L’actuel système de financement des syndicats français est critiqué de
toutes parts, sur son statut juridique. En France, le syndicat est la seule
entité juridique de cette taille qui n’a pas l’obligation de publier ses
comptes. A l’origine de cette situation il y a la Loi WALDECK ROUSSEAU du 21
mars 1884 (http://etranger.sgen-cfdt.org/txt/1884.html),
cette loi autorise les syndicats à ne pas publier leurs comptes, ce
texte vise à protéger les salariés adhérents contre la pression du patronat
en protégeant leurs identités. Les comptes des syndicats sont protégés dans
ces conditions impossible de savoir combien de personne adhérent au syndicat
et donc comment sont financés les syndicats. La seule organisation syndicale
qui semble ouvert est la CFDT qui publie chaque année ses comptes elle parle
d’un financement à hauteur de 30% de subvention public par an. Dès lors,
cela laisse planer le doute quand à la légalité ou tout du moins à
l’honnêteté des syndicats sur leur mode de fonctionnement. Les grands
syndicats ont d’ailleurs largement été éclaboussés par la découverte des
« caisses noirs » lors de l’affaire UIMM, ainsi que des enquêtes concernant
des détournements d’argent dans des comités d’entreprise de grandes
structures où les syndicats ont une présence très puissante tel qu’à EDF.
D’ailleurs la cour des comptes elle-même tire la
sonnette d’alarme depuis les années 90 sur les revenus extérieurs des
syndicats (subventions). Concernant leurs ressources « légales », nous
savons que tous les syndicats sont largement subventionnés à tous les étages
de la vie politique : aussi bien au niveau du gouvernement que des régions,
des départements ou des villes. Mais comme les différents organes de l’Etat
ne sont pas capables de présenter une comptabilité claire, il est impossible
de dire combien les syndicats reçoivent, sous forme de subventions
publiques. L’activité syndicale ne résume pas à l'allocation de ressources
financières. En effet, les syndicats sont avant tout composés d'hommes et de
femmes qui y travaille de manière gratuite, mais payés par les entreprises.
En effet, le système des délégations de temps syndical est à imputer au
budget des entreprises, alors que cela relève précisément de la pure
activité syndicale. La moindre des choses serait que ces travailleurs
gratuits pour les syndicats apparaissent d’une manière ou d’une autre dans
leurs comptes. Le système des travailleurs gratuits pose en outre un gros
problème de transparence et de justice entre les différents syndicats :
comment s'assurer qu'une personne en temps de délégation ne réalise pas en
réalité un travail de militantisme ou de campagne électoral ? Et donc,
comment ne pas s'assurer qu'un syndicat ne détourne pas des ressources
financières et humaines au profit de ses campagnes électorales et militantes
pour pouvoir ainsi profiter d'un effet de concurrence déloyal vis à vis
d'autres syndicats souhaitant entrer sur ce marché?
La nécessité d’une réforme s’impose, le législateur
s’appuiera sur les différents rapports rendus publics par la Cour des
comptes et IGAS pour proposer un projet de loi en 2003. Nous allons nous
arrêter sur un projet de juin 2003 : projet 977 (www.palais-bourbon.fr/12/propositions/pion0977.asp).
La proposition de loi vise à instaurer un financement public contrôlé
des syndicats, depuis 20 ans la quantité d’adhérent n’a cessé de baissé il y
a 20 ans il y avait 20% d’adhérent contre 8% en 2003. Le rôle des syndicats
restent important dans la négociation collective, la France ne peut se
passer de syndicats, avec la baisse des adhérents les syndicats doivent
faire face à leur dépense. Le projet de 2003 propose de copier le
financement des partis politique mit en place en 1995, le financement public
tiendrait compte des critères de représentativité, en fonction des résultats
obtenus aux élections des prud’hommes ou des conseils paritaires de la
fonction public. Une fraction supplémentaire sera attribuée à tout syndicat
qui ne bénéficie pas de cette représentativité, à condition qu’il ait perçu
des dons de la part d’au moins 10 000 personnes physiques. Les syndicats
doivent désignés un mandataire sociale pour recevoir les dons. Et enfin la
Commission national des comptes de campagne et des financements politiques
verra ses pouvoirs élargis avec la vérification de la comptabilité des
syndicats. Les législateurs ne donneront pas suite, il faudra attendre le
rapport HADAS-LEBEL pour remettre le sujet au tapis. (http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000364/0000.pdf).
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Le Premier ministre commande en décembre 2005, à
Raphael HADAS-LEBEL président de section au Conseil d’Etat un rapport sur la
rénovation du dialogue social. Plusieurs points sont analysés dans ce
rapport : la représentativité des organisations syndicales et
professionnelles… Mais surtout une question qui nous importe sur les moyens
des organisations syndicales et de leur financement. Sur la base de cette
analyse, selon M.HADAS-LEBEL, plusieurs facteurs concourent à ce manque de
lisibilité dont l’absence d’obligation de publication de leurs comptes par
les organisations syndicales, l’extrême émiettement des ressources publiques
et parapubliques éclatées entre des organismes nombreux (Etat, organismes
paritaires, collectivités locales) et difficiles à identifier et enfin la
complexité des structures syndicales. Et de conclure : "Toutes les
organisations syndicales nous ont affirmé être dans l’incapacité d’élaborer
des comptes consolidés qui seuls permettraient pourtant d’avoir une idée de
l’équilibre global de leurs financements". En vertu de toutes ces embûches
et de toute cette opacité ambiante, le conseiller d’Etat reste prudent sur
les chiffres : il ne donne que des chiffres émiettés et annonce seulement le
montant des cotisations avouées lors d’entretiens avec les représentants des
confédérations (rien de vérifiable ni de validé par un commissaire aux
comptes…) par les syndicats. Ce rapport semblait vouloir aller au-delà des
« Tabous » et remettre en question l’opacité des financements des syndicats.
Comme beaucoup de rapports, il a fait « flop » car étrangement, si tous les
médias ont parlé du problème de la représentativité des syndicats aucun n’a
abordé le sujet du financement des syndicats, qui occupe pourtant la moitié
du rapport. En septembre-octobre 2007, l’UIMM a été secouée par les
révélations sur des retraits de fonds en liquide qui auraient été effectués
par son président, Denis Gautier-Sauvagnac. Les fonds serviraient en autre à
financer les syndicats de salariés, cette affaire a remit au premier rang le
rapport HABAS-LEBEL, nos législateurs sont de nouveau confrontés aux
problèmes du financement des syndicats, 3 documents vont voir le jour.
La première c’est la proposition de loi tendant à la
pérennité et à la transparence du financement de la vie syndicale, (Oct.
2007) (http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0333.asp) qui
reprend les principes déjà évoqués au dessus, le financement des syndicats
doit se calquer sur le financement des partis politique, il doit
correspondre à la représentativité des syndicats dans les différentes
instances.
En deuxième nous avons la proposition de résolution
tendant à la création d’une commission d’enquête visant à étudier la
représentativité et le financement des syndicats (nov 2007) (www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0288.asp)
: Il est crée une commission d’enquête de 30 membres chargés d’établir le
montant exact des subventions que l’Etat donne aux syndicats et de définir
leur représentativité des syndicats aujourd’hui mais surtout demain.
La troisième proposition de loi visant à la
transparence des comptes des organisations syndicales, (Janv. 2008) (www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0592.asp) :
pour assurer cette transparence financière, il faut que les syndicats
tiennent obligatoirement une comptabilité conforme au plan comptable
général, ou il sera indiqué l’origine des fonds. Cette mesure permettre de
fournir les éléments d’une réflexion futur sur la question du financement
des syndicats de salarié, l’on pourra faire des comparaisons avec nos
voisins européens sur les meilleurs moyens à mettre en place. Cette loi
impose aux syndicats de publier leur compte chaque année, ou il sera
détaillé la provenance de chaque don, cotisations, avantage en nature (prêt
de personnel), …Ils devront donner l’effectif brut équivalent temps plein
chaque année. Chaque organisation syndicale devra mettre sur son site
internet dans les trois mois qui suit la clôture ses comptes, et les mettre
à disposition des tiers.
Si l’on veut pouvoir prétendre avoir des syndicats
libres dans une démocratie libre dans ce pays, les syndicats se devront
d’être transparents et indépendants. Au nom de la transparence, ils devront
donc fournir des comptes publiés et certifiés par deux commissaires aux
comptes, au même titre que les grandes entreprises françaises. Cette
comptabilité indiquera donc précisément les donations, cotisations, les
recettes de nature commerciales, ainsi qu’une indication sur le nombre
d’heures de détachement dont bénéficie le syndicat.
Au nom de l’indépendance, nos syndicats devront ils
renoncer aux subventions de l’Etat. Car c'est aux travailleurs de décider à
qui ils veulent donner l’argent de leur travail pour les représenter. Leur
prendre l'argent de leur dur travail par l'impôt pour ensuite le
redistribuer aux syndicats est d'une part une perte de temps et d'argent et
d'autre part, une corruption éthique. Les syndicats ne seront en accord avec
les attentes des travailleurs que dès le moment où leur existence ne sera
totalement subordonnée au mandat réel par une cotisation qu'ils ont reçu de
leurs membres travailleurs.
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Mais les syndicats peuvent –ils survivre en attendant
la prise de conscience des Français sur leur utilité, aujourd’hui les
chiffres sur l’adhésion est en baisse, comment survivront nos syndicats sans
adhérents, si l’état ne leur verse pas de subvention.
La « position commune »
affiche clairement l’attachement des signataires à la définition de règles
de certification et de publicité des comptes des organisations syndicales
comme des organisations patronales. Le texte affiche que la part principale
des ressources des organisations syndicales doit provenir des cotisations
des adhérents. Il indique qu’en ce qui concerne les subventions, les
institutions doivent respecter des principes fixés par la négociation
nationale interprofessionnelle.
Le texte prévoit
l’accroissement du nombre des adhérents pour renforcer la légitimité et
l’efficacité des syndicats. Le recrutement des adhérents doit être de la
responsabilité des syndicats, mais la loi précise que les entreprises
peuvent, à leur initiative, apporter des moyens aux organisations
syndicales, elles devront prioritairement prendre des formes favorisant
l’adhésion (le chèque syndical, par exemple). La seconde avancée importante
concerne la transparence financière. Cette transparence vaut aussi bien pour
les organisations syndicales salariés que pour les organisations syndicales
patronales. Sur la question des mises à disposition, il est précisé qu’il
faut trouver une sécurité juridique. Cette mesure serait une reconnaissance
des mises à disposition qui n’ont jamais fait l’objet d’un accord
interprofessionnel. Le texte demande aussi aux pouvoirs publics de recenser
les différents moyens financiers perçus par les syndicats au niveau de
l’Etat (ministères, région, départements …), des entreprises, des branches,
et de l’interprofessionnel. Enfin, concernant les subventions relevant du
paritarisme, le texte stipule qu’il appartient aux partenaires sociaux de
négocier les financements, le principe veut que la négociation est lieu au
niveau national interprofessionnel, pour donner des directions à suivre aux
conseils d’administration de ses différentes instances. Ce texte oblige les
syndicats à revoir leur position dans la société Française, aujourd’hui avec
ce texte le droit du travail ne se fera plus au niveau de l’Etat mais au
niveau de l’entreprise, l’intérêt pour les syndicats c’est de peser de tout
leur poids dans les négociations collectives au niveau de l’entreprise et
plus seulement au niveau national. Les salariés syndiqués pourront d’une
part, s’investir dans les élections de leur entreprise pour désigner les
syndicats qui vont les représenter, et d’autre part, et être aidé par un
soutien à l’adhésion. Pour les syndicats, cette réforme devrait les «
re-légitimer », mais en contrepartie, elle impose une obligation de
résultat.
Cette loi est en cours
de validation, l’opposition a déposée 1700 amendements, en ce qui concerne
le financement des syndicats des décrets d’applications doivent être votés
pour que la loi s’applique, le gouvernement vient de déclarer la loi urgente
elle devrait passée courant du mois d’août.
L’IGAS (Inspection
Générale des affaires Sociales) a mené entre 1990 et 2005 plusieurs rapports
et études concernant le financement des syndicats. En 2004 elle établit un
rapport sur le financement des syndicats en Union Européenne concernant la
Belgique, l’Allemagne, L’Italie, la Grande Bretagne et la Suède. Il y a une
réelle disparité entre les modes de fonctionnement des syndicats Européens,
la Belgique et la Suède qui affichent un taux de syndicalisation très élevé
respectivement 65% et 83%, le taux est stable depuis les année 70, grâce au
taux de syndicalisation les syndicats sont représentatifs et son
incontournable dans la négociation. L’Allemagne et l’Italie on un taux de
30%, ils sont puissants dans les secteurs ou ils sont le plus représentés,
l’Allemagne a une baisse d’adhérent depuis quelques année. Pour la Grande
Bretagne le taux est de 29%, il c’est affaiblit après l’ère Mme Tchatcher,
depuis les syndicats pèsent moins dans la balance des négociations. Compte
tenu des taux de syndicalisation la somme des cotisations versées par les
adhérents représente un montant considérable, de l’ordre d’un milliard
d’euros par an et par pays. Ce budget donne aux syndicats une autonomie
financière de l’ordre de 80%, si on ajoute les ressources propres, cette
proportion est généralement de plus 90%. En effet la préservation ‘un
certain nombre d’adhérent suffisant garantit une autonomie financière
considérable, on évite la perte de représentativité et un décalage entre les
adhérents et la direction ce que nous pouvons trouver en France. En
Allemagne la loi prévoit que pour qu’un syndicat soit représentatif, il doit
apporter la preuve d’un nombre d’adhérents suffisant mais aussi de sa
puissance sociale mesurée en particulier par sa puissance financière (il en
témoigne la taille de sa caisse en cas de grève). En Grande Bretagne pour
qu’un syndicat soit reconnu il faut qu’il représente 50% de l’effectif d’une
entreprise. En Belgique et en Suède ils n’y a aucun critères formels ou
quantitatifs étant donné les taux de syndicalisation. La plupart des
syndicats détienne un patrimoine considérable mais les dépenses courantes
sont quand même couvertes par les cotisations d’adhésions. Lorsqu’un
syndicat perd des adhérents c’est une bonne partie de son budget qui se
volatilise. Nos voisins Européens on parfois recourt à certaines pratiques,
il n’est pas rare en Grande Bretagne que les syndicats se fassent
concurrence même si dans les négociations ils sont partenaires. Il peut y
avoir des fusions, diminution des coûts par la réduction des effectifs… Pour
c’est pays l’importance fondamentale c’est le nombre d’adhérent, c’est une
question de survie !
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Le taux de
syndicalisation dépend de plusieurs facteurs, le facteur culturel jouant
souvent un rôle non négligeable, même si le salarié doit être convaincu de
l’intérêt personnel que représente pour lui l’adhésion à un syndicat. C’est
pour cette raison que les aides à la cotisation ne suffisent pas à dynamiser
le recrutement des adhérents, dans nos pays de l’UE il n’y a que la Belgique
et la Suède qui ont ce genre de pratique. Cette aide a la forme d’une prime
syndicale financée en partie par l’employeur et le salarié, c’est un
mécanisme différent du chèque syndical en France. Ce sont des incitations
d’adhésion mais ne constitue pas entièrement la raison du taux de
syndicalisation. En suède le pouvoir de persuasion vient des syndicats, en
effet lors de licenciement économique les syndicats peuvent modifier l’ordre
de départ des salarié, de plus c’est très mal vu de ne pas être syndiqué.
Pour séduire les adhérents les syndicats utilisent des gammes de services,
information et conseil sur les relations professionnelles collectives et
individuelles, la protection juridique en cas de litige avec l’employeur, la
compensation de la perte de revenus en cas de grève approuvée par le
syndicat. Certain syndicats proposent par le biais d’organisme qui leur sont
rattachés des services offerts. Cela peut être de l’assistance à la
constitution des dossiers de demandes de prestations sociales, et bien
d’autre. Cela peut expliquer pourquoi il y a des adhérents aux chômages et
de retraités, cela se pratique en Suède, Italie et en Belgique.
Les représentants des
salariés ont droit comme en France à des crédits d’heure. Dans les grandes
entreprises, le cumul des crédits d’heures et des dispositions particulières
des conventions collectives font que des salariés peuvent se consacrer
entièrement à l’activité syndicale de l’entreprise, au contraire de la
France il n’existe pas de mise à disposition de personnel que ce soit dans
le secteur public ou privé. En Italie 3000 salariés du secteur publics
Italien sont mit à disposition, ces mises à disposition sont prévues dans
les conventions collectives signées dans le secteur public et bénéficient
donc d’un cadre juridique.
Concernant la
participation à la négociation collective dans les cinq pays, la
représentation des salariés de l’entreprise est l’activité principale des
syndicats. L’activité syndicale ainsi définie est financée par les
ressources propres des syndicats, c'est-à-dire les cotisations associées aux
revenus financiers. Il n’est pas fait appel à des subventions de la part des
pouvoirs publics. Dans chaque pays ont a identifié les missions d’intérêts
générales déléguée aux syndicats :
Paiement des allocations
chômage en Belgique,
Gestion de l’assurance chômage
en Suède,
Assistance à la constitution
des dossiers de demande de prestations sociales en Italie,
Formations des demandeurs
d’emploi en Allemagne,
Promotion de la formation
professionnelle en Grande Bretagne.
L’état participe
indirectement dans le financement des syndicats, dans le cadre de ses
missions, par contre les syndicats doivent se constituer une personnalité
juridique distincte. Les versements directes d’argent aux syndicats est
interdit les financements publics sont perçus dans une comptabilité séparée.
En Grande Bretagne la promotion formation étant assuré par les syndicats,
les financements ne peuvent être utilisés qu’à cet effet, et chaque somme
dépensée est validée par une commission. D’autres subventions existent mais
elles représentent peu en comparaison du budget global des syndicats.
Chose étonnante dans
nos 5 pays seul la Grande Bretagne doit rendre ses comptes publics chaque
année, la Suède, l’Italie, l’Allemagne et la Belgique n’y sont pas tenus. En
effet cela leur permet d’avoir un statut juridique plus simple, donc aucune
transparence n’est de mise. La Grande Bretagne doit rendre ses comptes à
autorité d’accréditation, les informations recueillies sont publiées et
peuvent être accessible à tous. La question qui nous vient c’est comment
fonctionnent-ils ? Malgré ce manque d’obligation de transparence les
syndicats s’organisent pour contrôler leurs comptes. Il y a 2 types de
ressources :
Les ressources propres : il y
a des contrôles interne et externe en général. Les contrôleurs interne sont
des personnes éluent par le congrès, il vérifie que les fonds sont bien
utilisés, ils rendent compte devant l’instance qui les a désigné. En Suède,
le contrôle est double, les syndicats font appel à un commissaire au compte
externe qui certifie les comptes comme pour une entreprise. L’avantage de
ses contrôles c’est qu’ils assurent l’indépendance des syndicats par rapport
à l’état.
Les ressources publiques : les
organismes rattachés aux syndicats pour assurer les missions d’intérêts
généraux confiés par les différents Etat doivent avoir une comptabilité
différente, l’état assure un contrôle approfondit de ses comptes en
particuliers. Ils vérifient bien évidement que les comptes sont bien
séparés. Si des subventions publiques sont versées directement aux
syndicats, ils doivent établir des rapports d’activités.
Dans les pays étudiés, la stratégie essentielle de recrutement consiste en
le développement d’une large gamme de service, correspondant au besoin du
salarié. Les missions d’intérêt général sont donné aux syndicats sous
conditions, une des conditions est essentielle au fonctionnement d’un tel
système, il faut qu’ils aient une comptabilité séparée ce qui évite la
suspicion de mal versassions ou de manque d’indépendance. Une critique
faite régulièrement a nos syndicats Français, quand des affaires éclatent
(on pense à l’affaire fin 2007 de l’UIMM). Afin de concilier respect de
l’autonomie et transparence l’appel aux commissaires aux comptes est un
moyen de concilier les deux. La comptabilité séparée pour le versement des
subventions est tout à fait applicable en France. Cependant, toutes ces
dispositions ne sont pas transposables en France, dans la mesure où elles
exigent au préalable une légitimité très forte des syndicats. Mais nos
législateurs devraient lire ce type de rapport qui met en lumière une
alternative aux comptes totalement transparent. Ce qu’il faut retenir c’est
qu’il existe des moyens de permettre aux syndicats Français de garder leur
autonomie tout en conservant un « œil » sur leurs comptes.
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