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La Participation des Employeurs à l’Effort de
Construction, PEEC, est née dans les années 40de
l’initiative volontaire de groupements d’entreprises souhaitant faciliter le
logements dessalariés et se traduisant par une ‘aide
à la pierre’.Cette participation a été rendue
obligatoire par la loi le 9 août 1953 pour les entreprises privées non
agricoles de 10 et plus, avec un taux initialement fixé à 1% de la masse
salariale, d’où son appellation habituelle ‘1% logement ‘.A l’origine de cette participation obligatoire, ces sommes étaient
versées à des collecteurs essentiellement sous forme de prêts à 20 ans ou de
subvention.
I) Les entreprises assujetties.
L’ordonnance n° 2005-895 du 20 août 2005 a relevé le seuil
d'assujettissement au 1% logement de 10 à 20 salariés, dans le cadre
des mesures prises en faveur de l’emploi.
Toutefois si les entreprises comptaient mois de 20 salariés en 2006,
elles n’avaient aucun
versement a effectué, et pour celles dont l'effectif est compris
entre 10 et moins de 20 salariés toutes les aides et services émanant du
1% logement étaient maintenus pour les salariés.
Depuis 2006 cette disposition est applicable et les entreprises qui ont
atteint ou dépassé le seuil de 20 salariés en raison de l’accroissement
de leur effectifs sont dispensées du paiement de la cotisation pendant 3
ans, puis le montant de leur participation est réduit de :
-75% la quatrième année
-50% la cinquième année
-25% la sixième année
Les entreprises qui emploient, dès leur première année, 20 salariés
où plus ne peuvent bénéficier de ce régime d’allègements fiscaux et sont
redevables de leur participation.
II) Le taux de participation.
A la suite de baisses successives, le taux de participation est
fixé depuis 1992, à 0,45% de la masse salariale. (0,45% au moins du
montant, entendu au sens des règles prévues aux chapitres Ier et II du
titre IV du code de la Sécurité Sociale (Loi n° 95-116 du 4 février 1995
Art. 106) des salaires brut versés au cours de l’année civile n-1, avant
déduction des cotisations et retenues.
Cette réduction ne s’est pas traduite par un allégement des charges
des entreprises.
Elle a été compensée par un versement de 0,50% de la masse salariale
au FNAL (Fond National d’Aide au Logement) qui finance diverses
allocations logement sans contrepartie aux entreprises.
L’investissement de 0,45% des salaires est composé de deux
fractions : 8/9ème et 1/9ème.
1)Investissement de la fraction de 8/9ème.
Il correspond à la fraction non réservée
de la participation et peut au choix de l’entreprise avoir deux formes
principales :
-Subvention : imputée sur les charges de l’exercice, elle est
déductible des bénéfices
Imposables. Cette option est
irréversible.
-Prêt : inscrit à l’actif du bilan en valeurs immobilisées, il est
transformable
ultérieurement en subvention. Durée de
l’investissement : de 5 à 20 ans.
2)Investissement de la fraction de 1/9ème .
Il correspond à la fraction réservée aux
actions prioritaires et doit être obligatoirement versé sous forme de
subvention imputée sur les charges de l’exercice.
Aucune compensation n’est possible entre
les investissements des deux fractions.
L’entreprise est contrainte de ce versement à l’administration
fiscale sous peine de lourdes
sanctions et dispose d’un délai de un an à chaque fin d’année civile
pour effectuer son investissement.
Seul les organismes collecteurs CIL (comités interprofessionnels du
logement) sont habilités à collecter le 1% logement et à distribuer les
aides.
Aujourd’hui, on compte environ 120 CIL en France, tous regroupés au
sein de l’Union d’économie sociale pour le logement (UESL) structure
paritaire gérée par le patronat.
Le 1 % Logement, versé par 170 000 entreprises employant 11 millions
de salariés, n’a cessé depuis des années, d’évoluer et de changer
d’orientation.
1996 Réorganisation en 1996 par la création de l'Union d'Economie
Sociale pour le
Logement.
La période de modernisation du 1% Logement a été engagée
avec la création de l’Union d’Economie Sociale pour le
Logement qui représente les intérêts communs des associés collecteurs
(CIL et CCI), oriente leurs actions et dans laquelle les partenaires
sociaux jouent un rôle déterminant.
1998 Conventiondu 3 août 1998.
Elle a été novatrice à plusieurs titres
et a ainsi permis de développer la palette d’intervention du 1%
logement afin d’optimiser les réponses aux besoins des
Ménages tout au long
de leur parcours résidentiel.
2001 Convention d’Octobre et décembre 2001.
La création de l’Association
Foncière Logement.
Foncière Logement est une association
créée par les partenaires sociaux, qui a pour objet de faire construire
et de faire gérer des logements locatifs privés destinés en priorité aux
salariés du secteur assujetti à la PEEC.
2003 Loi du 1er août 2003
Loi d’orientation et de programmation
pour la ville et la rénovation urbaine.
Elle a renforcé et précisé la politique de
renouvellement urbain, et comporte cinq
points principaux :
- la réduction des inégalités entre
territoires,
- la politique de la ville et la
rénovation urbaine,
- le développement économique des
quartiers prioritaires,
- la procédure de rétablissement
personnel
- le statut des SA d’HLM
Convention du 10 septembre 2003.
C’est l’émergence de nouveaux partenariats dans le cadre
du renouvellement
urbain et l’évolution de l'intervention du 1% dans le
financement des
logements locatifs sociaux.
Certaines dispositions concernant plus particulièrement le
1% Logement ont été
précisées dans cette convention, signée entre l’UESL et
l’Etat, qui proroge notamment
jusqu’au 31 décembre 2008 les conventions d’octobre et
décembre 2001, et par voie de
conséquence la convention d’août 1998.
La création de l'Agence Nationale
pour la Rénovation Urbaine
Créée par la loi d’orientation pour la
ville, l’ANRU est un établissement public dont la mission est de
financer des opérations complexes de renouvellement urbain, par le biais
de la mutualisation des financements permettant la mobilisation de
moyens importants et la simplification du montage opérationnel. L’ANRU
bénéficie d’un budget de 6 milliards d’euros sur cinq ans, auquel le 1%
Logement contribue à hauteur 457 millions d’euros par an, auxquels
s’ajoutent 100 millions d’euros lorsque l’enveloppe est engagée,
conformément à l’accord précisé dans la convention du 10 septembre 2003.
Le 1% Logement est par ailleurs
représenté par l’UESL au Conseil d’administration de l’ANRU, où siègent
également l’Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations, l'Agence
Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat, et des représentants des
collectivités territoriales.
Instauration d'un cadre
d'intervention défini en matière d'aide à la construction de logements
locatifs sociaux
La convention a instauré le concours
privilégié PLUS, en prévoyant dans l’enveloppe de 690 millions d’euros
précédemment destinée au financement du logement social (cf. convention
d’août 1998), un montant de 170 millions versés sous forme de prêts
spécifiques destinés au financement de logements PLUS et d’opérations de
réhabilitation dans le cadre de la rénovation urbaine.
Le montant des prêts avantageux indiqué
dans le plan de relance de 2001 à hauteur de 152 millions d’euros
(avenant de mars 2001 à la convention d’août 1998), s'élève désormais à
180 millions d’euros. La modification des règles de gouvernance des SA d'HLM (ESH)
La loi du 1er août 2003 a conforté
l'actionnariat des SA d’HLM en instaurant notamment :
·la suppression de la règle dite des dix voix, qui limitait
jusqu’à présent la représentativité des actionnaires à dix voix maximum
au sein de l’assemblée générale,
·l’émergence d’un actionnaire de référence appelé à exercer
la gouvernance, seul ou dans le cadre d’un pacte restreint
d’actionnaires (les CIL/CCI sont considérés comme un seul actionnaire),
·une représentation spécifique des collectivités
territoriales et des représentants des locataires qui disposeront en
assemblée générale du tiers des droits de vote, indépendamment de la
quotité de capital détenu.
Les collecteurs de la PEEC pourront
ainsi être représentés au sein des conseils d’administration
proportionnellement à leur part de détention du capital. L’UESL et les
partenaires sociaux étendent ainsi leur capacité d’action dans la
politique du logement.
2004 Convention du 15 juillet 2004.
Elle a fixé de nouvelles dispositions
pour l’intervention du 1% Logement en faveur du logement des salariés
saisonniers, afin notamment de garantir des règles minimales de confort
et d’occupation des logement. L’objectif est la production de 1 000
places par an, avec une enveloppe annuelle de 10 millions d’euros.
Les partenaires sociaux se sont par ailleurs engagés à contribuer au
dispositif du prêt social location-accession (PSLA), par l’octroi de
prêts aux opérateurs personnes morales et aux salariés des entreprises
assujetties lors de la phase accession.
La convention a également acté une participation accrue du 1% Logement
dans la production de logements locatifs intermédiaires par des
bailleurs personnes morales, ainsi qu’une aide en direction des
investisseurs salariés d’entreprises assujetties dans le cadre des
dispositifs « Besson » et « Robien ».
2004 Convention du 27 octobre 2004.
Elle a instauré le concours « 1%
Relance », qui constitue un effort financier exceptionnel du 1% Logement
pour accompagner le volet logement du Plan de cohésion sociale arrêté
par le Gouvernement en juin 2004. Il s’inscrit dans un environnement
juridique nouveau résultant de la loi de déconcentration du 13 août
2004, qui instaure la prise de délégation de la gestion des aides à la
pierre par les EPCI et les départements. Cette nouvelle architecture des
compétences locales en matière de logement nécessite pour la mise en
œuvre du concours « 1% Relance », une concertation à l’échelon national
et régional et une large association des CIL/CCI avec les différents
acteurs intervenant dans la production de logements locatifs sociaux.
L’autre particularité de ce concours réside dans les modalités
d’intervention, les associés de l’UESL s’engageant à consacrer 210
millions d’euros sous forme de subventions par an, soit un montant de 1
050 millions d’euros sur la durée du plan (2005 à 2009) au financement
d’opérations PLUS et PLAI hors renouvellement urbain. Selon un calcul
actuariel, le montant annuel de cet engagement équivaut à une enveloppe
annuelle de prêts de 450 millions d’euros. Cette enveloppe vient en
remplacement du concours privilégié PLUS prévu par l’avenant du 7 mars
2001 à la convention du 3 août 1998 et des autres concours du 1%
Logement aux opérations PLUS et PLA-I.
Elle a également précisé les conditions
d'utilisation, jusqu'au 31 décembre 2008, de l'enveloppe annuelle de 170
millions d’euros de prêts à profils spécifiques, dits « 1% rénovation
urbaine », pour le financement d'opérations PLUS et PALULOS dans le
champ d'intervention de l'ANRU, prévue par la convention du 10 septembre
2003.
2005 Ordonnance N° 2005-895 du 2 août 2005.
Relèvement du seuil d'assujettissement à la PEEC de 10 à
20 salariés en 2005 :
Cette ordonnance a relevé, à compter du
1e janvier 2006, le seuil d’assujettissement des entreprises
au titre de la participation des employeurs à l’effort de construction,
de 10 à 20 salariés. Afin de permettre le maintien des services et des
aides du 1% Logement aux salariés des entreprises concernées, l’Etat
s’est engagé à verser en contrepartie une compensation financière d’un
montant équivalent (environ 130 millions d’euros) prélevée, en 2006, sur
le produit annuel de la taxe sur les locaux à usage de bureaux perçue
dans la région d'Ile-de-France, selon les termes prévus à l’article
57-II de la loi des Finances pour 2006.
2006 Conventions du 22 mai 2006.
Conventions signées entre l'Etat et l'UESL :
L’année 2006 a été marquée par deux
vagues de conventions, signées le 22 mai 2006 et le 20 décembre 2006,
qui traduisent la volonté des partenaires sociaux de renforcer l’action
du 1% Logement, en coordonnant le concours aux politiques nationales et
l’obligation de réponses aux préoccupations des salariés et des
entreprises.
La première convention du 22 mai
2006a marqué la volonté de l’Etat et des partenaires sociaux de
poursuivre et d’intensifier la mise en œuvre du Programme National
de Rénovation Urbaine (PNRU), notamment en prolongeant certaines
dispositions des conventions d’octobre/décembre 2001 et de septembre
2003 jusqu’au 31 décembre 2015.
Cette convention a modifié le cadre
d’intervention au titre de la rénovation urbain sur les points suivants
:
• l’enveloppe globale affectée à l’ANRU
a été portée de 4 à 5 milliards d’euros sur la période allongée de 2004
à 2015, en plafonnant les appels de fonds annuels de l’UESL auprès des
CIL/CCI à 400 millions d’euros, afin de préserver les équilibres
d’emploi des fonds issus des politiques conventionnelles avec l’Etat.
Cette enveloppe comprend un préciput à hauteur de 110 millions d’euros
pour la bonification de prêts PRU de la CDC, d’une part, et pour des
opérations de démolition hors ANRU, d’autre part.
• les quotités maximales de réservations pour les prêts « 1% Rénovation
Urbaine » ont été augmentées (30% des logements réhabilités au lieu de
10%, 50% des logements construits au lieu de 20%), en cohérence avec les
règles communes régionales du concours « 1% Relance ».
La deuxième convention signée le
22 mai 2006précise diverses dispositions techniques destinées à
optimiser les interventions du 1 % Logement pour la mise oeuvre des
politiques définies conventionnellement entre l’Etat et les Partenaires
sociaux en faveur du développement de l’offre et de l’accès au logement.
Cette convention définit notamment des
dispositions techniques relatives au concours 1% Relance pour 2006 et
2007, aux conditions de gestion du service CIL-PASS ASSISTANCE, au
reprofilage des prêts SECURI-PASS, aux règles de fonctionnement de
Foncière Logement et à la participation du 1% Logement au dispositif
PSLA. Elle prévoit également une réflexion d’ensemble sur les frais de
gestion des CIL et CCI.
Elle garantit, par ailleurs, la
sécurisation des ressources de la PEEC, sur la durée des conventions
(jusqu’en 2013), en fixant, d’une part, le taux de collecte à 0,45 %,
et, d’autre part, en engageant l’Etat à maintenir la compensation
financière de la diminution de ressources résultant du relèvement du
seuil d’assujettissement à la PEEC de 10 à 20 salariés.
Loi du 13 juillet 2006.
Loi portant "Engagement National pour le Logement"
La loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006
vise à prendre en compte, différentes problématiques d'accès au logement
en France. Les principales dispositions en lien avec le 1% Logement sont
:
• La création du régime des résidences
hôtelières à vocation sociale, ou LogiRelais" :
• L’engagement, par ordonnance, d’une
réforme des SACI, afin de recentrer leur activité dans le domaine de
l'accession sociale à la propriété. Les objectifs visés sont notamment
de veiller aux intérêts des actionnaires qui céderaient leurs titres à
l'occasion de la réforme et d'organiser une affectation conforme à
l'intérêt général des fonds propres n'étant plus nécessaires à
l'accomplissement de leur objet.)
• La mise en oeuvre du Plan de cohésion
sociale Outre-Mer, compte tenu de l'émergence et de l’importance des
problèmes de logement
•Le reversement aux associés de l’UESL
sur la période 2006-2009, d’une partie des sommes collectées par les
collecteurs non associés, dans un but de péréquation nationale et
conformément aux conventions du 27 octobre 2004 et du 22 mai 2006 entre
l’Etat et l’UESL qui prévoient ce reversement à hauteur des 2/3 des
fonds collectés
• la précision des modalités du régime
particulier des investissements obligatoires des entreprises agricoles
de plus de 50 salariés en faveur du logement, institué par la loi
d’orientation agricole du 5 janvier 2006.
Convention du 20 décembre 2006.
Deux des trois
conventions signées le 20 décembre 2006 ont créé deux nouvelles
aides particulièrement novatrices en direction des personnes physiques :
• la Garantie des Risques Locatifs,
(GRL), dont l’objectif est de favoriser l’accès au logement d’un plus
grand nombre de candidats locataires par le développement de contrats
d’assurances souscrits volontairement par les bailleurs, afin de
garantir les risques d’impayés de loyer.
• le PASS-FONCIER, ou
portage foncier de l’accession sociale, dont l’objectif est d’aider les
ménages primo accédants qui ne peuvent réaliser l’accession de leur
résidence principale neuve, en particulier dans les zones de forte
tension, en raison notamment de la hausse des prix immobiliers.
La troisième convention a
notamment pour objectif de redéfinir les modalités de l’obligation
annuelle des associés collecteurs de l’UESL de consacrer 10% des
ressources annuelles du 1% Logement aux populations ayant des
difficultés d’accès ou de maintien dans le logement.
2007 Début
2007, trois décrets(n° 2007-92, n° 2007-943, et n°
2007-891) relatifs notamment aux conventions du 27 octobre 2004, du 22
mai 2006 et du 20 décembre 2006 ont été publiés au Journal Officiel. Ces
décrets concernent le cahier des charges social de la Garantie des
Risques Locatifs, le reversement de la collecte des organismes HLM aux
associés de l’UESL et la participation des employeurs agricoles à
l'effort de construction.
S'agissant des Résidences
Hôtelières à Vocation Sociale:
• le décret n° 2007-892 du 15 mai 2007
a notamment précisé les modalités d'agrément, les normes techniques et
les conditions propres au contingent réservé ;
• Le décret n° 2007-1633 du 19 novembre
2007 a fixé les conditions de la réduction d'impôt pour investissement
dans une RHVS (en application de l'article 71 de la loi de finances
rectificative pour 2006).
• La Commission Nationale des RHVS a
fait l'objet d'un arrêté interministériel du 19 décembre 2007.
La loi n°2007-290 du 5 mars 2007.
Loi instituant le Droit au logement opposable
Elle pose le principe de la garantie par
l’Etat du droit à un logement décent et indépendant.
Parmi les autres dispositions, les principales intéressant le 1%
Logement sont :
• la création de la base législative nécessaire à la mise en place du
financement du dispositif de la Garantie des Risques Locatifs, créée par
la convention du 20 décembre 2006.
• La caractérisation du bail à construction mis en place dans le cadre
du prêt PASS-FONCIER, créé par la convention du 20 décembre 2006 ;
• l’instauration de dispositions fiscales concernant l’association
Foncière Logement, notamment dans certains cas l’exonération de la Taxe
foncière sur les propriétés bâtis et des plus-values immobilières, la
soumission à la TVA à taux réduit pour certaines opérations, et les
conditions fiscales de cessions d’actifs aux organismes de retraite.
Avenant du 27 juin 2007 à la convention du 27 juin
2007.
Elle est relative à l’intervention du
1% dans la politique de rénovation urbaine, porte à 6 milliards d’euros
jusqu’en 2018 l’engagement du 1% logement en faveur de l’ANRU ; il fait
suite à l’engagement pris par l’Etat de porter sa participation à un
même niveau (loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement
opposable).
Convention du 4 juillet 2007.
Elle a précisé les conditions
d’intervention du 1% Logement dans la mise en œuvre du plan d’action
renforcé en faveur des sans-abris (PARSA) annoncé le 8 janvier 2007.
Convention du 19 septembre 2007.
Signée entre l’Etat, l’ANAH et l’UESL,
elle vise la mobilisation du parc locatif privé vacant. Elle concerne
notamment la diffusion du PASS-GRL (garantie des risques locatifs)
auprès des bailleurs remettant des locaux vacants sur le marché, et elle
comporte une enveloppe de prêts du 1% à conditions préférentielles pour
le financement des travaux sur les logements destinés à être loués sous
plafonds de loyers et de ressources.
Convention du 21 décembre 2007.
Elle concerne l'accompagnement par le
1% Logement des mesures en faveur dupouvoir d'achat.
Conclue parallèlement à la préparation de la loi pour le pouvoir d'achat
du 8 février 2008, elle étend à tous les locataires l'avance LOCA-PASS.
L'UESL a simultanément aligné les plafonds applicables aux LOCA-PASS sur
ceux du PASS-GRL.
Loi de finances rectificative
pour 2007
La loi n°2007-1824 du 25 décembre 2007
a :
• d'une part ouvert, pour deux ans, le
bénéfice de la TVA à taux réduit aux opérations d'accession réalisées au
moyen d'un PASS-FONCIER (Article 33)
• d'autre part
autorisé l'Etat à apporter sa garantie pour étendre le bénéfice de la
GRL à un public plus large que les personnes éligibles aux aides du "1%
Logement" (Article 85).
Le 1% logement qui est une cotisation et une obligation pour les
entreprises de plus de 20 personnes, est aussi un dispositif souvent
méconnu pour les salariès.
Le 1% logement repose sur la mutualisation des cotisations au sein
des CIL.
Le principe d’une gouvernance paritaire du 1% est établi entre
organisations patronales et syndicats. Ils ont toujours été responsables
de la collecte et de la gestion de ces fonds.
Et le 1% logement est aussi un dispositif partenarial avec d’autres
financeurs, dont l’Etat, par l’intermédiaire de
la Caisse des Dépôts et consignations, des banques et des assurances.
Il revient aux partenaires sociaux de gérer le 1% logement dans les
entreprises. Ils décident de l’affectation des fonds collectés et
redistribuent une partie sous forme d’aides spécifiques.
Ces dispositifs, crées à l’initiative des syndicats, permettent aux
salariès d’accéder au logement privé avec des garanties de pouvoir s’y
maintenir malgré les aléas de la vie.
Dans les entreprises, des représentants syndicaux siègent dans les
commissions logements (CL) des comités d’entreprises, obligatoires dans
les sociétés de plus de 300 salariés.
Leur mission est d’informer et de faciliter l’accès du personnel à
la propriété ou à la location tout en participant aux choix établis par
le collecteur du 1%.
Les syndicats essaient de faire le lien entre emploi, salaire,
logement pour un véritable enjeu revendicatif.
Le gouvernement français, ne cesse de faire évoluer les produits du
1% logement proposés aux salariés et d’établir une comparaison
européenne.
Il existe une large offre de produits et de services peu accessibles
et peu connues.
Cette accessibilité des aides du 1% est complexe et manque
d’informations. La plupart des bénéficiaires dans les entreprises ne
savent où avoir l’information, à qui, ils doivent s’adresser, ni quelles
aides ils peuvent bénéficier.
Comme les prêts, les organismes collecteurs du 1% logement disposent
depuis Août 1998 de la possibilité d'octroyer des prêts à 1,50 %, mais
5% seulement de l’enveloppe est utilisée par méconnaissance de ces
prêts.
Pourtant, tout salarié du privé y a droit sans conditions de
ressources.
Les aides du 1% logement sont réparties en trois domaines :
1er domaine : L’investissement
pour la réservation de logements locatifs, dans le parc social et dans
le parc privé conventionné.
Les CIL accordent des prêts aux organismes sociaux, pour la
construction de logements
neufs, pour l’amélioration de logement anciens.
Cette aide au financement leur permet en contrepartie d’obtenir des
réservations locatives
prioritaires aux bénéfices des salariés des entreprises cotisantes.
2ème domaine : le financement de
prêts à salariés.
Avec la convention du 3 août 1998, le 1% Logement élargit sa gamme
de produits pour accompagner le salarié dans son parcours résidentiel en
lui donnant des réponses concrètes, adaptées à ses nouveaux modes de
vie. Ses financements sont : le prêt à l’accession, le prêt Pass-travaux,
le loca-pass.
1) Les prêts à l’accession, aides aux accédants et aux
propriétaires occupants.
Ces prêts sont accordés aux salariés des
entreprises cotisantes, pour faciliter leur accession à la
propriété :
- acquisition et aménagement d’un
terrain
- construction ou acquisition d’un
logement neuf
- acquisition d’un logement ancien avec
amélioration
- acquisition d’un logement existant sans réalisation de travaux
- prêts pour transformation en logements de locaux non destinés à
l’habitation
Ces prêts qui permettent d’améliorer les
conditions d’habitabilité des résidences principales que l’on soit
propriétaire ou locataire, tendent à se substituer aux prêts accessions,
et offrent deux réponses aux bénéficiaires : a des demandes que les
banques ne satisfassent pas et à l’évolution de l’activité des
entreprises de bâtiment, orientée vers l’entretien réhabilitation plutôt
que la construction.
3) Les loca-pass.
C’est une aide spécifique pour financer
le dépôt de garantie d’un futur logement. C’est une aide sous forme de
prêt qui est accordée au moment de l’entrée dans les lieux pour
faciliter l’accès ou le maintien dans le logement locatif.
L’Union d’Economie Sociale pour le
Logement, les partenaires sociaux, et l’Etat (Direction Générale de
l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction) ont mis en place des
dispositifs de soutien au parcours résidentiel et sont parvenus à la
signature de trois conventions pour la création de trois outils :
1) La garantie
des Risques locatifs.
Le Pass GRL s’adresse aux candidats
locataires ayant des difficultés à trouver un logement ou à se maintenir
dans leur logement.
Ce dispositif
permet plusieurs garanties :
- Une couverture des impayés de
loyer sur toute la durée du bail ou indemnités
d'occupation acquises jusqu'au départ du locataire,
sans limite de montant,
pour un loyer mensuel inférieur ou égal à 2300
€/mois
- Une gestion automatique du recouvrement des loyers impayés
pour le compte
du bailleur, sans avance des frais de procédure
judiciaire
- Une prise en charge des détériorations immobilières
constatées au départ
du locataire, plafonnée à 7700 € par sinistre et par
logement
- Une écoute et un suivi du locataire en difficulté
- Une analyse sociale et une proposition au locataire en
impayés de loyer,
d'un plan de remboursement adapté à sa situation.
2) Le Pass foncier.
Dans un objectif poursuivi de
valorisation et d'accompagnement des parcours résidentiels, le Pass
foncier est un dispositif d'aide à l'acquisition différée d'un terrain
ou d'un appartement. Il s'agit d'un outil destiné à favoriser
l'accession sociale à la propriété des primo accédants (des ménages qui
n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale depuis au moins
deux ans), entrant dans les plafonds PSLA.
Ce dispositif est assujetti à l'obtention, par le ménage d'une aide
directe de la collectivité locale d'implantation de son projet.
Dans ce dispositif, le bénéficiaire ne commence à rembourser la charge
du foncier ou celle de la nue-propriété qu'à échéance du remboursement
de son prêt principal, dans la limite de 25 ans maximum. A échéance de
ces 25 ans maximum, le ménage peut, soit :
- lever l'option d'achat de son terrain
ou de sa nue-propriété et payer la totalité du prix, - lever l'option
mais ne pas payer immédiatement le prix ; après étude de sa demande
par la structure porteuse, il peut bénéficier du paiement fractionné du
prix sur une
durée maximale de 15 ans,
- renoncer à lever l'option ; dans cette hypothèse, il demeure
locataire ou usufruitier ou peut « vendre » son bien à un autre
candidat qui remplirait les conditions du Pass foncier.
3) La convention « 10% » Cette convention positionne le 1 %
logement comme acteur dynamique dans le domaine de l'accès et du
maintien dans le logement des ménages en difficulté.
L'esprit de cette convention s'inscrit dans le constat que l'évolution
du monde du travail (développement du travail à temps partiel, recours
accru à l'intérim, développement de la mobilité professionnelle...) a
entraîné une fragilité de certains ménages salariés.
Ces fonds « 10% », collectés auprès des CIL/CCI, soutiennent la
production de logements, quelle que soit leur nature :
Ces financements sont également mobilisables pour la réhabilitation de
logements locatifs sociaux en secteur ANRU (pour des travaux d'économie
d'énergie, par exemple) ou, à défaut, présentant un taux de vacance de
plus de 15 % ou accueillant au moins 65 % de ménages bénéficiaires de l'APL.
Les financements apportés par les CIL/CCI dans des opérations imputables
sur l'obligation 10 %, font l'objet de contreparties sous forme de
droits de réservation auprès des publics ciblés par la convention
(salariés du secteur assujetti en difficulté d'accès ou de maintien dans
le logement, salariés en mobilité professionnelle, demandeurs d'emploi
inscrits auprès de l'ANPE, personnes en formation alternée, jeunes de
moins de 30 ans en contrat d'apprentissage, en formation professionnelle
ou en alternance, contrats aidés, étudiants exerçant une activité
professionnelle...)
7 juillet 2008 :
Dernier né des produits 1% logement :
Charte pour la
primo accession en maison à 15 euros par jour.
La maison
BOUTIN.
Pour assurer la relance du produit, on
ne met plus en avant le coût total de la maison, on insiste sur la
faible charges pour les ménages ; ces maisons coûteront 15 euro par
jour, soit 450 euro par mois. Une mensualité qui permet à des ménages
gagnant de 1500 à 2000 euro par mois de devenir propriétaires de leur
logement.
Sous conditions de ressources ces
maisons seront financées via le système du PASS Foncier, crée l’an
dernier et géré par le 1% logement.
Ce dispositif permet de ne pas payer
tout de suite le terrain sur lequel on fait édifier la maison, pour
limiter le coût de l’opération. Le terrain est acquis par un organisme
et mis à disposition des propriétaires qui se chargent de financement de
la construction.
Une fois le prêt immobilier payé, ils
pourront acquérir le terrain.
5000 maisons devraient être livrées pour
Noël 2008.
10 juillet 2008 : Présentation
des grandes lignes du projet de loi
Plan d’actions pour l’accès au
logement.
Les dispositions concernant
le 1% logement sont :
1) La
gouvernance du 1% logement est réformée afin de sortir d’un système
trop coûteux en fonctionnement et qui manque de transparence. Les fonds
seront optimisés pour être réorientés vers les priorités de la politique
du logement.
La définition des emplois et des
montants qui leur sont consacrés seront inscrits dans un cadre
législatif et réglementaire.
La structure de gouvernance sera
modifiée et le rôle des commissaires du gouvernement renforcé.
Le rôle de
l’agence nationale de participation des employeurs à l’effort de
construction
(ANPEEC) est recentré sur les missions
de contrôle de l’ensemble des acteurs du 1% logement.
La tendance générale est à
l’augmentation constante de la proportion de propriétaires occupants,
même si cette tendance ne concerne pas uniformément tous les pays, pour
des raisons à la fois historiques et culturelles. Les pays à tradition
plutôt rurale ont toujours eu davantage de propriétaires, tandis qu’a
contrario, les pays à fort développement industriel ont souvent connu le
développement d'un secteur locatif social significatif. Dans la période
récente, on constate, dans les pays scandinaves, un tassement, voire une
baisse de la proportion de propriétaires.
C’est notamment le cas en Finlande : ce
pays qui, en 1950, avait le plus fort pourcentage de propriétaires de
l’Europe des quinze, avec 56% de propriétaires, caractéristique d’un
pays peu industrialisé et peu urbanisé, a atteint un taux de 72% en 1990
et ne compte plus, fin 2004, que 58% de propriétaires occupants.
La plupart des pays européens
encouragent les ménages à accéder à la propriété. Cependant, aides
fiscales et aides directes ont tendance à disparaître.
En effet, des aides fiscales destinées
à encourager l'accession à la propriété existaient jusqu'en 1996 dans
tous les pays, plutôt sous forme de réduction du montant d’impôt que de
déduction des intérêts d'emprunt du revenu imposable. Cependant, on
assiste à leur suppression progressive dans plusieurs pays.
Seule la France a choisi tout récemment
d’augmenter les aides fiscales de ce type.
Concernant les nouveaux pays membres de
l’Union européenne, en Europe centrale, la question des aides à
l’accession ne se pose pas actuellement puisque une cession massive du
parc de logements publics à leurs occupants est intervenue. La question
essentielle aujourd’hui pour ces pays est de stabiliser le mode de
gestion des immeubles collectifs.
2. Dispositifs
existants dans les principaux pays européens
Au Danemark,
seuls les appartements en coopératives font l’objet d’une aide sous
forme de bonification d’intérêts.
En Grèce,
c’est l’OEK (organisation pour le logement des travailleurs) qui
construit des logements en accession à la propriété et bonifie les
prêts, déduction des intérêts d’emprunt autorisée, mais parallèlement
taxation du revenu fictif des propriétaires occupants.
2-1 La République tchèque
La République
tchèque, qui a conservé un patrimoine locatif très important, a mis en
place une aide à l’accession pour les jeunes de moins de 36 ans. Cette
aide est accordée aux municipalités pour la construction neuve de
logements qu’elles vendent ensuite. Pour les logements existants, l’aide
est accordée directement aux ménages. Cette aide est apportée sur des
prêts plafonnés à CZK 800 000 (28 462 €) pour un appartement et à CZK
1,5 million (53 367€) pour une maison.
2-2 L’Allemagne
Le Gouvernement
fédéral allemand considère qu’encourager à l’accession à la propriété
reste un objectif de la politique du logement. Cependant, il vient
d’infléchir sa politique sur la base du constat d’un traitement inégal
entre l’acquisition d’un logements neuf et l’acquisition d’un logement
dans le parc existant. Cela s’est d’abord traduit par une baisse de
l’aide puis par sa suppression.
Prime d’accession à la propriété (Eigenheimzulage)
Il s’agit d’une
prime se composant d’une allocation de base et d’allocations familiales.
L’allocation de base est de 1 250 € au maximum par an et l’allocation
familiale de 800 € par an. Cette prime déterminée en fonction des
revenus (70 000 € pour les célibataires, 140 000€ pour les couples
mariés, sur deux ans) est allouée une seule fois à toute personne
répondant aux critères demandés.
Le financement
provient des recettes fiscales globales, c’est à dire qu’il est à la
charge de
l’Etat fédéral et
des Länder à hauteur de 42,5% pour chacun, et à la charge des communes à
hauteur de 15%. Les services des impôts sont responsables de la gestion
des demandes et du paiement des allocations. Les autorités de contrôle
compétentes sont les services fiscaux de l’Etat fédéral et des Länder.
Cette aide n’est
en vigueur que pour les demandes faites avant le 1er
janvier 2006. Elle s’éteindra donc progressivement.
2-3 Pays-Bas
Aux Pays-Bas,
il existe depuis 2001 une aide à l’accession à la propriété (Bevordering
Eigenwoningbezit
- BEW) pour les ménages sous
conditions de ressources. Il s’agit d’une
participation
mensuelle aux charges hypothécaires. Cette participation s’élève au
maximum à 173,06 € par mois.
Cette aide pour
l’acquisition de la résidence principale est réservée aux ménages âgés
de plus de 23 ans qui n’ont pas été propriétaires de leur logement dans
les trois dernières années.
Il s’agit d’un
revenu après abattements divers. Le capital détenu par le demandeur ne
doit pas dépasser un certain montant.
L’obtention de
cette aide est assortie de l’accès à un fonds de garantie (Garantie
hypothécaire nationale - NHG). En cas de vente forcée de la maison, la
Waarborgfonds Eigen Woningen (Fondation néerlandaise chargée des
fonds de garantie des logements en propriété) couvrira le paiement des
charges hypothécaires restantes. Si, au bout de 15 ans, l’emprunteur
remplit toujours les conditions d’obtention de cette aide, le ministère
du logement versera en une fois le montant des 15 années suivantes. La
demande d’aide peut être faite auprès de l’établissement bancaire
prêteur ou directement auprès du ministère chargé du logement.
Le gouvernement
néerlandais estime à 20 000 ménages le nombre annuel de bénéficiaires de
cette aide. Le budget pour 2005 était de 4, 612 millions d’euros et pour
2006 de 4,845 millions d’euros.
Une réforme a été
votée par le Parlement en juin 2006, elle entrera en vigueur le 1er
janvier 2007. Elle concerne une augmentation des plafonds de
ressources ainsi que du coût d’acquisition du logement.
2-4 Royaume Uni
Depuis le 1er
avril 2006 un nouveau programme « Home Buy Scheme »
regroupe l’ensemble des procédures relatives à l’accession à la
propriété.
Cela regroupe
l’accession de leur logement pour les locataires du logement social et
l’aide pour les « Key workers » ainsi que les aides à
l’acquisition du premier logement.
- « Social
Home Buy » : les locataires du logement social non éligibles au
«Right to Buy » peuvent acheter avec un
rabais une part de 25% de leur logement, cette part bénéficie d’un
rabais, les 75%
restant font l’objet d’un loyer minoré. Les fonds ainsi obtenus doivent
permettre la
construction de nouveaux logements sociaux.
- « New
Build Homebuy » : les acheteurs d’un logement neuf peuvent n’en
acquérir qu’une part de 25%, le reste étant acquis par un bailleur qui
loue la part non achetée sur la base d’un taux de 3% de rentabilité. Les
accédants peuvent progressivement et à leur rythme se porter acquéreur
de cette part jusqu’à devenir entièrement propriétaire.
- « Open
Market Homebuy » : depuis 2006, deux
établissements bancaires proposent un
« equity loan
» prêt sans intérêt pendant 5 ans, qui couvrira 12,5% du montant de
l’acquisition. Au
bout de cinq ans le taux d’intérêt est plafonné à 3%. L’« equity loan
» est
remboursable à
échéance du prêt principal. Ce dispositif est prioritairement réservé
aux
« Key workers
» de la région de Londres et du sud ouest de l’Angleterre.
2-5 Belgique
En Belgique, la
région wallonne donne une aide pour faciliter l’accès à la propriété des
jeunes (18-35 ans). Cette aide est forfaitaire : 50 € par mois pendant 8
ans. Elle est assortie d’une assurance gratuite contre la perte de
revenus. En région flamande, il existe des primes à l’achat limitées à
13 grandes villes.
Dans les 2
régions, il existe des prêts à taux réduits ; le taux est alors fonction
du revenu du ménage.
2-6 Finlande
En Finlande,
depuis 1997, les aides à l’accession à la propriété, qui faisaient
précédemment l’objet de subventions et de bonifications d’intérêt,
consistent désormais uniquement en des bonifications d’intérêt.
2-7 Espagne
Le Gouvernement
espagnol a promulgué le 1er juillet
2005 un décret arrêtant un nouveau plan pour le logement pour les années
2005-2008. Ce plan correspond à la volonté de développer le logement
locatif, qui était jusqu’à présent presque absent de la politique du
logement espagnole.
Ce plan modifie
les aides à l’accession à la propriété.
Ces aides ciblent
deux catégories de revenus :
- les revenus
inférieurs à 16 442 € pour lesquels, suivant les catégories de ménages
et la
localisation du
logement, les subventions accordées vont de 7 000 à 12 200 € ;
- les revenus
compris entre 16 442 et 23 020 € pour lesquels, suivant les mêmes
critères,
l’aide varie entre
4 000 et 9 200 €.
L’aide est
accordée à la condition que le prix au m² des logements achetés ne
dépasse pas un certain plafond, différent selon qu’il s’agit de
construction neuve ou de logement d’occasion.
Pour les jeunes,
s’ajoute une aide annuelle de 600 euros sur cinq ou dix ans, pour payer
le coût de l’hypothèque.
Ce plan doit
mobiliser en aides directes 1,8 milliard d’euros sur 4 ans devrait
concerner environ 300 000 logements.
2-8 Suède
L’aide à
l’accession à la propriété prenait la forme d’une déduction, à hauteur
de 30 %, des intérêts d’emprunts non limitée dans le temps pour un
montant plafonné par logement. Le coût élevé de ce système a conduit le
Gouvernement à diminuer progressivement le taux de subvention jusqu’à la
disparition de cette aide en 2000. L’imposition du revenu fictif a été
remplacée par une taxe sur le logement qui combine loyer fictif et
subvention des intérêts d'emprunt. Cette nouvelle taxe rend négative
l'aide fiscale consentie aux ménages.
Ordonnance n°
2005-895 du 2 août 2005 :
Ordonnance n° 2005-895 du 2 août 2005 relevant certains seuils de
prélèvements obligatoires et tendant à favoriser l'exercice d'une
activité salariée dans des secteurs professionnels connaissant des
difficultés derecrutement (JORF n°179 du 3 août 2005 page 12694 texte n° 30)
Conventiondu
3 août 1998 : Convention quinquennale relative à la modernisation du
1 % Logement conclue en application de l'article L.313-19 du Code de la
Construction et de l'Habitation. (U.E.S.L.)
Convention d’Octobre
et décembre 2001 : Convention relative à la prolongation de la
convention du 3 août 1998. (U.E.S.L.)
Loi du 1er août
2003 : LOI n° 2003-710 du
1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la
rénovation urbaine (1)(JORF
n°177 du 2 août 2003 page 13281 texte n° 7)
Convention du 10
septembre 2003 : Convention du relative à l'intervention du 1 %
Logement dans la politique de rénovation urbaine et portant modification
des conventions du 11 octobre et du 11 décembre 2001. (U.E.S.L.
Loi du 13 juillet
2006 : LOI n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant
engagementnational pour le
logement (1)JORF n°163 du 16 juillet 2006 page 10662
texte n° 1
Convention du 15
juillet 2004 : Convention relative à l'intervention du 1 % Logement
dans la location-accession, le logement locatif et la rénovation
urbaine. (U.E.S.L.)
Convention du 27
octobre 2004 : Convention entre l'Etat et l'Union d'économie sociale
pour le logement relative à l'accompagnement du plan de cohésion sociale
par le 1 % Logement et à l'application du plan de rénovation urbaine. (U.E.S.L.)
Ordonnance N°
2005-895 du 2 août 2005 :
Ordonnance n° 2005-895 du 2 août 2005 relevant certains seuils de
prélèvements obligatoires et tendant à favoriser l'exercice d'une
activité salariée dans des secteurs professionnels connaissant des
difficultés derecrutement.JORF n°179 du 3 août 2005 page 12694 texte n° 30
Conventions du 22 mai
2006 : Convention du 22 mai 2006 relative aux interventions du 1 %
Logement dans le développement de l'offre et l'accès au logement. (U.E.S.L.)
Convention du 20
décembre 2006 : Convention entre l'Etat et l'UESL relative à
l'intervention du 1 % Logement en faveur des populations ayant des
difficultés particulières. (U.E.S.L.)
Loi n°2007-290 du 5
mars 2007: LOI n°
2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droitau logement opposable et portant
diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (1) (JORF
n°55 du 6 mars 2007 page 4190 texte n° 4)
Convention du 4
juillet 2007 : Convention entre l'Etat et l'UESL relative à
l'intervention du 1 % Logement dans la mise en oeuvre du plan d'action
renforcé en faveur des sans-abris (PARSA) annoncé le 8 janvier 2007. (U.E.S.L.)
Convention du 19
septembre 2007 : Convention entre l'Etat, l'ANAH et l'UESL en faveur
de la mobilisation du parc locatif privé vacant. (U.E.S.L.)
Convention du 21
décembre 2007 : Convention entre l'Etat et l'UESL pour
l'accompagnement par le 1 % Logement des mesures en faveur du pouvoir
d'achat. (U.E.S.L.)
Loi de finances
rectificative pour 2007 :
LOIn° 2007-1824 du 25 décembre
2007 definances rectificative
pour 2007 (1)JORF n°0301 du 28 décembre 2007 page 21482
texte n° 1
ANNEXES
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ref: 99-cop-200
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