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 Convention et congé de reclassement

Publié le : 20 juillet 2008

Auteur : DUFOUR Gwendoline

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Suite à un régime des licenciements économiques qui n’incitait pas les entreprises à anticiper les évolutions de l’emploi, procédurier et inégalitaire car il prévoyait seulement les dispositions de reclassement pour les entreprises de plus de 1000 salariés. L’état a décidé en octobre 2004 d’élaborer un projet de loi, de faire une réforme du licenciement économique et de créer une convention de reclassement personnalisée.
Le 18 janvier 2005, la loi de cohésion sociale n°2005-32 a été adoptée, l’art 74 créé la convention de reclassement personnalisée.
Suite à cette loi, les partenaires sociaux fixent les modalités dans un accord national interprofessionnel conclu le 05 avril 2005 et une convention en date du 27 avril 2005 agréée par le ministre de l’emploi le 24 mai 2005.
 
 
 
Convention de reclassement personnalisé
L’application de la convention de reclassement personnalisée a été renouvelée pour 3 ans par une convention d’assurance chômage du 18 janvier 2006 agréée par le ministre de l’emploi le 23 février 2006
Actuellement, lorsqu’une entreprise procède à des licenciements pour motifs économiques, celle-ci à l’obligation de faire un plan de sauvegarde de l’emploi, celui-ci contient des mesures destinées à éviter les licenciements ou à favoriser le reclassement des salariés.
Pour procéder à un licenciement économique, il faut que la cause de celui-ci soit
-          étrangère à la personne du salarié,
-          économique c'est-à-dire des difficultés économiques sérieuses, la réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, la cessation d’activités de l’entreprise ou des mutations technologiques.
-          des conséquences concrètes sur l’emploi, c'est-à-dire prouver qu’il y a bien une suppression d’emploi dans l’entreprise, une transformation d’emploi ou le refus du salarié d’une modification de son contrat de travail.
Ensuite tout dépendra de la taille de l’entreprise, si c’est une entreprise de plus de 1000 salariés, les salariés pourront bénéficier d’un congé de reclassement, pour les entreprises de moins de 1000 salariés, ils peuvent bénéficier d’une convention de reclassement personnalisée.
Nous nous intéresserons plus particulièrement à la convention de reclassement personnalisée qui a pour objectif de favoriser le retour à l’emploi grâce à la mise en place de différentes actions.
 
Le champ d’application 
La mise en place d’une convention de reclassement personnalisée concerne les entreprises de moins de 1000 salariés et celles en redressement ou liquidation judiciaire quelque soient leur taille.
Ces dispositions concernent les entreprises et établissement privé de tous types, elles concernent également les entreprises publiques et les établissements publics et commerciaux sauf les cas où il y a des dispositions contraires.
Les salariés qui peuvent bénéficier d’une convention de reclassement personnalisé doivent être liés à leur employeur par un contrat de travail.
Pour pouvoir bénéficier de cette convention, le salarié doit avoir au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise et être apte physiquement à exercer un emploi.
La proposition de cette convention est obligatoire, dans le cas ou l’employeur ne la propose pas, il se verra dans l’obligation de payer une contribution spéciale égale à 2 mois de salaire brut moyen des 12 derniers mois travaillés par salarié concerné.

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La procédure
L’entreprise doit informée chaque salarié individuellement et par écrit qu’il peut bénéficier d’une convention de reclassement personnalisée et ce qu’elle contient.
Le salarié a un délai de 14 jours pour accepter ou refuser celle-ci à compter du jour de la remise du document d’information.
La date de remise de cet écrit peut être différente.
Si l’employeur envisage le licenciement de moins de 10 salariés sur une période de 30 jours et qu’il n’y a pas d’instance représentative du personnel, il doit effectuer un entretien préalable au licenciement, pour cela il doit convoquer le salarié par lettre recommandée. Il doit remettre le document écrit au cours de cet entretien contre récépissé.
Lorsqu’il est prévu le licenciement économique de plus de 10 salariés sur une même période de 30 jours, il doit être soumis aux procédures d’informations et de consultations des représentants élus du personnel, obligation de remettre ce document aux salariés contre récépissé lors de la dernière réunion de consultation des représentants.
Si à la date de présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception notifiant le licenciement, le délai dont dispose le salarié pour accepter ou refuser la convention, n’a pas expiré, l’employeur a l’obligation d’envoyer une lettre recommandée au salarié.
Cette lettre stipule au salarié la date d’expiration du délai ainsi qu’en cas de refus de la CRP, la lettre est considéré comme la notification de son licenciement.
(Art L1233-65 du code du travail, Art L1233-3 et L1233-1 du code du travail)
Pour les salariés dont le licenciement est soumis à autorisation, le délai de 14 jours est prolongé jusqu’à la date de décision de l’autorité administrative compétente.
La lettre de licenciement ne peut être envoyée avant l’expiration d’un délai légal qui court à partir de la notification du projet de licenciement économique. Ce délai dépend du nombre de licenciements.
Lorsque le salarié accepte cette convention, il remet à son employeur le bulletin d’acceptation complété et signé.
Dans le cas où le salarié accepte cette CRP, le contrat de travail est considéré comme rompu d’un commun accord par les deux parties.
L’absence de réponse du salarié équivaut à un refus.
A l’issue du contrat de travail, c'est-à-dire le lendemain de l’acceptation de la CRP, l’employeur doit communiquer à l’Assedic, le bulletin d’acceptation, l’attestation d’employeur ainsi que la demande d’allocations avec la copie de la carte d’assurance maladie et la carte d’identité du salarié.
Le statut du salarié à compter du lendemain où il a accepté la CRP est stagiaire de la formation professionnelle.
 
La jurisprudence
Le salarié suite à la notification de son licenciement économique a accepté une convention de reclassement personnalisée. Il saisit ensuite le conseil des prud’hommes le 20 octobre 2005 pour contester le motif économique de son licenciement.
Les juges de premières instances appliquent les dispositions de l’article L321-4-2 du code du travail. Ils rejettent la demande du salarié au motif que lorsque l’on accepte une CRP, la rupture est réputée intervenue d’un commun accord, il ne peut donc pas contester le motif économique du licenciement.
La cour d’appel de Douai confirme la décision le 23 février 2007.(CA Douai Chambre sociale 23 février 2007 N°2006/01057).
Le 05 mars 2008, la cour de cassation casse et annule l’arrêt rendu par la cour d’appel. Elle considère que l’acceptation d’une CRP ne prive pas le salarié de contester le motif économique du licenciement.(Cass. Soc. 5 mars 2008 n°07-41964).

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Convention et congé de reclassement
 
(Art L1234-3 du code du travail, Art L1233-39 du code du travail, Art L1233-8 du code du travail) Aujourd’hui, la convention de reclassement personnalisée permet au salarié de bénéficier pendant 8 mois d’un accompagnement personnalisé afin qu’il puisse se reclasser le plus rapidement possible et bénéficier d’une allocation spécifique de reclassement.
A ce jour il n’y a qu’un seul arrêt de cour de cassation rendu, il permet de remettre en cause le motif économique du licenciement suite à l’acceptation d’une convention de reclassement personnalisée. Il n’y a pas d’autres jurisprudences.
Après avoir étudié dans la première veille le champ d’application et la procédure pour la mise en place d’une convention de reclassement personnalisée, nous verrons dans cette deuxième veille dans un premier temps les droits résultant de l’acceptation de la CRP, et ensuite les différences entre le congé de reclassement et la CRP, tant au niveau du champs d’application que de la procédure ou encore des droits du salarié.
 
Les droits résultant de l’acceptation de la CRP
 
Droit non financier 
Le salarié qui accepte une convention de reclassement personnalisé bénéficie, dans les 8 jours suivant la date d’effet de la convention, d’un entretien individuel de pré bilan pour l’examen de ses capacités professionnelles. Celui-ci permet d’élaborer un plan d’action de reclassement personnalisé décrivant les prestations d’accompagnement retenues d’un commun accord et qui seront proposées au bénéficiaire de la CRP au plus tard dans le mois suivant cet entretien individuel.
Le plan d’action de reclassement personnalisé peut comprendre, en fonction de la situation concrète du bénéficiaire de la CRP et de son projet de reclassement :
-          un bilan de compétence permettant d’orienter dans les meilleures conditions le plan d’action ;
-          des mesures d’appui social et psychologique pour permettre au bénéficiaire de prendre la mesure des engagements réciproques liés à la convention de reclassement personnalisé ;
-          des mesures d’orientation tenant compte de la situation du marché local de l’emploi ;
-          des mesures d’accompagnement comme la préparation aux entretiens d’embauche, les techniques de recherche d’emploi,...,
-          des actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
-          et/ou des mesures de formation prenant en compte l’expérience professionnelle de l’intéressé.
L’entretien individuel ainsi que la mise en oeuvre de ces mesures sont confiés à l’ANPE ou aux autres organismes participant au service public de l’emploi (AFPA, APEC...)
En acceptant la CRP, le bénéficiaire s’engage à :
 - réaliser les actions définies avec son correspondant unique et figurant dans le plan d’action de reclassement personnalisé,
 - être à plein temps actif dans la recherche d’emploi ;
 - répondre aux sollicitations de l’ANPE tant au niveau des convocations que des propositions d’emploi.
La CRP dure au maximum 8 mois.

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Droit financier 
Dès l’acceptation de la convention, il y a rupture du contrat d’un commun accord, cette rupture ne comporte pas de préavis ni d’indemnité de préavis, par contre elle ouvre droit à une indemnité de licenciement.
 
L’allocation spécifique de reclassement
Le bénéficiaire perçoit, pendant la durée de cette convention, une allocation spécifique de reclassement.
Le montant de l’allocation, calculé sur la base du salaire brut moyen des 12 derniers mois, sous réserve d’avoir au moins 2 ans d’ancienneté, est égal à 80% les trois premiers mois et à 70% les cinq mois suivants.
Cette allocation est payée mensuellement à terme échu, pour tous les jours ouvrables ou non ; elle ne peut être inférieure au montant de l’allocation de chômage à laquelle l’intéressé aurait pu prétendre, au titre de l’emploi perdu, s’il n’avait pas accepté la CRP.
Pendant les 3 premiers mois, elle ne peut être inférieure à 80% du montant journalier brut de l’indemnité de préavis que le salarié aurait perçue s’il n’avait pas accepté la CRP.
L’employeur contribue au financement de l’allocation par un versement à l’Assédic équivalent à deux mois de salaire de l’intéressé, sous réserve que la durée légale du préavis soit au moins égale à deux mois.
Pour les bénéficiaires de la CRP n’ayant pas deux ans d’ancienneté, l’allocation est du même montant que l’allocation d’aide au retour à l’emploi.
 
L’indemnité différentielle de reclassement
Elle est versée à l’intéressé ayant au moins 2 ans d’ancienneté et reprenant un emploi salarié dont la rémunération est, pour un nombre identique d’heure hebdomadaire de travail, inférieure d’au moins 15 % à la rémunération de son emploi précédent.
Le montant mensuel de l’indemnité différentielle est égal à la différence entre 30 fois le salaire journalier de référence et le salaire brut mensuel de l’emploi repri
 
Fin de la CRP
La CRP peut prendre fin lorsque son bénéficiaire refuse une action de reclassement, ou ne s’y présente pas, ou refuse une offre d’emploi considérée comme valable au sens des dispositions réglementaires du code du travail ou dans le cas ou il a fait des déclarations inexactes ou présenté des attestations mensongères en vue de bénéficier indûment de la convention de reclassement personnalisé.
Le bénéficiaire de la CRP qui, à l’issue de cette dernière, est toujours à la recherche d’un emploi, bénéficie, dans la limite de ses droits, de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), dès son inscription comme demandeur d’emploi, sans délai d’attente ni différé d’indemnisation. La durée d’indemnisation au titre de l’ARE est alors réduite du nombre de jours indemnisés au titre de l’allocation spécifique de reclassement.

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Les différences entre la convention de reclassement personnalisée et le congé de reclassement 
 
Au niveau du champ d’application
Contrairement à la CRP, le congé de reclassement ne peut pas être proposé aux entreprises en liquidation ou redressement judiciaire, par contre il s’applique à tous les salariés quelque soit leur ancienneté et leur catégorie professionnelle.
La CRP concerne les entreprises ou établissement de moins de 1000 salariés ainsi que les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire tandis que le congé de reclassement est destiné aux entreprises ou établissements de plus de 1000 salariés.
 
Au niveau de la procédure
 
Statut 
Si le salarié accepte le congé de reclassement il conserve son statut de salarié jusqu’à la fin de son congé tandis que pour la CRP le bénéficiaire a le statut de stagiaire de la formation professionnelle.
 
Préavis
Lorsque le salarié accepte une CRP, il y a rupture du contrat de travail, il ne fait donc pas son préavis, tandis que lors du congé de reclassement, le terme du préavis est reporté jusqu’à la fin du congé de reclassement mais il est dispensé de l’exécuter.
 
Conditions de mise en œuvre
La CRP est proposé directement au salarié par un document imprimé que les employeurs se procurent auprès de l’Assédic.
 
Tandis que pour le congé de reclassement, les conditions de mise en œuvres sont définis dans un plan de sauvegarde de l’emploi. Dans le document remis au salarié on doit indiquer les éléments suivants :
-          le terme du congé de reclassement ;
-          les prestations de la cellule « d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi » dont il peut bénéficier ;
-          l'obligation de donner suite aux convocations qui lui sont adressées par la cellule d'accompagnement ;
-          la rémunération versée pendant la période du congé de reclassement excédant la durée du préavis ;
-          les engagements du salarié pendant le congé de reclassement et les conditions de rupture de ce congé

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Délai d’acceptation
 
Le délai pour accepter la CRP n’est pas le même que pour le congé de reclassement. Pour la CRP le salarié a 14 jours pour accepter ou refuser tandis que pour le congé il a 8 jours.
 
Pour la CRP, il court à compter de la date de remise de l’écrit l’informant du bénéfice de la CRP, tandis que pour le congé, c’est à compter de la notification de la lettre de licenciement. L’employeur doit proposer le bénéfice du congé de reclassement dans la lettre de licenciement du salarié.
 
Pour le congé de reclassement, l’employeur doit lui indiquer qu’en cas de refus de ce congé de reclassement, il bénéficie des mesures d’évaluation des compétences professionnelles et d’accompagnement en vue du reclassement tandis que pour la CRP, en cas de refus de la part du salarié, celui-ci ne pourra pas bénéficier des actions destinées à favoriser son reclassement.
 
Accompagnement et suivi
 
La convention de reclassement personnalisé prévoit que chaque bénéficiaire fait l’objet d’un suivi personnalisé et individualisé afin de favoriser un reclassement professionnel rapide.
Dans le bassin d’emploi concerné, une équipe de reclassement personnalisé est chargé de l’appui individualisé des bénéficiaires de la CRP.
Cet accompagnement est assuré par l’ANPE ou tout autre opérateur habilité.
Pour le congé de reclassement, la cellule d’accompagnement assure une fonction d’accueil, d’information et d’appui au salarié dans ses démarches de recherche d’emploi. Elle assure un suivi individualisé et régulier du salarié ainsi que des opérations de prospection et de placement de nature à assurer son reclassement.
 
Durée
La durée de la CRP est de 8 mois, tandis que le congé de reclassement est compris entre 4 mois et 9 mois, la durée de celui-ci étant fixée par l’employeur après consultation des représentants du personnel, la durée peut être inférieure à 4 mois avec l’accord du salarié.
Lorsque le salarié effectue une action de formation ou de validation des acquis de l’expérience dans le cadre du congé de reclassement, la durée du congé ne peut être inférieur à la durée de ces actions dans la limite de 9 mois.
 
Rémunération
Pour la CRP, le bénéficiaire touche l’allocation spécifique de reclassement et son indemnité de licenciement.
Pour le congé de reclassement, le bénéficiaire continue de percevoir son ancienne rémunération pendant toute la durée du préavis.
Pendant la période du congé de reclassement excédant la durée du préavis, le salarié bénéficie d’une allocation mensuelle à la charge de l’employeur, dont le montant le montant est au moins égal à 65 % de sa rémunération mensuelle brute moyenne perçue au cours des 12 derniers mois précédant la notification du licenciement.
Au terme du congé, le bénéficiaire perçoit son indemnité de congés payés et son indemnité de licenciement.

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Non respect des engagements
 
Pour le congé de reclassement
Lorsque le salarié s'abstient, sans motif légitime, de suivre les actions mentionnées dans le document qu’il a signé ou de se présenter aux entretiens auxquels il a été convoqué par la cellule d'accompagnement, l'employeur lui notifie, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, une mise en demeure de suivre les actions prévues ou de donner suite aux convocations qui lui ont été adressées.
L'employeur précise dans ce courrier que si le salarié ne donne pas suite à la mise en demeure dans un délai fixé par celle-ci, le congé de reclassement sera rompu.
Si, à l'issue de ce délai, le salarié n'a pas donné suite à la mise en demeure, l'employeur lui notifie la fin du congé de reclassement par lettre recommandée avec avis de réception.
Si le préavis est suspendu, la date de présentation de cette lettre fixe le terme de la suspension du préavis.
 
Pour la CRP
 
La CRP prend fin :
- lorsque le bénéficiaire refuse une action de reclassement, où ne s’y présente pas, ou lorsqu’il refuse une offre d’emploi considérée comme valable au sens des dispositions réglementaires du code du travail ;
- ou lorsqu’il a fait des déclarations inexactes ou présenté des attestations mensongères en vue de bénéficier indûment de la convention de reclassement personnalisé.

Actuellement, lorsque l’on propose au salarié une convention de reclassement personnalisée ou un congé de reclassement, il est dans l’intérêt de celui-ci d’accepter ces mesures. La CRP lui permettant s’il a 2 ans d’ancienneté de bénéficier pendant 8 mois d’une indemnisation d’un montant supérieur à celle qu’il percevrait de l’assurance chômage en temps normal ainsi que d’un ensemble de mesures d’accompagnement destinées à favoriser son retour à l’emploi.Le congé de reclassement permet au bénéficiaire de garder le statut de salarié et de continuer à être rémunéré et cela même lorsque la durée du congé excède celle du préavis. Le salarié bénéficie également des prestations d’une cellule d’accompagnement, d’actions de formation et de validation des acquis.

Nous ne pouvons pas faire de choix entre ces deux mesures, celles-ci ayant chacune leur avantages et inconvénients et n’étant pas destinées aux mêmes tailles d’entreprises.La réussite dépendra avant tout de la qualité de suivi et d’accompagnement des bénéficiaires de cette convention ou du congé afin que le retour à l’emploi soit le plus rapide.

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SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
 
 
 
- www.legifrance.gouv.fr 
- http://info.assedic.fr/unijuridis
- Convention du 18 janvier 2006 relative à la convention de reclassement personnalisé
- Code du travail (codacod)
- Réforme du licenciement économique et création d’une convention de reclassement personnalisé Conseil des Ministres Mercredi 20 octobre 2004
- Loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale NOR : SOCX0400145L
- Décret no 2002-787 du 3 mai 2002 relatif au congé de reclassement NOR : MESF0210680D
- Convention du 18 janvier 2006 relative à la convention de reclassement personnalisé
- Code du travail (codacod)
- www.legifrance.gouv.fr
- http://info.assedic.fr/unijuridis
- http://www.tripalium.com
- http://vosdroits.service-public.fr
- http://www.travail.gouv.fr
 
ANNEXES
 

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