(2)
: la copie du titre de
travail doit être jointe à une lettre demandant la vérification de
l’authenticité du titre. Cela peut être fait par courrier recommandé ou par
voie électronique.
Si un salarié, donc sous contrat, n’est pas ou plus en
possession d’un titre de travail, l’employeur peut, soit suspendre son
contrat (en attendant le renouvellement du titre), soit le licencier pour
cause réelle et sérieuse
Si un
candidat n’a pas de titre de travail,
en tant qu’employeur, il vous appartient de réunir les pièces
relatives à la demande d’autorisation de travail. Ces pièces devront être
produites par le candidat à la préfecture à l’appui de sa demande de
changement de statut (ordonnance
du 02 novembre 1945).
Ces
pièces sont :
1°)
une lettre motivant le recrutement du salarié et détaillant les fonctions
qu’il va exercer,
2°) le formulaire CERFA correspondant à la nature de l’activité salariée
exercée en France,
3°) un extrait à jour K.BIS s’il s’agit d’une personne morale ; un extrait à
jour K., une carte d’artisan ou, à défaut, un avis d’imposition s’il s’agit
d’une personne physique,
4°) les statuts de la personne morale, s’ils existent,
5°) la licence d’entrepreneur de spectacles pour la carte de séjour
temporaire portant la mention « profession artistique et culturelle »,
6°) la copie du dernier bordereau de versement des cotisations et
contributions sociales adressé à l’organisme chargé de leur recouvrement,
7°) le cas échéant, la copie du dernier bordereau de versement des
cotisations à la caisse des congés payés,
8°) la copie du passeport ou du document national d’identité du salarié si
celui-ci réside à l’étranger,
9°) le curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa
qualification et de son expérience ; le cas échéant, la copie du diplôme ou
titre permettant l’exercice de l’activité salariée ; lorsque l’exercice de
l’activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, les
justificatifs que ces conditions sont remplies,
10°) l’arrêté de nomination, le cas échéant,
11°) lorsque la situation de l’emploi est opposable, les justificatifs des
recherches effectuées pour recruter un candidat déjà présent sur le marché
du travail.
Une
fois le titre délivré par la DDTEFP, il est nécessaire de faire le contrôle
à la Préfecture en suivant la procédure décrite ci-dessus.
Le salarié réside à l’étranger
Pour
recruter à l’étranger, il faut pouvoir prouver à la DDTEFP que l’entreprise
a mit tous les moyens nécessaires pour recruter en France (annonces,
sourcing…) et que aucun candidat n’a pu convenir.
Aucune
formalité particulière pour les ressortissants de l’Union Européenne des 27.
Pour
tous les autres :






(3)
:Le dossier de demande
d’introduction d’un salarié étranger doit être composé des documents
suivants (arrêté
du 10 octobre 2007):
1°) une lettre motivant le recrutement du salarié et
détaillant les fonctions qu’il va exercer,
2°) le formulaire CERFA correspondant à la nature de l’activité salariée
exercée en France,
3°) un extrait à jour K.BIS s’il s’agit d’une personne morale ; un extrait à
jour K., une carte d’artisan ou, à défaut, un avis d’imposition s’il s’agit
d’une personne physique,
4°) les statuts de la personne morale, s’ils existent,
5°) la licence d’entrepreneur de spectacles pour la carte de séjour
temporaire portant la mention « profession artistique et culturelle »,
6°) la copie du dernier bordereau de versement des cotisations et
contributions sociales adressé à l’organisme chargé de leur recouvrement,
7°) le cas échéant, la copie du dernier bordereau de versement des
cotisations à la caisse des congés payés,
8°) la copie du passeport ou du document national d’identité du salarié si
celui-ci réside à l’étranger,
9°) le curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa
qualification et de son expérience ; le cas échéant, la copie du diplôme ou
titre permettant l’exercice de l’activité salariée ; lorsque l’exercice de
l’activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, les
justificatifs que ces conditions sont remplies,
10°) l’arrêté de nomination, le cas échéant,
11°) lorsque la situation de l’emploi est opposable, les justificatifs des
recherches effectuées pour recruter un candidat déjà présent sur le marché
du travail.
(4)
: (article
L.5221-10 du Code du Travail)
Les employeurs de main d’œuvre étrangères sont tenus d’acquitter à l’ANAEM
(Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations) une
redevance forfaitaire / un remboursement forfaitaire (pour les étrangers
justifiant d’un contrat de travail de moins d’une année et pour les
travailleurs saisonniers), assortie le cas échéant d’une contribution
forfaitaire (pour les étrangers justifiant d’un contrat de travail de plus
d’un an)
Pour un contrat d’1 an ou plus :
• 893 euros (725 euros au titre de la contribution forfaitaire + 168 euros
au tire de la redevance forfaitaire), si le salaire mensuel brut est
inférieur ou égal à 1 525 euros ;
• 1 612 euros (1 444 euros au titre de la contribution forfaitaire + 168
euros au tire de la redevance forfaitaire), si le salaire mensuel brut est
supérieur à 1 525 euros.
Pour un contrat de moins d’1 an :
• 168 euros (redevance forfaitaire).
La redevance et la contribution forfaitaires sont exigibles
qu’il s’agisse d’une introduction ou d’une admission au séjour en qualité de
salarié permanent ou temporaire
(5)
Titre de travail qui lui sera remis peut
être (article R.5221-3 du Code du Travail) :
-
« Carte de séjour temporaire » avec mention
« salarié » pour un contrat égal ou supérieur à un an.
-
« Carte de séjour temporaire » avec mention
« travailleur temporaire » pour un contrat inférieur à un an.
-
« carte de séjour » avec mention
« communauté européenne – toutes activités professionnelles » pour les
autres membres de l’UE
-
« carte de séjour » avec mention
« travailleur saisonnier » pour un emploi de travail saisonnier
Cas
Particuliers
Non
opposition de la situation de l’emploi pour certains métiers « en
tension »
La situation de l’emploi ou l’absence de recherche préalable
de candidats déjà présents sur le marché du travail n’est pas opposable à
une demande d’autorisation de travail présentée pour un étranger non
ressortissant d’un Etat membre de l’Union européenne, d’un autre Etat partie
à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse souhaitant
exercer une activité professionnelle dans un métier et une zone
géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et figurant
sur la liste de l’arrêté du 18 juin 2008.
La situation de l’emploi n’est pas non plus opposable à une
demande d’autorisation de travail présentée pour un ressortissant de
Bulgarie et de Roumanie souhaitant exercer une activité salariée dans
un métier caractérisé par des difficultés de recrutement et figurant sur
la liste de l’arrêté du 18 juin 2008.
Les salariés
« en mission »
La
carte de séjour temporaire portant la mention « salarié en mission »,
accompagnée soit du contrat de travail, soit de la demande d’introduction
(détachement) visés par la direction départementale du travail, de l’emploi
et de la formation professionnelle (DDTEFP), vaut autorisation de travail.
Cette autorisation est valable pour un employeur ou une entreprise d’accueil
déterminée et pour l’activité mentionnée sur le formulaire d’introduction (article
L.5221-30 et 31 du Code du travail).
Ce
titre dispense de renouveler pour chaque période de séjour l’autorisation
d’exercer la même activité salariée. Il est d’une durée de validité de 3
ans.
Les
membres de la famille du titulaire de la carte « salarié en mission » qui
résident de façon ininterrompue depuis 6 mois en France reçoivent la carte
de séjour temporaire « vie privée et familiale ».
Deux
catégories de salariés étrangers peuvent obtenir la nouvelle carte de séjour
temporaire « salarié en mission » dans le cadre d’une mobilité intra-groupe
(les ressortissants algériens ne peuvent prétendre à la délivrance d’une
carte de séjour « salarié en mission ») :
-
Salariés détachés dans le cadre d’une mobilité
intragroupe
Il
s’agit des salariés étrangers dont l’employeur est établi hors de France,
qui sont amenés à exécuter, à la demande de leur employeur, une mission
ponctuelle en France, auprès d’une entreprise appartenant au même groupe.
Plusieurs conditions doivent être réunies pour prétendre à la délivrance
d’une carte de séjour « salarié en mission » :
-
Exigence d’une antériorité d’emploi effectif d’au moins 6
mois au sein de l’entreprise dont l’étranger est salarié.
-
Nature temporaire de la mission en France.
La
mission devra avoir toutefois une durée d’au moins 3 mois pour
justifier la délivrance de la carte de séjour temporaire.
La
durée du détachement est liée à la nature des missions accomplies, qui
doivent être bien identifiées. Le séjour en France doit revêtir un caractère
temporaire, l’étranger s’engageant dans le formulaire d’introduction à
retourner dans son pays à l’issue du détachement.
L’employeur du salarié étranger doit avoir à l’étranger une activité réelle
et significative.
L’entreprise étrangère auquel est rattaché le salarié détaché ne peut pas
être une entité sans consistance économique. Elle doit exercer son activité,
à titre principal, à l’étranger.
Le
salarié détaché doit démontrer une qualification et technicité particulière.
Le détachement au sein de l’entreprise française doit impliquer la
transmission d’un savoir faire ou d’une technicité propre au salarié, à
moins qu’il ne vienne se former dans un domaine spécifique pour la mise en
œuvre d’un projet à l’étranger, dans une autre filiale du groupe ou dans le
cadre d’une carrière internationale.
La
rémunération du salarié détaché doit être au moins équivalente à 1,5 fois le
SMIC (rémunération brute).
-
Salariés justifiant d’un projet de contrat de travail
avec une entreprise établie en France
Ces
salariés peuvent se voir délivrer une carte de séjour « salarié en mission »
s’ils justifient d’une rémunération équivalente à 1,5 fois le SMIC
mensuel temps plein et d’un projet de contrat de travail avec une
entreprise d’un groupe établie en France, lorsque l’introduction
s’effectue entre établissements d’une même entreprise ou entre entreprises
de ce groupe.
Le
contrat de travail présenté à l’appui de leur demande doit avoir une durée
d’au moins 3 mois.
L’employeur (qu’il soit établi en France, ou à l’étranger s’il s’agit d’un
détachement) doit joindre à la DDTEFP compétente les pièces suivantes à
l’appui de la demande d’autorisation de travail du salarié qu’il souhaite
recruter ou détacher en France :
1°) la
lettre motivant la mission ou le recrutement du salarié et détaillant les
fonctions qu’il va exercer ;
2°) le formulaire Cerfa correspondant à cette situation ;
3°) l’extrait à jour K.Bis pour l’entreprise établie en France ;
4°) les justificatifs des liens entre l’entreprise établie en France et
l’entreprise établie à l’étranger ;
5°) la copie du dernier bordereau de versement des cotisations et
contributions sociales adressé à l’organisme chargé de leur recouvrement ;
6°) le cas échéant, la copie du dernier bordereau de versement par
l’entreprise établie en France des cotisations à la caisse des congés
payés ;
7°) la copie du passeport ou du document national d’identité du salarié
lorsque celui-ci réside à l’étranger ;
8°) le curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa
qualification et de son expérience ; le cas échéant, la copie du diplôme ou
titre permettant l’exercice de l’activité salariée ; lorsque l’exercice de
l’activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, les
justificatifs que ces conditions sont remplies.
Lorsque l’employeur est établi à l’étranger, le dossier comprend en outre
les pièces suivantes :
9°) l’attestation d’emploi de l’entreprise établie à l’étranger ou contrat
de travail initial, justifiant d’une ancienneté d’au oins 6 mois ;
10°) le certificat de détachement ou l’attestation sur l’honneur de demande
d’immatriculation à la sécurité sociale française ;
11°) le cas échéant, l’attestation sur l’honneur de la demande
d’immatriculation à la caisse des congés payés ;
12°) le cas échéant, la lettre mandatant une personne établie en France pour
accomplir les démarches administratives en son nom et pour son compte.
Le
recrutement d’un candidat sous couvert d’une carte de séjour
« étudiant »
Je
considère que le candidat « étudiant » réside en France car il est assez
rare de recruter un étudiant pendant ses études pour une courte durée alors
qu’il est dans son pays d’origine (procédure beaucoup trop longue). Puis, à
l’issue de ses études, la procédure est celle d’un candidat ayant le statut
« salarié » et qui réside à l’étranger.
|
Pays d’origine du candidat |
Union Eurpéenne des 15
Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark,
Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte,
Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède
+ Chypre, Malte, Islande, Lichtenstein, Andorre,
Monaco, Suisse, San Marin
Autres membres de l’UE :
depuis 2004
Estonie, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne,
Slovaquie, Slovénie, République Tchèque
Art.39-49-55 du Traité du CE ; arrêté du 24 juin 2008 |
Algérie
Loi du 22 décembre 1968 |
Tous les autres PAYS
Loi du 24 juillet 2006 |
|
Documents obligatoires au recrutement |
Pièce d’identité
Ou
Passeport
En cours de validité |
Passeport
+
Carte d’étudiant
+
Carte de séjour mention « étudiant »
+
Autorisation provisoire de travail
En cours de validité |
Passeport
+
Carte d’étudiant
+
Carte de séjour mention « étudiant »
En cours de validité |
|
Formalités à accomplir pour pouvoir faire
travailler l’étudiant PENDANT ses études |
Faire et conserver une copie |
Faire et conserver une copie
+
L’étudiant doit une demande « d’autorisation
provisoire de travail » auprès de la DDTEFP de son domicile |
Faire et conserver une copie
+
Adresser une déclaration préalable (6) à
la Préfecture du département du lieu de résidence du candidat
minimum 48h avant la prise de poste
R.5221-27 et 45 du Code du Travail |
|
Limitation de durée |
Aucune |
Cette autorisation permet de faire travailler
l’étudiant dans la limite de 50% de la durée annuelle du travail
(MAXI 804 heures par an) |
Cette déclaration permet de faire travailler
l’étudiant dans la limite de 60% de la durée annuelle du travail
(MAXI 964 heures par an)
R.5221-26 du Code du Travail |
|
Dispositions particulières aux diplômés de niveau
Bac+5 obtenu en France |
Aucune
R.5221-1 du
Code du Travail ; L.121-2 du Code de l’entrée et du séjour des
étrangers et du droit d’asile |
L’étudiant dispose d’une prolongation de 4 mois
pour la recherche d’un emploi + 6 mois d’autorisation provisoire
au séjour (7) délivrés par la Préfecture.
Loi 24 juillet
2006 ; L.311-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers
et du droit d’asile
Puis faire la demande de changement de statut qui
sera instruite sans opposition de la situation de l’emploi
(8)
(voir procédure changement de statut page 5) |
(6)
Cette déclaration préalable doit être
adressée par l’employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou
par courrier électronique, à la préfecture qui a délivré le titre de séjour
de l’étudiant (article
R.5221-28 du code du travail).
Cette déclaration, à laquelle doit être jointe une copie du titre de séjour
de l’étudiant, doit mentionner :
-
le nom de famille, prénom, nationalité,
date et lieu de naissance, numéro du titre de séjour de l’étudiant étranger,
-
la dénomination sociale (ou nom et prénom),
adresse, numéro SIRET (ou à défaut numéro sous lequel les cotisations
sociales sont versées) de l’employeur,
-
des précisions sur la nature de l’emploi,
la durée du contrat, le nombre d’heures de travail annuel, et la date prévue
d’embauche.
(7)
Cette autorisation provisoire de séjour
donne la possibilité (article
L311-11 du code
de
l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile)
:
1°) d’effectuer des démarches en vue de trouver un emploi en France
correspondant à son niveau d’études et en relation avec ses études ;
2°) d’exercer une activité professionnelle quelle qu’elle soit, dans la
limite de 60 % de la durée de travail annuelle (soit 964 heures dans
l’année) ; l’autorisation provisoire de séjour lui permet ainsi de
travailler dans les mêmes conditions que le titre de séjour « étudiant » ;
3°) de commencer à travailler à temps plein s’il a trouvé un emploi
(8)
Sa demande sera instruite sans opposition
de la situation de l’emploi si l’emploi remplit bien les trois conditions :
-
participant au développement économique de
la France et de son pays d’origine,
-
en relation avec sa formation,
-
rémunéré au moins à hauteur de 1,5 fois le
SMIC.
Sanctions
Les
sanctions pénales, civiles et administratives étant
lourdes en cas d'infraction, il
est donc impératif de respecter strictement les
dispositions.
Sanctions pénales
Emploi illégal d'un salarié sans titre de travail : amende de 15.000
euros et peine d'emprisonnement de 5
ans
Défaut
de vérification du titre : 1.500
euros (même si, après vérification en préfecture, le titre est valide)
Sanction administrative
(L.3231-1
du code du travail)
Contribution spéciale
à l’ANAEM comprise entre 500 et 2000 fois le taux horaire du minimum
garanti, (pouvant donc aller jusqu'à
16.550 euros) pour chaque étranger employé sans titre de travail.
Contribution forfaitaire aux frais de réacheminement de l'étranger dans son
pays d'origine entre 2.200
euros et 3.300 euros
Sanction en droit du travail
en cas de rupture du contrat:
Indemnité au minimum 1 mois
Sanction sécurité sociale
Remboursement des prestations en cas d'AT ou de maladie
Sanction médiatique
Perte d'image.