploi à la suite d’un plan social.
 
Le Collecteur met à disposition de la Direction des Ressources Humaines et des salariés des outils, des accès à leur site leur permettant de suivre l’évolution de  leur demande ou de leur dossier.
 
L'Association Foncière Logement,  propose des logements locatifs de qualité, attribués par l’intermédiaire de l'APALOF. "Association pour l'Accès des Salariés aux Logements de la Foncière".
Le système de réservations locatives géré par l’APALOF permet de réduire le risque de discriminations entre les bénéficiaires : les salariés peuvent consulter sur Internet l’offre de logements disponibles et leurs caractéristiques, et postuler pour un logement précis, sans intervention de l’entreprise. Cependant, ce mécanisme se traduit par une réelle lourdeur de saisie des candidatures pour les collecteurs, une faible réactivité face aux situations d’urgence et une grande opacité dans les critères du scoring.
 
Fonctionnement du 1% logement au niveau national. 
 
Le 1% logement n’est pas une structure gérée par l’Etat. Sa gestion est confiée depuis sa création à des organisations paritaires rassemblant des représentants des syndicats et du patronat.
Au niveau national, il est piloté par l’Union d’économie sociale du logement (UESL), gérée par les partenaires sociaux.
L’UESL regroupe les Comités Interprofessionnels du Logement (CIL) et les services logement des Chambres de Commerce et d’ Industrie (CCI), présents sur l’ensemble du territoire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Flux financiers du 1% logement en 2006 (données ANPEEC en M€)
 
 
 
 
  
III) Le 1% logement et les partenaires sociaux
 
 Un club fermé au renouvellement limité.
 
Les instances du 1 % sont marquées par un cumul important des mandats d’administrateurs.
Le renouvellement des mandats ne se fait pas et le système est géré depuis des années par un petit nombre de personnes. Ce cumul n’est pas illégal, les organismes ayant presque tous judicieusement choisi la forme associative, non concernée par la loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE).
La présence de représentants des collecteurs au sein des instances dirigeantes de l’ANPEEC présente en outre un risque de prise illégale d’intérêt au sens de l’article 432-12 du Code pénal.
Par ailleurs, la forte tension entre les niveaux central et local conduit à entretenir de fortes asymétries d’information préjudiciables au pilotage du dispositif. Ces distorsions dans les échanges d’informations sont en partie le fait des collecteurs, et peinent encore à faire preuve de transparence. La faible fluidité du circuit d’informations est également entretenue par l’UESL parfois peu encline à dévoiler sa stratégie et ses orientations.
 
Un système coûteux :
 
Selon la Cour des Comptes, 30% des fonds versés à l’UESL partent en frais de fonctionnement.
 
En dépit du mouvement de concentration, la structure actuelle du système de collecte reste le principal facteur explicatif de coûts de gestion excessifs. Les collecteurs restent nombreux, de tailles très variables et de statuts divers.
Les CIL, se créent librement, sous réserve d’un agrément ministériel, lequel, réduit à une simple formalité pour les DDE, est délivré sans considération de la demande ou des besoins territoriaux.
L’émiettement du réseau entraîne donc des déséconomies d’échelle, la multiplication des coûts fixes et le développement d’une concurrence stérile entre collecteurs.
 
Au MEDEF, des tensions existent depuis la création du 1 % entre ceux qui militent pour sa suppression et la Fédération française du bâtiment (FFB), pour laquelle le 1 % représente un outil de soutien à la construction aussi bien au travers des ESH, de l’AFL, que de dispositifs ciblés comme le PASS-TRAVAUX.
 
Du côté des syndicats, l’implication et l’expertise des acteurs ne paraissent pas en mesure de concurrencer le leadership du MEDEF. Les syndicats ne font que valider en aval les orientations politiques pilotées par l’État et négociées principalement par le MEDEF. Plus que de défendre une ligne générale, les centrales semblent presque toujours légitimer les réformes a posteriori.
 
Des stratégies syndicales divergentes.
La CFDT s’est positionnée comme le principal acteur du renouveau du 1 % : elle n’hésite pas à soutenir le MEDEF sur la plupart des réformes et privilégie l’égalité horizontale des salariés (petites entreprises, saisonniers).
La CGT, fortement attachée à la construction de logements sociaux, est attentive à la nouvelle gouvernance des ESH qui doit permettre aux syndicalistes de renforcer leur influence.
 
 
Un  rapport de forces avec l’État :
 
L’affirmation des partenaires sociaux sur la scène du logement découle largement du désengagement parallèle de l’État, pour des raisons politiques et budgétaires. Le 1 % contribue ainsi autant que l’État au financement de l’ANRU.
Les partenaires sociaux recherchent systématiquement des contreparties dans deux directions :
 
- conserver un droit de regard sur l’utilisation de leur contribution : en échange de l’engagement financier du 1 % dans le renouvellement urbain, l’État accepte la création de l’association Foncière Logement, bénéficiant de droits à construire dans les quartiers rénovés.
 
- maximiser les gains au profit des salariés. Ceux-ci se voient reconnaître des droits à réservations locatives en échange d’un financement complémentaire à l’ANRU ainsi que dans le cadre du « 1 % relance ». Il est également convenu que les logements de l’AFL sont affectés prioritairement aux salariés.
Plus récemment, les partenaires sociaux ont été associés à l’élaboration du projet de garantie des risques locatifs (GRL) impliquant une réforme du LOCA-PASS afin de mieux sécuriser les bailleurs. Ils seront également au coeur de sa mise en oeuvre, assurée par une association paritaire présidée par la CFDT.
 
L’Association Foncière Logement (AFL)
 
Créée par la convention du 11 octobre 2001, l’AFL, est un nouvel acteur du logement, créé par les syndicats, au financement autonome, exclusivement assuré par des fonds du 1 % et par le recours à l’emprunt.
 
 
Une force de frappe pour les syndicats :
 
L’AFL est une organisation paritaire sur laquelle ni l’Etat ni les organisme HLM n’ont prise.
Destinée à élargir l’offre locative.
Elle a vocation à devenir à moyen terme le premier investisseur locatif du pays avec une production prévisionnelle de 10 000 à 15 000 logements par an jusqu’à la cession de ses actifs, prévue en 2015. Cette cession doit servir à financer les régimes de retraite AGIRC et ARRCO des salariés.
 
La Foncière finance des logements libres dans les quartiers de la politique de la ville, à hauteur de 40 % de ses opérations. Pour les 60 % restants, elle intervient dans les communes souffrant d’une insuffisance de l’offre locative sociale, notamment au regard des obligations imposées par la loi SRU n° 2000-1208 du 13 décembre 2000.
 
Elle recourt systématiquement aux opérateurs du marché, privés comme publics (ESH, offices publics d’HLM, SEM), au travers d’appels d’offres. A ce jour, 97 % des opérations retenues émanent d’opérateurs privés, ce qui conforte l’autonomie du 1 % par rapport aux HLM.
C’est un organisme centralisé dont les « relais territoriaux », prévus dans les statuts, se réduisent à des missions ponctuelles sur le terrain. Les réservations locatives issues de ses opérations sont de surcroît gérées par une structure centrale, l’Association pour l’accès des salariés aux logements de la Foncière (APALOF), et affectées selon un système de scoring, dans lequel les collecteurs n’ont qu’un simple rôle de saisie des demandes.
 
Un montage juridique contestable :
 
Outre les problèmes de cumuls des mandats, récurrents dans le secteur, l’AFL paraît cumuler de nombreuses fragilités du point de vue du droit communautaire : association dotée de droits exclusifs sans mise en concurrence préalable, opérateur unique de sa catégorie intervenant au niveau national et intervenant doté d’une masse critique potentiellement suffisante pour affecter les échanges entre États-membres et constituer un abus de position dominante.
 
Un pari financier risqué
 
L’AFL constitue un facteur de stimulation de la concurrence dans le monde relativement fermé des bailleurs sociaux et privés, mais aussi de distorsion de concurrence au regard de son aisance d’accès au foncier et de ses modalités d’intervention.
 
Ce montage astucieux nourrit toutefois quelques incertitudes :
La Foncière exerce une pression à la hausse sur le prix du foncier et fait courir le risque d’une politique d’investissement moins avertie, que les premières opérations semblent confirmer partiellement. Ce constat est renforcé par la faible expertise technique d’une instance centralisée, donc moins réactive aux évolutions des marchés locaux du logement.
Le transfert aux régimes de retraite suscite par ailleurs quelques doutes, car il fait le pari risqué d’une valorisation des actifs dans des quartiers en réhabilitation. L’effet déflationniste risque d’être déstabilisant.
Enfin, ses attributions centralisées semblent peu compatibles avec une politique locale fine du peuplement.
 
 
IV) Projet de restructuration du 1% logement
 
Le budget d’investissement du 1% logement représente « prés de 4 milliards d’euro par an », un montant qui a permis le financement des divers dispositifs mis en place en faveur du logement.
Il finance entre autre, une partie des plans de rénovation urbaine, le droit opposable, et récemment la Maison à 15€ par jour.
Ces dernières années, depuis 2004, il n’a cessé d’être réformé.
 
Toutes ces évolutions, ces dispositifs,  ont rendu le fonctionnement du 1% logement de moins en moins clair.
 Le 1% logement n’étant pas une structure gérée par l’Etat, sa collecte s’effectue par un nombre important de collecteurs dont la diversité peut poser problème et engendrer des dérives.
 De plus il faut augmenter la productivité et réduire les frais de gestions.
 
Les sages écrivaient dans un rapport de la Cour des comptes en 2006 : « Les différentes utilisations du «  1% logement », qui se sont successivement stratifiées, doivent faire l’objet d’une évaluation approfondie afin de simplifier les dispositifs, de clarifier les objectifs assignés, et de fixer des priorités d’emploi de la ressource ».
 
Les derniers audits des collecteurs, n’ont pas révélé que des situations transparentes et récemment le rapport Attali, préconisait, de « re-budgétiser le 1% logement, regrouper les organismes collecteurs en cinq organismes et en faire des organismes constructeurs. ».
 
 
Le 10 juillet 2008, Madame Christine Boutin, Ministre du logement et de la ville à présenter les grandes lignes du projet de loi «  Plan d’actions pour l’accès au logement »
 
 
Le 23 juillet 2008, les partenaires sociaux gérant le 1% depuis 1953, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGPME, CGT, CGT-FO, MEDEF, se sont réunis afin d’établir des propositions….
 
 
SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
   
bulletConventions du 22 mai 2006 : Convention du 22 mai 2006 relative aux interventions du 1 % Logement dans le développement de l'offre et l'accès au logement. (U.E.S.L.)
bulletConvention du 20 décembre 2006 : Convention entre l'Etat et l'UESL relative à l'intervention du 1 % Logement en faveur des populations ayant des difficultés particulières. (U.E.S.L.)
bulletLoi n°2007-290 du 5 mars 2007 : LOI n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (1) (JORF n°55 du 6 mars 2007 page 4190 texte n° 4)
bulletConvention du 4 juillet 2007 : Convention entre l'Etat et l'UESL relative à l'intervention du 1 % Logement dans la mise en oeuvre du plan d'action renforcé en faveur des sans-abris (PARSA) annoncé le 8 janvier 2007. (U.E.S.L.)
bulletConvention du 19 septembre 2007 : Convention entre l'Etat, l'ANAH et l'UESL en faveur de la mobilisation du parc locatif privé vacant. (U.E.S.L.)
bulletConvention du 21 décembre 2007 : Convention entre l'Etat et l'UESL pour l'accompagnement par le 1 % Logement des mesures en faveur du pouvoir d'achat. (U.E.S.L.)
bulletLoi de finances rectificative pour 2007 : LOI n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007 (1) JORF n°0301 du 28 décembre 2007 page 21482
texte n° 1
bullet- 10 juillet 2008 : Présentation des grandes lignes du projet de loi « Plan d’action pour l’accès au logement ».  Ministère du logement et de la ville.  www.logement.gouv.fr
bullethttp://www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/intervention_cle76cb79.pdf
bullet-7 juillet 2008 : La Maison à 15 euro par jour, La Maison Boutin. www.logement.gouv.fr
bullet- Projet de loi de finances initiale 2008, Assemblée Nationale,
bullet  Commission des finances. Mission ville et logement.
bullet- Journée d’étude nationale CGT DU LOGEMENT, Montreuil le 10 décembre 2004.
bullet   « Rôle et place du 1% logement dans les politiques nationales de l’habitat »
bullet    http://docsite.cgt.fr/1109334103.pdf
bullet- 23 juillet 2008 : Propositions des partenaires sociaux CFDT, CFE-CGC, CFTC,   CGPME, CGT, CGT-FO, MEDEF.
bullethttp://www.lesechos.fr/medias/2008/0723//300282101.pdf
bullet- Site du « Ministère de la crise du logement »
bullet  http://www.ministeredelacrisedulogement.org/
ANNEXES
I)   Intervention de Madame Christine BOUTIN
II)  Propositions  des partenaires sociaux.
 
Intervention de Mme Christine BOUTIN
Ministre du Logement et de la Ville
Conférence de presse – jeudi 10 juillet 2008, 14h00 Présentation des grandes lignes du projet de loi
« Plan d’actions pour l’accès au logement »
 
Nous sommes dans une situation où, paradoxalement, on ne construit pas suffisamment de logements en France par rapport aux besoins.
Il faut construire plus de logements pour répondre à ce besoin élémentaire de toute personne : se loger correctement et avoir un logement adapté à sa situation personnelle et à celle de sa famille tout au long de sa vie.
Ma loi sera une loi de rupture, elle vise à mobiliser tous les acteurs du logement pour qu’ils concentrent leur énergie autour d’actions ciblées. Cette loi se fonde sur une nouvelle approche : la culture du résultat. Cette loi originale n’est pas une loi de plus mais une loi qui donnera à la fois aux acteurs les moyens d’agir et à l’Etat les moyens de contrôler qu’ils agissent pour le logement. C’est une loi qui va permettre d’intervenir tout au long de la chaîne du logement en favorisant la mobilisation de tous les acteurs autour de 4 grandes priorités :
- Construire plus de logements ;
- Favoriser l’accession populaire à la propriété ;
- Permettre l’accès au parc de logement HLM à plus de personnes ;
- Lutter contre l’habitat indigne ;
Je veux instaurer une véritable culture du résultat et une culture de responsabilité de l’ensemble des acteurs. Ma loi va mettre en place un suivi régulier des actions engagées :
- Comme pour le 1% où il y aura chaque année un contrôle ;
… par exemple, l’Etat validera chaque année son budget
- Tous les deux ans, les mesures expérimentales seront évaluées ;
… ce sera notamment le cas pour le PASS Foncier
- Tous les trois ans, un examen de la situation des locataires HLM assujettis aux sur-loyers sera réalisé.
Vous le savez, je veux jouer la transparence : c’est pour cela que je veux mettre en place ce suivi. L’objectif de ma loi c’est de lever les blocages, et je veux m’en assurer.
 
4 principes d’action fondent cette loi : l’efficacité, la souplesse, la justice et la relance.
1er aspect de la loi, l’efficacité :
Il faut tenir compte de la réalité de la vie des gens dans leur rapport au logement.
- Je veux favoriser la mobilité dans le parc HLM (par exemple en vérifiant que les personnes respectent les conditions d’attribution).
Quelques chiffres :
Taux de rotation : 9% au niveau national, 7% en IDF, 5% à Paris
Logement sous-occupés : 800 000 logements
Je veux que les choses soient bien claires : quand le locataire dépasse le plafond de ressources :
Il paie plus cher : c’est le mécanisme du surloyer qui sera appliqué à compter du 1er janvier 2009 ;
Et s’il dépasse de deux fois les plafonds de ressources, on lui demande de quitter le logement occupé au bout de 3 ans. Cela concerne aujourd’hui 9 000 ménages !
La mobilité, c’est aussi plus de justice et d’équité.
Cette efficacité, je la veux aussi pour …
 
 
• Les classes moyennes et les foyers modestes : développer l’accession populaire à la propriété en étendant le dispositif du PASS foncier au logement collectif. Vous savez, nous avons déjà travaillé pour l’habitat individuel en lançant la maison pour 15 euros par jour. Compte tenu de son succès – rendez-vous compte, déjà 2 000 maisons programmées en 3 mois ! , je veux aller plus loin en l’étendant au collectif. Nous avons un objectif total de 20 000 logements par an en accession populaire à propriété. Je veux que chacun ait conscience que l’on donne la possibilité au plus modeste de devenir propriétaire de sa maison ou de son appartement :
Soit en achetant son logement social, je veux rappeler que l’objectif que nous nous sommes fixé est la vente de 43 000 logements par an ;
Soit en achetant un logement avec le PASS foncier
• Les propriétaires : je souhaite qu’un système assurantiel sur les impayés de loyers soit généralisé pour sécuriser les bailleurs. J’ai toutefois conservé la possibilité pour les bailleurs personnes physiques de demander une caution à leurs locataires.
 
Vous savez par ailleurs que je suis très attaché à prévenir les expulsions locatives en utilisant tous les dispositifs possibles : droit au logement opposable, commissions départementales de prévention des expulsions, garantie des risques locatifs. Mon objectif est qu’il n’y ait plus de ménages de bonne foi expulsés. En revanche, il n’a aucune raison de faire preuve de faiblesse pour les personnes de mauvaise foi. C’est pourquoi le projet prévoit de réduire de 3 ans à 1 an les délais qui peuvent être accordés par le juge en matière d’expulsion.
Enfin, le développement de l’intermédiation locative par les associations pour loger des personnes en difficulté devrait permettre à des bailleurs privés de louer à des associations sans risque pour eux de subir la charge des impayés ou des dégrations.
 
Pour le 1% Logement :
Le 1% verra changer sa gouvernance et l’utilisation des crédits sera plus contrôlée qu’elle ne l’est actuellement.
 
2ème aspect de la loi, la souplesse :
Dans ma loi, j’ai prévu un Théo Braun inversé. Vous allez me demander ce que c’est qu’un « Théo Braun inversé » ? Et bien je vais vous l’expliquer : Théo Braun, ancien Ministre délégué aux personnes âgées, avait fait une loi dans laquelle il prévoyait que l’on pouvait sous-louer une partie de son logement social à des personnes âgées. J’ai décidé quant à moi de permettre aux personnes âgées de pouvoir louer une partie de leur logement social à des jeunes. Nous sommes à quelques semaines de la rentrée universitaire, et comme chaque année, trouver un logement à un loyer correct est un véritable casse-tête pour des étudiants.
Avec cette mesure, on favorise le pouvoir d’achat des jeunes et des personnes âgées, qui disposent ainsi d’un complément de revenu, et on encourage la solidarité entre les générations. Je suis convaincu que les jeunes et les plus âgés ont beaucoup à apprendre les uns des autres, et que le logement peut être un trait d’union entre les générations.
 
3ème aspect de la loi, la justice :
Les exclus : je veux encourager les élus et les inciter à construire plus de structures d’hébergement pour les plus fragiles. De façon plus globale, il appartiendra aux communes de réaliser une place d’hébergement pour 2 000 habitants.
Par ailleurs, avec l’intermédiation locative, je veux que l’on puisse loger les plus faibles sans risque pour les propriétaires privés : les organismes HLM pourront servir d’intermédiaires. Grâce à cela, les propriétaires privés seront assurés de percevoir un loyer.
Dans le monde HLM, nous devons assurer une bonne répartition des ressources : l’objectif des organismes HLM n’est pas de faire de la trésorerie mais de construire. Pour ceux qui ont trop de trésorerie, ma loi prévoit que cet argent soit prélevé et affecté au financement, par d’autres organismes HLM, de la construction de logements sociaux supplémentaires ou à leur réhabilitation : c’est ma priorité.
J’ai par exemple eu connaissance d’un organisme HLM qui a vu ses fonds propres augmenter de 22 millions en 2 ans en investissant seulement 1 million d’euros sur cette même période. Rendez vous compte, cette somme aurait pu permettre de construire 1500 logements supplémentaires !
• Pour les propriétaires qui ont quelqu’un de leur famille qui est handicapé : nous allons permettre aux maires d’autoriser une construction supplémentaire de 20% au-delà de ce qui est permis par les règles d’urbanisme de la commune. Il nous faut garder sans cesse à l’esprit la préoccupation du plus faible. Cette mesure mettra fin à des situations dramatiques comme celle de la famille Bobillier que j’ai reçue il y a quelques semaines au Ministère.
• Vous savez que je souhaite que chacun puisse devenir propriétaire de son logement mais je ne m’arrêterai pas à l’Accession Populaire à la Propriété. La propriété, c’est aussi la co-propriété : nous voulons sécuriser les co-propriété issus de la vente de logements sociaux par l’obligation faite aux propriétaires de constituer des provisions spéciales pour les travaux à venir.
 
4ème aspect de la loi, la relance :
Pour encourager les maires à construire des logements sociaux, je veux intégrer dans le décompte des 20% de logements sociaux demandés au titre de la loi SRU, les logements destinés à l’accession populaire à la propriété, ceux auxquels le législateur a déjà conféré le statut de logement social en leur permettant de bénéficier d’une TVA à 5,5%. L’accession populaire à la propriété est ainsi rendue possible pour tout le monde, c’est une véritable rupture ! Cela correspond à l’objectif que m’a fixé le Président de la République : faire de la France un pays de propriétaires ouvert à toutes les classes sociales. Favoriser l’accession à la propriété est un moyen d’atteindre l’objectif fixé de 70% de propriétaires, je compte bien en utiliser toutes les possibilités.
 
La vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) sera davantage ouverte aux bailleurs sociaux pour favoriser la relance.
Nous avons également fait le choix de développer la construction par une mesure très simple : permettre de déroger aux règles d’urbanisme dans une limite de 20% de la surface habitable, c’est-à-dire construire 20% de plus que ce qui est autorisé. On peut construire une pièce supplémentaire quand un nouvel enfant arrive !
 
PROPOSITIONS  DES PATENAIRES SOCIAUX.
 
23 juillet 2008
 
Les partenaires sociaux - CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGPME, CGT, CGT-FO, MEDEF- qui gèrent le 1% depuis 1953, se sont engagés avec l’Etat depuis 1995 dans une politique conventionnelle de définition des emplois des fonds en s’efforçant de concilier au mieux intérêt général et missions spécifiques du 1% envers les salariés.
 
Situation du 1%.
 
Les efforts accomplis pour le développement de l’offre locative (y compris rénovation urbaine) depuis 2001 ont permis de multiplier par trois les engagements du 1% en 6 ans, qui sont passés de 600 M€ en 2001 à 1 800 M€ en 2007, dont les deux tiers positionnés en subventions. Dans le même temps, l’intervention de l’Etat était mesurée à 1,33 % du PIB en 2001, contre 1,11 % en 2007.
L’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) n’existerait pas dans sa forme actuelle si les partenaires sociaux ne l’avaient pas abondée à hauteur de 6 milliards d’euros en subventions.
 
La Garantie du risque locatif (GRL) serait encore en discussion théorique si les
partenaires sociaux ne la portaient pas comme un des éléments forts de l’accès et du maintien dans le logement pour tous.
Cette politique volontariste a permis un réel renforcement de l’efficacité économique et sociale du 1%.
 
Le nouveau contexte.
 
Il importe désormais, dans un contexte de crise marqué par une insuffisance de l’offre, de concentrer prioritairement les moyens sur des objectifs adaptés, notamment le développement de l’offre locative économiquement accessible et l’accroissement de l’accession à la propriété des plus modestes.
La crise actuelle est d’abord une crise quantitative. De fait, les besoins en logements ont depuis plus de 15 ans largement été sous-estimés. La comparaison des prévisions et des observations du nombre de ménages1 à partir des différentes sources, se révèle de ce point de vue éclairante .Pour faire face à cette croissance beaucoup plus soutenue des ménages, diverses politiques s’imposent : meilleure mobilisation du parc existant, etc. Il reste néanmoins que, seul, un effort durable de construction permettra de résoudre le déficit de logements estimé proche de 900 000 unités.
La crise est aussi une crise de solvabilité. Le manque de logements se fait
particulièrement ressentir pour les plus modestes. Il importe donc que l’effort de
construction porte avant tout sur les logements économiquement accessibles.
 
Le 1%, qui participe déjà à cet effort dans le cadre du Plan de cohésion sociale, entend consacrer la plus large fraction de ses ressources au service des salariés et des entreprises pour développer prioritairement une offre financièrement accessible.
Les propositions des partenaires sociaux.
L’ambition est de créer 30 000 logements économiquement accessibles supplémentaires chaque année, selon des modalités définies dans le présent document.
Les partenaires sociaux réaffirment également leur souci d’une refonte ambitieuse de la gouvernance du 1%. Cette dernière doit permettre une clarification des rôles et des missions des différentes instances, d’une part entre l’ANPEEC et l’UESL, d’autre part au sein de l’UESL, en distinguant les fonctions d’orientation et de gestion. La création d’un conseil de surveillance paritaire à l’UESL constitue une des clés de voûte de cette réforme.
 
Ces propositions, fruit de la négociation, sont l’objet du présent accord national
interprofessionnel qui porte sur la période 2009-2012
Les partenaires sociaux réaffirment avec force et solennité la primauté de la négociation sociale. Ils demandent au législateur et au gouvernement d’inscrire la totalité de cet accord dans le droit positif, de façon à lui donner sa pleine efficacité. Dans le cas contraire, les partenaires sociaux se réuniront pour tirer les conséquences d’une budgétisation de fait.
 
Le 1% pose enfin comme exigences, d’une part le respect des engagements pris par Foncière logement vis-à-vis du financement des régimes de retraite complémentaires obligatoires par répartition des salariés du secteur privé, d’autre part le maintien du taux de collecte sans aucun prélèvement2.
I - Des emplois au service de l’offre : 30 000 logements supplémentaires.
Les salariés rencontrent, notamment sur les marchés les plus tendus, de réelles difficultés à se loger. Une telle situation pèse en particulier sur la mobilité professionnelle. Face à cette situation de crise, le 1 % entend être au coeur des solutions mises en oeuvre.
 
Afin de répondre à ces attentes, dans le respect des engagements conventionnels passés, les partenaires sociaux proposent de réorienter les ressources du 1% au service de cinq ambitions :
 
- développer l’offre locative à prix accessible (propositions 1 et 2) ;
- accroitre l’accession à la propriété des salariés (propositions 3 et 4) ;
2 Avec maintien de la compensation et recentrage de la collecte sur les seuls associés collecteurs de L’UESL.
 
- favoriser l’accès et le maintien des salariés dans leur logement (propositions
5 et 6) ;
- lutter contre la fracture énergétique dans l’esprit du Grenelle de l’environnement (propositions 7 et 8) ;
- participer à la rénovation urbaine des quartiers en difficulté (proposition 9).
 
Proposition 1 : construire 10 000 logements équivalents HLM (PLUS/PLAI)
Le 1%, en appui des aides de l’Etat et des subventions des collectivités locales dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale, consacre 225 millions d’euros de subventions au développement de l’offre locative HLM. Il propose d’accroitre substantiellement son aide, sous forme de prêts à 40 ans pour un programme de 10 000 logements locatifs sociaux, dans le cadre d’objectifs locaux destinés au logement des salariés. Cette somme correspond à une aide majorée du 1% et à une prise en charge de l’aide budgétaire. Ces logements seraient éligibles à la TVA à taux réduit et à l’exonération de TFPB.
 
Proposition 2 : un soutien, via l’investissement d’initiative privée, du 1% au logement des salariés très modestes
Le 1% financerait un programme de construction et/ou ’acquisition/amélioration de 5 000 logements destinés prioritairement aux salariés. Ces logements d’initiative privée seraient en partie financés par des prêts 1% sur 25 ans. Les logements seraient acquis après une période de conventionnement de 25 ans par une ESH ou tout autre organisme HLM. Cette production, éligible à la TVA à taux réduit et à l’exonération de TFPB, compléterait l’ensemble des mesures mises en oeuvre en vue de répondre aux besoins des populations les plus fragiles, publics prioritaires du Dalo (droit au logement opposable).
 
Proposition 3 : 15 000 logements en accession sociale
Ce programme s’inscrit en accompagnement des politiques locales de l’habitat.
 
 Il privilégiera les produits éligibles à la TVA à taux réduit (PSLA, PASS Foncier, nouveaux produits à créer). L’engagement total comprend la réalisation a minima de 10 000 PASS Foncier. L’ouverture au collectif se ferait sous forme de prêts avec différé. La mise en oeuvre de ce programme n’est pas exclusive d’un soutien large à l’accession.
 
Proposition 4 : développer l’accession dans le parc HLM des ESH sous contrôle du « 1% »
Les filiales ESH des CIL s’engageront à vendre à l’horizon de deux à trois ans au moins  10 000 logements par an à leurs occupants. Les sommes tirées de la vente, environ 25% de la valeur brute, seront obligatoirement affectées à la reconstitution de l’offre, dans le respect a minima de la règle un logement vendu = un logement acquis ou construit, sachant que le processus de vente, selon les modalités définies dans la Charte, serait sécurisé, encadré et maîtrisé, en concertation avec les collectivités territoriales.
 
Proposition 5 : mise en place de la GRL
 
La Garantie du risque locatif (GRL) doit renforcer l’efficacité des actions en faveur de l’accès à un logement, en synergie avec les autres outils du 1 %. Dans cette optique, la confirmation de la GRL ouverte aux publics éligibles au 1% sous plafonds PLS dans le parc privé, son autonomie de gestion par les partenaires sociaux et l’unification des structures3, apparaissent comme des éléments essentiels de la lisibilité du 1 % rénové, avec un nécessaire accompagnement social.
 
Proposition 6 : faciliter la mobilité et l’accès au logement des salariés
L’accord interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail a souligné
l’importance du logement pour sécuriser une mobilité professionnelle, un parcours de formation et/ou un processus de retour à l’emploi, en instituant notamment le principe de la constitution d’un groupe de travail paritaire sur le renforcement de l’efficacité du 1% logement en faveur de la mobilité et de l’insertion professionnelle des jeunes.
Si la mise en place de la GRL permet de mieux assurer ce lien emploi-logement, il convient de mettre en synergie les outils existants et de consacrer les moyens
nécessaires aux situations les plus délicates.
 
Proposition 7 : mise aux normes énergétiques du parc HLM
 
Le parc HLM qui nécessite une remise à niveau énergétique est estimé à environ 800 000 logements, dont 250 000 en zone ANRU. Le cout moyen des travaux nécessaires à leur classement en catégorie C du diagnostic de performance énergétique (DPE) dépasse les 15 000 euros HT. Les fonds propres des organismes n’y suffiraient pas. Le 1% propose donc, par redéploiement des ressources, la mise en place d’une enveloppe annuelle de prêts à 15 ans.
 
 
Proposition 8 : recentrage des Pass travaux sur les économies d’énergie
 
Un Pass économies d’énergie sera créé pour aider les ménages déjà propriétaires d’un logement, prioritairement ceux construits avant 1980, date approximative des premières réglementations sur les économies d’énergie. Ces prêts seraient destinés aux seuls salariés.
 
Proposition 9 : soutien à la politique de rénovation des quartiers anciens en difficulté
 
Les partenaires sociaux réaffirment leur attachement à l’ANRU et leur volonté de contribuer à son financement à hauteur de 440 millions par an, dans le respect de la règle de la parité avec l’Etat. Ils souhaitent toutefois une mise en oeuvre plus rapide et plus efficace des opérations et la définition des retours pour les salariés permettant de répondre aux attentes des salariés logés dans ces quartiers et de se conformer à l’objet social des fonds 1%.
Ils sont prêts à s’associer à la mise en place et au financement d’un programme spécifique de traitement des quartiers anciens qui connaissent de réelles difficultés économiques et sociales, sous les conditions suivantes : parité de financement avec l’Etat, juste retour sous forme de réservations et/ou en d’emprises foncières, efficacité et rapidité de mise en oeuvre.
 
Les partenaires sociaux vont, dans les prochaines semaines, travailler à la mise en œuvre de ces mesures, proposer un chiffrage précis, en veillant au respect de la stricte exigence de l’équilibre emplois-ressources à court et moyen termes. Ils exploreront enfin toutes les pistes complémentaires qui, d’une façon ou d’une autre, peuvent contribuer, dans le respect de l’objet social du 1%, à mieux répondre aux attentes, en matière de logement, des salariés et de leurs entreprises.
 
II – Réforme de la gouvernance
 
Cette réforme accompagne logiquement les efforts de rénovation pour une meilleure efficacité des emplois. Elle vise à dessiner une architecture des missions et des responsabilités autour de trois exigences :
 
a) donner une plus grande visibilité à l’action politique des partenaires sociaux ;
b) distinguer clairement les fonctions d’orientation, de gestion et de contrôle ;
c) répondre au souhait des partenaires sociaux de renforcer le paritarisme.
Le contrôle serait dévolu à l’ANPEEC, recentrée sur cette seule mission. Toutes les autres missions ne relevant pas du contrôle et de la réglementation seraient transférées à  l’UESL. La gouvernance de l’ANPEEC serait du domaine de l’Etat, qui en désignerait le Président et le directeur général.
 
Les grandes orientations politiques du 1% et les négociations avec l’Etat seraient menées dans le cadre interprofessionnel.
L’UESL serait chargée de la bonne exécution des accords. Son organisation actuelle serait modifiée pour prendre celle d’une Société anonyme à conseil de surveillance et directoire.
Le conseil de surveillance serait chargé de mettre en oeuvre le contenu des accords interprofessionnels. Cette instance serait paritaire syndicats-employeurs, présidée par un membre du collège employeurs. Deux commissaires du gouvernement participeraient à ces travaux, en disposant d’un droit de veto, limité aux délibérations portant sur les décisions non conformes à la réglementation et sur le respect de l’équilibre emplois ressources.
 
Le conseil de surveillance nommerait le directoire, qui pourrait être composé de trois membres, chargés de piloter la bonne application opérationnelle des conventions et de la gestion du réseau. Il s’entourerait d’un comité stratégique, chargé d’éclairer ses réflexions sur les attentes des entreprises et de leurs salariés sur les liens avec les territoires ... et d’un comité d’audit chargé des contrôles internes.
 
4- A savoir : études et statistiques, actions prioritaires sur les foyers de travailleurs migrants, actions spécifiques DOM sur fond 1/9ème, assistance financière aux organismes d’insertion sur fond 1/9ème, RHVS et hébergement d’urgence.
Les partenaires sociaux, dans le cadre interprofessionnel du groupe des signataires, souhaitent en outre engager avant la fin de l’année :
 
- une revue d’ensemble de toutes les structures nationales existantes, en vue de
les simplifier et d’en permettre une meilleure maîtrise ;
- une action de maîtrise des frais de gestion ;
- un examen des activités des collecteurs, au regard des règles de concurrence.
Ces derniers, au sens des charges d’exploitation, s’élèvent pour 2006 aux alentours de 350 millions d’euros. Des efforts de productivité doivent permettre une réduction sensible de cette somme. Il importe toutefois qu’une telle politique se fasse de manière coordonnée et vertueuse, en faisant porter l’effort sur les moins performants.
 
Une étude des coûts de gestion par CIL montre de fait de fortes dispersions, tant
globalement que par aide distribuée. Un audit approfondi permettra de fixer, par
comparaison avec des pratiques de marché, des normes financières par grands types d’activité. Par ailleurs, dans le respect de la diversité et de la qualité du service rendu aux entreprises et à leurs salariés, l’objectif d’aller vers un regroupement du nombre des collecteurs sera poursuivi.
 
La présidence de l’ensemble du dispositif GRL sera confiée à un représentant des organisations syndicales des salariés.
 

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