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 LE CONTRAT A DUREE DETERMINEE “SENIOR”

Publié le : 17 juillet 2008

Auteur : Catherine GUILLOU-KEREDAN

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[Commentaires]

La croissance de la population active est en train de ralentir. Selon la nouvelle projection tendancielle, le nombre d’actifs augmenterait encore au même rythme que les années précédentes jusqu’en 2007, puis sa croissance se réduirait progressivement jusqu’à 2015. Une population totale fortement révisée à la hausse ainsi qu’une remontée de l’activité des seniors induite par les réformes des retraites expliquent ce nouveau profil. {1}Avec un taux d’emploi de 37,8% pour les 55-64 ans en 2005, la France se situe bien en dessous de la moyenne européenne -42,50%-  et loin de la cible des 50% en 2010 fixé en droit communautaire. {2}Nous verrons dans un premier temps ce que prévoit le droit international et le droit communautaire pour l’emploi des seniors et nous nous pencherons ensuite sur l’une des mesures du plan national d’action concerté pour l’emploi des séniors : le CDD Senior.

   
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Au niveau international : Dans le cadre de la Recommandation 195 du 6 juin 2004 {3} l’Organisation Internationale du Travail exhorte les Etats membres à promouvoir l’accès à l’éducation et à la formation continue pour tous et notamment les personnes ayant des besoins spécifiques identifiés comme les personnes âgées.

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Au niveau européen : La stratégie européenne de l’emploi qui se décline en un ensemble de lignes directrices et de recommandations aux états membres a été initiée par le traité d’Amsterdam en 1997. {4}
Lors du Conseil de Lisbonne de mars 2000, l’Union Européenne s’est fixée pour objectif d’atteindre un taux d’emploi de 50% pour les 55-64 ans en 2010 soit pour la France une amélioration de plus de dix points. {4}
En mars 2001, le Conseil de Stockholm a ajouté des objectifs intermédiaires et un objectif supplémentaire de 50% pour le taux d’emploi des personnes âgées (55 à 64 ans) d’ici 2010. {4}
En adoptant la Directive européenne 2000/78 du 27 novembre 2000, l’Union Européenne s’est fixé un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail quelle que soit la religion ou les convictions, l’orientation sexuelle ou l’âge. Elle autorise des exceptions limitées pour permettre des programmes spéciaux de promotion de l'intégration de travailleurs plus âgés ou plus jeunes sur le marché du travail. {5} Au vue de résultats décevants le Conseil européen de mars 2005 a procédé à une révision de la stratégie européenne pour l’emploi visant a relancé la stratégie de Lisbonne. Parmi les recommandations adressées à la France, certaines concernent spécifiquement l’emploi des travailleurs âgés. Ces recommandations invitent la France à surveiller les répercussions de la réforme des pensions sur l’âge de départ à la retraite et élaborer une stratégie globale de vieillissement actif visant à maintenir les travailleurs âgés plus longtemps sur le marché du travail. {6}

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Le plan national d’actions concerté pour l’emploi des séniors 2006-2010 : Prévu par la loi 2003 et engagée en 2004 une négociation relative à l’emploi des séniors  a débouché sur l’accord interprofessionnel du 13 octobre 2005. Celui-ci a été signé par plusieurs organisations syndicales et patronales le 9 mars 2006. (la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, et les trois organisations patronales MEDEF, CGPME et UPA). Le plan pour l’emploi des séniors 2006-2010 reprend les dispositions de cet accord et l’une des mesures de ce plan est le CDD Sénior. {7}

[Commentaires]

Le  CDD Sénior : définition

Dans leur accord du 13 octobre 2005 « relatif à l’emploi des seniors… », signé le 9 mars 2006, les partenaires sociaux ont considéré que l’aménagement des dispositions relatives au contrat à durée déterminée (CDD) pouvait favoriser le retour à l’emploi des seniors et aussi leur permettre de compléter leurs droits afin de bénéficier d’une retraite à taux plein. Ils ont ainsi prévu le recours à un contrat à durée déterminée d’une durée maximum de 18 mois, renouvelable une fois, pour les personnes de plus de 57 ans en recherche d’emploi depuis plus de 3 mois ou bénéficiaires d’une convention de reclassement personnalisé. Cette disposition conventionnelle a été transposée dans le Code du travail par le décret n° 2006-1070 du 28 août 2006 (JO du 29) {8}

Qui peut conclure un CDD Senior ?

Du côté des employeurs
Le CDD senior peut être conclu par tous les employeurs à l’exception des professions agricoles. Ce CDD doit être conclu avec une personne remplissant les conditions visées ci-dessous, afin de faciliter son retour à l’emploi et de lui permettre d’acquérir des droits supplémentaires en vue de la liquidation de sa retraite à taux plein.

Du côté de la personne recrutée
Le CDD « senior » s’adresse aux personnes âgées de plus de 57 ans inscrites depuis plus de trois mois comme demandeur d’emploi ou bénéficiant d’une convention de reclassement personnalisé (CRP).
{8}

[Commentaires]

Statut d’un salarié titulaire d’un CDD « sénior 

Le salarié titulaire d’un CDD « senior », comme tout autre titulaire d’un CDD « classique », dispose des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise : il exécute son travail dans des conditions identiques (durée du travail, travail de nuit, repos hebdomadaire, jours fériés, hygiène et sécurité…) et peut accéder aux mêmes équipements collectifs : transport, restauration, tickets restaurant, douches, vestiaires, bibliothèque, salles de repos, crèches… Sa rémunération doit être au moins égale à celle que percevrait, après période d’essai, un autre salarié de l’entreprise, sous contrat à durée indéterminée, de qualification équivalente et occupant le même poste de travail. En cas de maladie ou d’accident, le salarié en contrat à durée déterminée peut avoir droit aux indemnités complémentaires prévues par la convention applicable à l’entreprise, s’il remplit les conditions posées par cette convention (par exemple, les conditions d’ancienneté). Par ailleurs, il peut bénéficier d’indemnités et de mesures particulières pour compenser la précarité de son emploi, notamment une indemnité compensatrice de congés payés au titre du travail effectivement accompli durant le contrat, quelle qu’en ait été la durée, si les congés n’ont pas été pris pendant la durée du contrat. Son montant ne peut être inférieur à 10 % de la rémunération totale brute due au salarié (indemnité de précarité comprise, lorsque celle-ci est due). {8}

Modalités : précisions

Le CDD senior est un contrat conclu au titre de dispositions légales destinées à favoriser le recrutement de certaines catégories de personnes sans emploi (1° de l’article L. 1242-3 du Code du travail) ce qui exclut en principe ses titulaires du bénéfice de l’indemnité de précarité versée en fin de contrat. Toutefois, l’avenant du 9 mars 2006 à l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2006, prévoit que les titulaires d’un CDD « senior » bénéficient, à l’issue de leur contrat, d’une indemnité de même nature que cette indemnité de précarité. Cet avenant ayant été étendu par arrêté du 12 juillet 2006 (JO du 22), il s’applique à tous les employeurs relevant des secteurs d’activité représentés par le Mouvement des entreprises de France (Medef), la Confédération générale des petites entreprises (CGPME) et l’Union professionnelle artisanale (UPA). Ainsi, en pratique, à de rares exceptions près, les salariés embauchés en CDD « senior » pourront prétendre à une indemnité d’un montant équivalent à celui de l’indemnité de précarité) (soit en principe 10 % de la rémunération brute totale due au salarié). {8}

Le plan national d’actions concerté pour l’emploi des séniors 2006-2010 contenait 31 mesures, dont la plus médiatisée fut le CDD senior aujourd’hui « inopérant », selon les termes de David Anglaret, de la Direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle. « Entre 0 et 500 contrats ont été signés », estime-t-il. Mais l’intérêt du plan senior dépasse le CDD senior. Il avait 4 objectifs principaux : faire évoluer les mentalités ; favoriser le maintien et le retour dans l’emploi des seniors ; et aménager les fins de carrière. Concrètement, une campagne de sensibilisation du grand public a été lancée, en trois vagues (2006, 2007 et 2008) et une dizaine d’assises régionales, organisées. La contribution Delalande et les mises en retraite d’office avant 65 ans ont été supprimées, la surcote dopée, le cumul emploi-retraite simplifié, les préretraites privées taxées et les retraites progressives assouplies. « Le maintien dans l’emploi des seniors repose sur des décisions d’entreprise », constate David Anglaret, légèrement défaitiste. Pour favoriser le retour dans l’emploi des seniors, l’ANPE et les Assédic ont été mises à contribution, notamment via l’instauration d’un suivi mensuel dès le premier mois pour les plus de 50 ans, l’inscription dans un parcours de recherche accompagné pour 30% d’entre eux, la délivrance d’une aide dégressive à l’emploi ou encore le triplement du nombre de Contrat initiative emploi (porté à 35000 en 2008) dédié aux seniors. 600 millions d’euros ont ainsi été débloqués par le gouvernement en janvier en faveur des seniors. {10}. Bien que nous n’ayons pas encore assez de recul, le bilan de cette mesure reste donc plus que mitigé. L’Insee prévoyant à l’horizon 2050, 1,4 actifs pour un inactif de 60 ans contre aujourd’hui 2,2 actifs pour un actif de 60 ans la question de la gestion des séniors reste plus que jamais d’actualité.
La première veille a permis de montrer qu’à ce jour, le recours au CDD Sénior reste peu répandu et peut être considéré comme un échec.
Le CDD senior étant soumis à une condition d’âge, 57 ans et plus, la question s’est naturellement posée de savoir si ce dispositif était condamnable en application de la directive n°2000/78/CE portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail et prohibant les discriminations fondées sur l’âge. A ce titre nous étudierons dans un premier temps un cas de jurisprudence allemand. Nous verrons ensuite ce que l’actualité en France à apporté sur ce point.

[Commentaires]

Le CDD Sénior : frontière à la discrimination

Le recrutement est un élément stratégique pour la progression du taux d’emploi des séniors. Les méthodes de recrutement doivent s’interdire de faire de l’âge un critère de choix et doivent au contraire rechercher davantage à valoriser les aptitudes de chacun. Les partenaires sociaux encouragent les branches professionnelles et les entreprises à prendre toutes dispositions utiles à cet effet. Les organisations syndicales de salariés et d’employeurs appuieront cette démarche par une demande conjointe auprès de l’ANPE, l’APEC et des organisations professionnelles représentatives des cabinets de recrutement et des entreprises d’intérim, de toute absence de discrimination en fonction de l’âge des candidats. {11}. De manière générale, la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) considère qu’il n’y a pas d’incompatibilité de principe entre politique de l’emploi et principe de discrimination. La Directive 2000/78 (Directive du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail) a établi un cadre général pour lutter, en matière d’emploi et de travail, contre les discriminations fondées notamment sur l’âge (art.1). La Directive 2000/78 (art6 §3) dispose que les états membres peuvent prévoir que de telles différences de traitement ne constituent pas une discrimination lorsqu’elles sont objectivement et raisonnablement justifiées, dans le cadre du droit national, par un objectif légitime, notamment, par des objectifs légitimes de politique de l’emploi, du marché du travail et de la formation professionnelle, et que les moyens de réaliser cet objectif sont appropriés et nécessaires. Par l’arrêt du 22 novembre 2005, {2} la CJCE a souligné que la législation allemande a clairement pour objectif de favoriser l’insertion professionnelle des travailleurs âgés au chômage, dans la mesure où ces derniers se heurtent à des difficultés importantes pour retrouver un emploi. La solution est clairement transposable au CDD sénior français instauré par décret n°2006-1070.
Mais la CJCE s’attache à vérifier en application de la Directive 2000/78, si le moyens mis en œuvre pour réaliser cet objectif légitime sont appropriés et nécessaires. Dans l’affaire du 22 novembre 2005,
{12} l’application du droit allemand du CDD aboutissait à une situation dans laquelle tous les travailleurs atteint l’âge de 52 ans, sans distinction, qu’ils aient ou non été en situation de chômage avant la conclusion du contrat et quelle qu’ait été la durée de la période de chômage éventuel, peuvent valablement, jusqu’à l’âge auquel ils pourront faire valoir leur droit à une pension de retraite, se voir proposer des contrats de travail à durée déterminée, susceptibles d’être reconduits un nombre indéfini de fois. Cette catégorie de travailleurs, déterminée exclusivement en fonction de l’âge, risque ainsi d’être exclue du bénéfice de la stabilité de l’emploi, laquelle constitue pourtant, ainsi qu’il ressort de l’accord-cadre, un élément majeur de la protection des travailleurs. Cette législation allemande, parce qu’elle retient l’âge du travailleur pour unique critère d’application d’un contrat de travail à durée déterminée, sans qu’il ait été démontré que la fixation d’un seuil d’âge, en tant que tel, indépendamment de toute autre considération liée à la structure du marché du travail en cause et de la situation personnelle de l’intéressé, est objectivement nécessaire à la réalisation de cet objectif d’insertion professionnelle des travailleurs âgés au chômage, selon la CJCE, va au-delà de ce qui est approprié et nécessaire pour atteindre cet objectif.
Le droit français interne a évité cet écueil, en exigeant que le bénéficiaire d’un contrat  de travail sénior soit âgé de plus de 57 ans et inscrit depuis plus de trois mois comme demandeur d’emploi ou qu’il bénéficie d’une convention de reclassement personnalisé. (C. travail Art D 322-25)

[Commentaires]

Ce qu’il s’est passé en France

Le gouvernement a détaillé le 7 juin 2008 son plan pour doper l’emploi des 55-64 ans, qui plafonne ne France à 38,3%. L'objectif d'atteindre 50 % à l'horizon 2010 est une condition nécessaire de la réforme des retraites. Comment augmenter dans les faits la durée de cotisation à 41 ans, si le salarié âgé ne parvient pas à travailler plus ? {13}. Le plan veut inciter les employeurs à mieux intégrer les séniors dans leur gestion des ressources humaines et favoriser le retour vers l’emploi des séniors. Et les assurés seront poussés à prolonger leur activité au-delà de 60 ans. Dans un premier temps, le gouvernement veut conduire les entreprises de plus de 300 salariés et les branches à négocier et conclure avant la fin 2009 des accords favorisant l’emploi des séniors. Faute d’accord, les entreprises se verraient contraintes à partir de 2010 à verser une cotisation additionnelle à l’assurance vieillesse dont le montant reste à déterminer. {14}. Il assouplit le cumul emploi-retraite qui permettra, sans plafond et sans période de carence comme aujourd'hui, de continuer à travailler tout en partant à la retraite. Il veut augmenter la surcote pour ceux qui travaillent au-delà de la durée. Pour encourager le retour à l'emploi des seniors, il va aussi supprimer progressivement la "dispense de recherche d'emploi" pour les chômeurs de plus de 57 ans - celle-ci aura disparu en 2012. Mais compte tenu de la réalité du marché de l'emploi des seniors, les syndicats sont sceptiques. "La plupart de ces mesures ne concernent que ceux qui sont encore dans l'emploi, et deux salariés sur trois n'y sont plus quand ils atteignent l'âge de la retraite", estime Jean-Christophe Le Duigou (CGT), tout en se félicitant des mesures contraignantes pour les entreprises proposées aussi par le gouvernement.
La cessation des "préretraites de fait",
qui permettent aux entreprises de licencier à moindre frais, a été également confirmée. De même que la suppression des mises à la retraite d'office et des limites d'âge pour permettre au salarié de choisir le moment de son départ. La plupart de ces mesures devraient être présentées dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale à l'automne.
Si le gouvernement se refuse à imposer des quotas aux entreprises, il assure que des accords seront passés dans les entreprises ou par branche. L’accompagnement des demandeurs d’emploi des plus de 55 ans est aussi prévu : des conseillers vont avoir pour mission de les aider pendant toutes leurs recherches.
Le but affiché du gouvernement est bien « d’inverser la tendance », comme l’a rappelé Christine Lagarde lors de la conférence de presse, afin d’atteindre un « taux d’emploi des seniors positif ». La ministre a surtout insisté sur le fait qu’il fallait changer les mentalités : de nos jours, un employé de 60 ans est tout à fait capable de travailler. L’idée reçue selon laquelle un senior qui part au chômage permet à un jeune de trouver un emploi est loin de se concrétiser. Laurent Wauquiez a donc plaidé pour la mise en place d’un système de tutorat, grâce auquel un employé expérimenté peut former un nouveau venu. Des mesures qui ne plaisent cependant pas aux syndicats, qui ont immédiatement fait part de leur inquiétude. Bernard Devy (FO) a regretté les « incertitudes sur les sanctions qui sont portées aux employeurs » et Jean-Christophe le Duigou (CGT) a déploré la libéralisation du cumul emploi-retraite.
{15}
Moins d'un senior sur deux (48%) souhaite continuer à travailler jusqu'à l'âge permettant de toucher sa retraite à taux plein, tandis que la majorité souhaiterait s'arrêter avant.
{16}.
Par conséquent, le maintien en activité des séniors ne sera probablement pas quelque chose d'aisé à mettre en œuvre. Il y a donc là un enjeu primordial pour la société, les chefs d'entreprise et bien-sûr les salariés, dans un contexte où l'espérance de vie progresse, où le système de retraite est en péril, et où les salariés européens s'inscrivent dans une réalité bien différente, avec un taux d'activité des séniors bien plus élevé.

[Commentaires]


 

SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
   

 

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{1} http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=IP1092&reg_id=0

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{2} http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-837.pdf (p. 9)

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{3} http://www.ilo.org/public/english/employment/skills/download/recom195fr.pdf

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{4} http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-837.pdf (p. 26)

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{5} http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2000:303:0016:0022:FR:PDF

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{6}http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-837.pdf (p. 27)

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{7}http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_national_d_action_concerte_pour_l_emploi_des_seniors_2006-2010-2.pdf

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{8}http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/emploi-seniors/contrat-duree-determinee-senior-cdd-senior.html?var_recherche=CDD%20SENIOR

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{9} http://www.lesjeudis.com/emploi-experimente/actualites/cdd-seniors-apres-247.html

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{10}http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-bilan-en-demi-teinte-du-plan-national-en-faveur-des-seniors-de-2006_154005.html

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{11} http://www.quinqetsens.fr/upload/telechargements/acc_interpro_emploi_seniors_194.pdf

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{12} http://www.halde.fr/IMG/alexandrie/1455.PD

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{13} http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/27/emploi-des-seniors-le-gouvernement-met-la-pression_1063643_823448.html?xtor=RSS-823353

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{14}  La tribune, article paru le 27 juin 2008

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{15} http://www.francesoir.fr/politique/2008/06/28/seniors-le-gouvernement-veut-inverser-la-tendance.html

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 {16}http://www.institutmanpower.fr/index.php?rubrique=etudes&option=fiche_etude&date=2008-03-27&titre=Quelle%20place%20pour%20les%20seniors%20dans%20/l'entreprise%20?%20Une%20enqu%EAte%20de%20l'IME (parue dans Entreprises et Carrières du 25 juin 2008)

 
ANNEXES
 

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