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 Recrutement d'un salarié étranger

Publié le : 19 juillet 2008

Auteur : Florence Condat

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[Commentaires]

Avec la mondialisation, c’est une question essentielle aujourd’hui pour toute entreprise : comment ne pas se tromper dans les procédures administratives complexes pour recruter un salarié de nationalité étrangère hors de l’Union Européenne? Le recrutement et l’emploi d’étrangers non ressortissant de l’Union Européenne est très réglementé. L’occupation d’un emploi salarié ne peut se faire sans autorisation. La politique des pouvoirs publics en matière de recrutement et d’emploi des travailleurs étrangers se caractérise par un contrôle très strict des conditions d’entrées et de séjour. Outre les documents exigés pour l’emploi de tout salarié, certaines démarches doivent être accomplies pour tous les salariés de nationalité étrangère. Que se soit un recrutement d’un candidat résidant en France ou à l’étranger, nous allons voir quelle procédures faut il appliquer au regard de la loi.

 
 
 Le recrutement d’un candidat étranger hors UE résidant en France 
 
 
 
Le recrutement d’un candidat titulaire d’un titre de travail.
 
 
1. Quelles sont les règles d’accès au travail ?
Les candidats titulaires d’une carte de résident / d’un certificat de résidence algérien valable dix ans ou d’une carte de séjour temporaire / d’un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » (durée de validité : 1 an) ont librement accès au travail en France (article R.5221-1 du code du travail).
Ils n’ont donc pas besoin d’autorisation de travail spécifique à l’activité professionnelle qu’ils souhaitent exercer. Les titulaires de ces titres de séjour peuvent être inscrits sur les listes de demandeurs d’emploi, être indemnisés et avoir accès aux dispositifs fiancés sur fonds publics.
 
2. Quelles sont les démarches à effectuer ?
Afin de vérifier l’existence de l’autorisation de travail de l’étranger que vous souhaitez recruter, vous devez transmettre une copie de son titre de séjour à la préfecture du département de son lieu de travail (article L.5221-8 et L.5221-9 du code du travail).
Cette lettre de demande de vérification de l’authenticité du titre de séjour doit être transmise par lettre recommandée avec avis de réception ou par voie de courrier électronique, au moins deux jours avant la date du début de son contrat de travail.
Le non respect de cette formalité est passible de sanctions financières (amende prévue pour les contraventions de 5ème classe) (article R5224-1 du code du travail).

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Le recrutement d’un candidat pendant ses études et titulaire d’un titre de séjour « étudiant »
 
 
1. Quelles sont les règles en vigueur ?
Dès sa première année de scolarité, il a la possibilité de travailler à titre accessoire sous couvert de son titre de séjour « étudiant », dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle (soit 964 heures par an), en vertu des nouvelles dispositions de la loi du 24 juillet 2006 (article R.5221-26 du code du travail). En cas de non respect de cette limite, son titre de séjour « étudiant » peut lui être retiré (article L. 313-5, alinéa 4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).
S’il est de nationalité algérienne, le certificat de résidence algérien portant la mention « étudiant » ne l’autorise pas à travailler dans la limite de 60 % de la durée annuelle de travail pendant la durée de ses études. En vertu des dispositions de l’accord franco-algérien du 22 décembre 1968 modifié, régissant spécifiquement les conditions d’accès au séjour et au travail des ressortissants algériens, il peut travailler dans la limite de 50 % de la durée de travail annuelle (soit 822,50 heures par an) et doit au préalable solliciter la délivrance d’une autorisation provisoire de travail.
 
2. Quelles sont les démarches à effectuer ?
Vous devez effectuer une déclaration préalable auprès de la préfecture qui a délivré le titre de séjour de l’étudiant que vous souhaitez recruter, au moins deux jours avant le début d’effet de son contrat de travail. (article R. 5221-27 du code du travail)
Cette déclaration préalable doit être adressée par l’employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par courrier électronique, à la préfecture qui a délivré le titre de séjour de l’étudiant (article R.5221-28 du code du travail). Cette déclaration, à laquelle doit être jointe une copie du titre de séjour de l’étudiant, doit mentionner :
-       le nom de famille, prénom, nationalité, date et lieu de naissance, numéro du titre de séjour de l’étudiant étranger,
-       la dénomination sociale (ou nom et prénom), adresse, numéro SIRET (ou à défaut numéro sous lequel les cotisations sociales sont versées) de l’employeur,
-       des précisions sur la nature de l’emploi, la durée du contrat, le nombre d’heures de travail annuel, et la date prévue d’embauche.

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Le recrutement d’un candidat titulaire d’une carte « étudiant » à l’issue de ses études
 
 
1. Quelles sont les règles d’accès au travail ?
La procédure de changement de statut
La procédure applicable est celle dite du « changement de statut ».
L’étudiant, muni d’une promesse d’embauche, doit déposer une demande de changement de statut auprès de la préfecture de son domicile. La préfecture transmettra le dossier à la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), afin qu’elle examine si les conditions de délivrance de l’autorisation de travail sont réunies.
Le changement de statut n’est pas un droit
Il ne sera accepté que si les conditions de délivrance de l’autorisation de travail sont réunies. L’étudiant étranger qui souhaite changer de statut pour travailler en qualité de salarié doit obtenir préalablement une autorisation de travail sous la forme de la mention « salarié », ou « travailleur temporaire » apposée sur sa carte.
Seuls les étudiants étrangers de compétences spécifiques répondant aux besoins de l’entreprise et qui justifient d’un salaire d’embauche en rapport avec ces compétences parviennent à obtenir un changement de statut.
En tant qu’employeur, il vous appartient de réunir les pièces relatives à la demande d’autorisation de travail. Ces pièces devront être produites par l’étudiant à la préfecture à l’appui de sa demande de changement de statut.
 
La procédure spécifique pour les étudiants justifiant d’un niveau Bac + 5
Si l’étudiant a obtenu en France un diplôme équivalent au grade de master II, soit bac + 5 (arrêté du 21 juin 2007 fixant la liste des diplômes au moins équivalents au master pris en application du 2° de l’article R. 311-32 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), il peut bénéficier des nouvelles dispositions de la loi du 24 juillet 2006 lui permettant de prolonger son droit au séjour en France à l’issue de ses études afin de trouver un emploi, voire de commencer à travailler sous certaines conditions.
Quatre mois (au plus tard) avant l’expiration de son titre de séjour étudiant, il peut demander la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour de 6 mois (non renouvelable) à la préfecture de son lieu de résidence (article L.5322-3 du code du travail).
Sous couvert de cette autorisation provisoire de séjour, il a la possibilité :
1°) d’effectuer des démarches en vue de trouver un emploi en France correspondant à son niveau d’études et en relation avec ses études ;
2°) d’exercer une activité professionnelle quelle qu’elle soit, dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle (soit 964 heures dans l’année) ; l’autorisation provisoire de séjour lui permet ainsi de travailler dans les mêmes conditions que le titre de séjour « étudiant » ;
3°) de commencer à travailler à temps plein s’il a trouvé un emploi(*) :
-       participant au développement économique de la France et de son pays d’origine,
-       en relation avec sa formation,
-       rémunéré au moins à hauteur de 1,5 fois le SMIC.

(*) NB : dans cette hypothèse, il n’est pas dispensé de faire une demande de changement de statut ! Il doit impérativement déposer une demande de changement de statut dans les 15 jours au plus tard suivant la conclusion de son contrat de travail. Sa demande sera instruite sans opposition de la situation de l’emploi si l’emploi remplit bien les trois conditions ci-dessus énumérées.

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2. Quelles sont les démarches à effectuer ?
La procédure de changement de statut
Si vous souhaitez recruter un étranger à plein temps alors qu’il séjourne en France sous couvert d’un titre de séjour « étudiant », il doit solliciter un changement de statut auprès de la préfecture de son lieu de résidence.
En tant qu’employeur, il vous appartient de transmettre à l’étudiant les pièces suivantes relatives à la demande d’autorisation de travail afin qu’il les produise à la préfecture lors de son dépôt de demande de changement de statut :
1°) une lettre motivant le recrutement du salarié et détaillant les fonctions qu’il va exercer ;
2°) le formulaire CERFA correspondant à la nature de l’activité salariée exercée en France ;
3°) un extrait à jour K.BIS s’il s’agit d’une personne morale ; un extrait à jour K., une carte d’artisan ou, à défaut, un avis d’imposition s’il s’agit d’une personne physique ;
4°) les statuts de la personne morale, s’ils existent ;
5°) la licence d’entrepreneur de spectacles pour la carte de séjour temporaire portant la mention « profession artistique et culturelle » ;
6°) la copie du dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales adressé à l’organisme chargé de leur recouvrement ;
7°) le cas échéant , la copie du dernier bordereau de versement des cotisations à la caisse des congés payés ;
8°) la copie du passeport ou du document national d’identité du salarié si celui-ci réside à l’étranger ;
9°) le curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa qualification et de son expérience ; le cas échéant, la copie du diplôme ou titre permettant l’exercice de l’activité salariée ; lorsque l’exercice de l’activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, les justificatifs que ces conditions sont remplies ;
10°) l’arrêté de nomination, le cas échéant ;
11°) lorsque la situation de l’emploi est opposable, les justificatifs des recherches effectuées pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail.
 
Le dispositif spécifique mis en place pour les étudiants justifiant d’un niveau Bac + 5
Quatre mois au plus tard avant l’expiration de son titre de séjour, l’étudiant étranger doit solliciter la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour (APS) auprès de la préfecture de son lieu de résidence.
Si vous souhaitez le recruter à temps plein pendant la durée de validité de son APS, il doit demander un changement de statut dans les 15 jours suivant le début de son contrat de travail.
 
3. Quel titre de séjour lui sera remis ?
La nature du titre de séjour qui lui sera remis dépend de la durée de son contrat de travail (inférieure ou supérieure à un an).
S’il est admis au travail en France pour un contrat d’une durée égale ou supérieure à une année, il lui sera remis une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié ». Cette carte, valant à la fois autorisation de séjour et de travail, est valable une année, renouvelable.

NB : Les titulaires de ce titre de séjour peuvent s’inscrire comme des demandeurs d’emploi, et indemnisés ; ils ont accès aux formations financées sur fonds publics. Au bout de 5 ans, ils ont vocation à obtenir la carte de résident de 10 ans.
 
S’il est admis au travail en France pour un contrat de moins d’un an, il lui sera remis une carte de séjour temporaire portant la mention « travailleur temporaire », dont la durée varie en fonction de celle du contrat de travail (la durée maximale de la carte est fixée à 12 mois).

[Commentaires]


 
  • Le recrutement d’un candidat étranger hors UE résidant à l'étranger

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    1.Quelles sont les règles applicables ?
    Si vous souhaitez recruter un étranger qui ne réside pas en France, vous devez utiliser la « procédure d’introduction d’un salarié étranger » en déposant un dossier auprès de la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). C’est elle qui statue sur la délivrance de l’autorisation de travail, qui conditionne l’admission au séjour et au travail en France du ressortissant étranger.
     
     
    2.Quelles sont les démarches à effectuer ?
     Il est nécessaire de constituer un dossier de demande d’introduction d’un salarié étranger.
    Le dossier de demande d’introduction d’un salarié étranger doit être composé des documents suivants :
    1°) une lettre motivant le recrutement du salarié et détaillant les fonctions qu’il va exercer,
    2°) le formulaire CERFA correspondant à la nature de l’activité salariée exercée en France,
    3°) un extrait à jour K.BIS s’il s’agit d’une personne morale ; un extrait à jour K., une carte d’artisan ou, à défaut, un avis d’imposition s’il s’agit d’une personne physique,
    4°) les statuts de la personne morale, s’ils existent,
    5°) la licence d’entrepreneur de spectacles pour la carte de séjour temporaire portant la mention « profession artistique et culturelle »,
    6°) la copie du dernier bordereau de versement des cotisations et contributions sociales adressé à l’organisme chargé de leur recouvrement,
    7°) le cas échéant, la copie du dernier bordereau de versement des cotisations à la caisse des congés payés,
    8°) la copie du passeport ou du document national d’identité du salarié si celui-ci réside à l’étranger,
    9°) le curriculum vitae du salarié ou tout autre justificatif de sa qualification et de son expérience ; le cas échéant, la copie du diplôme ou titre permettant l’exercice de l’activité salariée ; lorsque l’exercice de l’activité est soumis à des conditions réglementaires spécifiques, les justificatifs que ces conditions sont remplies,
    10°) l’arrêté de nomination, le cas échéant,
    11°) lorsque la situation de l’emploi est opposable, les justificatifs des recherches effectuées pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail.
     
    Dépôt du dossier auprès de la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) compétente, qui se prononcera sur la délivrance de l’autorisation de travail.

    [Commentaires]

     
    3.Quelle est la DDTEFP compétente pour instruire une demande d’introduction d’un salarié étranger ?

    La DDTEFP compétente est celle dont relève l’établissement auquel le salarié sera rattaché ou celle du département dans lequel est domicilié le particulier employeur.
    Si la DDTEFP a donné son accord : quelles démarches le ressortissant étranger doit-il effectuer ?
    Dans son pays : après réception du contrat de travail visé par la DDTEFP, le Consulat convoque l’intéressé afin qu’il remplisse sa demande de visa (visa long séjour si le contrat excède trois mois).
    En France : l’employeur informe préalablement l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) de la date d’arrivée en France du ressortissant étranger pour qu’une date de visite médicale soit fixée. Le salarié est convoqué à l’ANAEM pour une visite médicale, puis, il se rend à la préfecture de son domicile pour se voir remettre son titre de séjour.
     
    4.Quel titre de séjour se voit remettre un ressortissant étranger admis au travail en France au terme d’une procédure d’introduction ?
    La nature du titre de séjour qui est délivré à l’étranger dépend de la nature et de la durée de son contrat de travail.
    Le ressortissant étranger admis au travail en France sur la base d’un contrat égal ou supérieur à une année se voit remettre une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié ». Cette carte, valant à la fois autorisation de séjour et de travail, est valable une année et renouvelable. Ses titulaires peuvent être inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi, et indemnisés par les Assedic ; ils ont accès aux contrats aidés et aux formations financées sur des fonds publics. Au bout de 5 ans, ils ont vocation à obtenir la carte de résident de 10 ans.
    Le ressortissant étranger admis au travail en France sur la base d’un contrat d’une durée inférieure à une année se voit remettre une carte de séjour temporaire portant la mention « travailleur temporaire », dont la durée varie en fonction de celle du contrat de travail (la durée maximale de ce titre de séjour est de 12 mois).
    Le ressortissant étranger admis au travail en France comme « travailleur saisonnier » est titulaire d’une carte de séjour « travailleur saisonnier » l’autorisant à séjourner et à travailler (6 mois consécutifs au maximum) sous réserve que son contrat de travail ait été visé au préalable par les services de la DDTEFP.

    [Commentaires]

     
    5.Quelles sont les taxes et redevances à verser à l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) au titre de l’introduction d’un salarié étranger ?
    Les employeurs de main d’œuvre étrangères sont tenus d’acquitter à l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) une redevance forfaitaire / un remboursement forfaitaire (pour les étrangers justifiant d’un contrat de travail de moins d’une année et pour les travailleurs saisonniers), assortie le cas échéant d’une contribution forfaitaire (pour les étrangers justifiant d’un contrat de travail de plus d’un an).
     
    Pour un contrat d’1 an ou plus :
    • 893 euros (725 euros au titre de la contribution forfaitaire + 168 euros au tire de la redevance forfaitaire), si le salaire mensuel brut est inférieur ou égal à 1 525 euros ;

    • 1 612 euros (1 444 euros au titre de la contribution forfaitaire + 168 euros au tire de la redevance forfaitaire), si le salaire mensuel brut est supérieur à 1 525 euros.
    Pour un contrat de moins d’1 an :
    • 168 euros (redevance forfaitaire).
     
    La redevance et la contribution forfaitaires sont exigibles qu’il s’agisse d’une introduction ou d’une admission au séjour en qualité de salarié permanent ou temporaire.

    [Commentaires]

     
    Le recrutement d’un étranger ressortissant de l’Union Européenne
     
    Vingt-cinq Etats constituent aujourd’hui l’Union Européenne.
    Si la liberté de circulation est un des principes européens, il ne s’applique pas encore à tous les ressortissants de l’Union.
    Ainsi, pendant les prochaines années, certains d’entre eux seront encore dans l’obligation d’obtenir une autorisation de travail avant de pouvoir exercer une activité salariée en France.
     
    Nous allons voir quelles sont les procédures qu’il faut appliquer au regard de la loi pour recruter un candidat résidant en France.
    Il est ressortissant de l’ « Union européenne des 15 » (+ Chypre et Malte). C’est à dire d’un des pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède.
     
    1.    Quelles sont les règles d’accès au travail ?
     
    Il bénéficie de la liberté d’accès au séjour et au travail en France au titre de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne (voir les articles 39, 49 et 55 du traité CE).
    Il peut séjourner en France sous couvert de son passeport en cours de validité ou de sa pièce d’identité, et y travailler sans avoir à demander au préalable une autorisation de travail.
     
    2.    Quelles sont les démarches à effectuer ?
     
    Aucune formalité particulière.
     
    Il est ressortissant d’un des nouveaux Etats membres de l’Union européenne. C'est-à-dire d’un des pays suivants : Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie.
     
    Il doit justifier d’un titre de séjour assorti d’une autorisation de travail.

    [Commentaires]

     
    1.    Quelles sont les règles d’accès au travail ?
     
    Son passeport / sa pièce d’identité lui permettent de séjourner en France mais ne lui ouvrent pas droit à l’exercice d’une activité professionnelle en France.
    Dès lors qu’il justifie d’embauche, il doit demander la délivrance d’un titre de séjour l’autorisant à travailler en France auprès de la préfecture (demande de « changement de statut »).
    Si l’emploi pour lequel le changement de statut est demandé correspond à l’un des métiers dits « en tension » (voir arrêté du 18 janvier 2008, circulaire du 29 avril 2006 et circulaire 22 décembre 2006), la demande d’autorisation de travail sera instruite sans opposition de la situation de l’emploi.
    Quel que soit le métier exercé, les autres conditions prévues par la législation restent applicables, notamment celles relatives au respect de l’égalité de traitement (contrôle de la rémunération) et à la législation sociale (contrôle du paiement des charges sociales) ; ces conditions sont vérifiées par les directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) dans le cadre de l’instruction des demande d’autorisations de travail.
     
    2.    Quelles sont les démarches à effectuer ?
     
    Pour pouvoir travailler en France, il doit demander un changement de statut auprès de la préfecture de son lieu de résidence.
     
    3.    Quel titre de séjour lui sera remis si sa demande de changement de statut aboutit ?
     
    Si sa demande de changement de statut aboutit, il lui sera remis une carte de séjour portant la mention « CE - toutes activités professionnelles », d’une durée de validité équivalente à celle de son contrat de travail (NB : la durée de validité maximale de ce titre de séjour est fixée à cinq ans).
     
    Le recrutement d’un candidat pendant ses études
     
    1.    Quelles sont les règles d’accès au travail ?
     
    Il est autorisé à travailler pendant la durée de ses études, à titre accessoire sous couvert de son titre de séjour « étudiant », dans la limite de 60 % de la durée annuelle de travail (soit 964 heures dans l’année).
     
    2.    Quelles sont les démarches à effectuer ?
     
    En votre qualité d’employeur, vous devez, au moins deux jours avant le début du contrat de travail, adresser (par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par courrier électronique) une déclaration préalable à la préfecture qui a délivré le titre de séjour de l’étudiant.
     
    La déclaration préalable (article R. 5221-27 du code du travail)  doit être adressée par l’employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par courrier électronique, à la préfecture qui a délivré le titre de séjour de l’étudiant. Cette déclaration, à laquelle doit être jointe une copie du titre de séjour de l’étudiant, doit mentionner :
    -       les noms de famille, prénoms, nationalité, date et lieu de naissance, numéro du titre de séjour de l’étudiant étranger,
    -       la dénomination sociale (ou nom et prénom), adresse, numéro SIRET (ou à défaut numéro sous lequel les cotisations sociales sont versées) de l’employeur,
    -       des précisions sur la nature de l’emploi, la durée du contrat, le nombre d’heures de travail annuel, et la date prévue d’embauche.
     

    [Commentaires]

    Le recrutement d’un candidat à l’issue de ses études en France
     
    1.    Quelles sont les règles d’accès au travail ?
     
    Il ne peut pas travailler sans demander au préalable un changement de statut.
    Dès lors qu’il justifie d’embauche, il doit demander la délivrance d’un titre de séjour l’autorisant à travailler en France auprès de la préfecture (demande de « changement de statut »).
    Si l’emploi pour lequel le changement de statut est demandé correspond à l’un des métiers dits « en tension » (voir arrêté du 18 janvier 2008, circulaire du 29 avril 2006 et circulaire 22 décembre 2006), la demande d’autorisation de travail sera instruite sans opposition de la situation de l’emploi.
     
    Quel que soit le métier exercé, les autres conditions prévues par la législation restent applicables, notamment celles relatives au respect de l’égalité de traitement (contrôle de la rémunération) et à la législation sociale (contrôle du paiement des charges sociales) ; ces conditions sont vérifiées par les directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) dans le cadre de l’instruction des demande d’autorisations de travail.
     
    S’il justifie avoir obtenu en France un diplôme au moins équivalent au grade de master II - soit bac + 5 - (cf. arrêté du 21 juin 2007 fixant la liste des diplômes au moins équivalents au master pris en application du 2° de l’article R. 311-32 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), il bénéficie d’un régime de libre accès au séjour et au travail en France (cf. article L.121-2, alinéa 5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et article R.5221-2 du code du travail).
     
    2.    Quelles sont les démarches à effectuer ?
     
    Pour pouvoir travailler en France, il doit demander un changement de statut auprès de la préfecture de son lieu de résidence.
     
     
    3.    Quel titre de séjour lui sera remis si sa demande de changement de statut aboutit ?
     
    Si sa demande de changement de statut aboutit, il lui sera remis une carte de séjour portant la mention « CE - toutes activités professionnelles », d’une durée de validité équivalente à celle de son contrat de travail (NB : la durée de validité maximale de ce titre de séjour est fixée à cinq ans).

    [Commentaires]

     
     
    SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
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    http://www.lexinter.net/Legislation5/travailleurs_etrangers.htm

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    http://www.anaem.fr/embaucher_un_travailleur_etranger_54/l_embauche_d_un_travailleur_etranger_697.html

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    http://www.lexinter.net/Legislation5/JURISOC2/titre_ii_travailleurs_etrangers.htm

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    http://sos-net.eu.org/etrangers/interne/emploi.htm

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    ANNEXES
     

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