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 Crèches d'entreprise

Publié le : 18 juillet 2008

Auteur : Pascale Balzano

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La fidélisation des salariés est un enjeu majeur pour les directions ressources humaines, en particulier face à l'augmentation des départs à la retraite et aux difficultés de recrutement dans certains secteurs. Pour motiver les salariés et répondre à leurs attentes, les grandes entreprises tout comme les PME-PMI font preuve d'innovation. Depuis plusieurs années, l'axe des services fait l'objet d'une attention accrue. Les crèches d’entreprises contribuent à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Outre la flexibilité apportée par les crèches d'entreprise, leur développement répond au problème de garde des enfants de moins de 3 ans qui peut occasionner des retards répétés, une augmentation de l'absentéisme voire dans certains cas la non réintégration de l'entreprise à la fin du congé maternité.Pour l’entreprise, l’ouverture d’une crèche a un impact favorable sur son image. L’entreprise montre ainsi sa capacité à répondre aux préoccupations de ses salariés.
La tendance, tant en région parisienne qu'en province, est l'ouverture de crèches interentreprises qui permettent l'accès de la crèche aux enfants des salariés de plusieurs entreprises.

    La crèche d’entreprise

Elle accueille des enfants de l’âge de 10 semaines jusqu’à leur entrée en maternelle voir jusqu’à 6 ans. Elle peut être soit exclusivement dédiée à une entreprise, soit inter entreprise, soit allier entreprise et commune. Les horaires d’ouverture sont adaptés aux besoins de la structure et donc d’une grande flexibilité. Les crèches d’entreprise sont soumises aux mêmes dispositifs réglementaires que les crèches municipales (Normes sanitaires, sécurité, qualification du personnel). Il n’y a pas de typologie définie d’entreprise qui ouvre de tel établissement. Il peut s’agir aussi bien d’une PME que d’une grande entreprise, qu’elle soit publique ou privée

La création de crèches d’entreprises soumise à la réglementation des établissements d’accueil pour enfant de moins de 6 ans

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La création doit faire l’objet d’une demande d’autorisation auprès du président du conseil général, après avis du maire de la commune d’implantation (Art L2324-1 du code de la santé publique). L’autorisation doit être sollicité auprès du président du conseil général du département dans lequel est implanté l’établissement du demandeur (Article R.2324-18 alinéa 1). Pour les gestionnaires de statut privé, l’autorisation est généralement sollicitée par le dirigeant compétent et spécialement mandaté.

De plus en plus les entreprises se regroupent pour mettre en place en commun un établissement d’accueil. Dans ce cas, l’autorisation peut , par délégation , être sollicitée, par exemple, par une » entreprise de crèches »mandatée pour étudier , puis gérer l’établissement une fois crée.

Le dossier de demande d’autorisation doit comporter les éléments suivants (article R.2324-18)

1.       un étude des besoins : nombre de familles susceptibles d’avoir besoin d’une place en structure, quelques données démographiques sur le montant de naissances ;
2.      l’adresse de l’établissement ou du service d’accueil ;
3.      les statuts de l’établissements ou du service d’accueil ou de l’organisme gestionnaire, pour les établissements et services gérés par une personne de droit privé ;
4.      les objectifs, les modalités d’accueil et les moyens mis en œuvre, en fonction du public accueilli et du contexte local, notamment en ce qui concerne les capacités d’accueil, et les effectifs ainsi que la qualification des personnels ;
5.      le projet de structure et le règlement intérieur, ou, à défaut, les projets de ces documents s’ils n’ont pas encore été adoptés ;
6.      le plan des locaux, avec la superficie et la destination des pièces.

Le président du conseil général peut demander des pièces complémentaires.

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Il demande, en complément des pièces énumérées à l’article R. 2324-18, copie des pièces justificatives de l’autorisation d’ouverture au public délivrée par le maire et attestant la sécurité et l’accessibilité des locaux. Le président du conseil général dispose d’un délai d’un mois après le dépôt de la demande pour demander les pièces manquantes (article R.2324-19 alinéa 2). Pour les établissements de droit privé, en plus des pièces mentionnées ci-dessus, le président du conseil général doit demander l’avis du maire de la commune d’implantation future de l’établissement. Le recueil de l’avis du maire de la commune d’implantation sur les projets de création préalablement à l’autorisation permet de s’assurer :
-que le maire est informé de la création d’un équipement ou d’un service sur le territoire de sa commune ;
-que le projet (localisation, type d’accueil proposé, modalités de fonctionnement envisagées) est en phase avec les besoins de la population tels que le maire a pu les analyser, avec la politique qu’il conduit pour les jeunes enfants, et plus largement ,pour les familles.

Il n’est pas prévu de conditions particulières quand à la forme, au contenu et aux modalités de recueil de l’avis du maire.
La maire doit rendre et notifier son avis dans un délai d’un mois au président du conseil général. En l’absence de notification dans ce délai, l’avis est réputé avoir été donné. La procédure d’instruction suit alors son cours normal.

Le recueil  de l’avis du maire est obligatoire mais ne lie pas l’avis du président du conseil général .Un établissement peut donc être autorisé malgré un avis défavorable du maire.
Enfin toute modification portant sur un des éléments du dossier de demande d’autorisation ou sur une des mentions de l’autorisation, doit être portée sans délai à la connaissance du président du conseil général par le directeur ou le gestionnaire de l’établissement.

Le président du conseil général dispose d’un délai d’un mois pour refuser ou émettre un avis défavorable à la modification proposée.

Comment se déroule l’instruction ?

Le président du conseil général est l’unique autorité compétente pour la réception, l’instruction puis la décision sur les demandes d’autorisation relatives à l’ouverture d’établissements ou services d’accueil d’enfants de moins de 6 ans. Il dispose d’un délai de trois mois après la réception d’un dossier complet pour rendre sa décision (article R.2324-19 alinéa 1). En amont de cette autorisation, les visites du médecin responsable du service PMI (ou médecin délégué ou puéricultrice déléguée) ont pour but d’évaluer que les locaux et leurs aménagements répondent aux objectifs et aux conditions prévues par les textes compte tenu de l’âge et des besoins des enfants, de la configuration des locaux et de leur aménagement (article R.2324-28)

A défaut de réponse du président du conseil général dans le délai de trois mois, l’autorisation d’ouverture est réputée acquise (article R.2324-19 alinéa 5).

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Les nouveaux dispositifs d’aides à la création de crèches d’entreprise

Le nombre de crèches d'entreprise ne cesse d'augmenter dans toute la France depuis l'instauration de nouveaux dispositifs d'aides mis en place en 2004. Le concept qui pallie aux problèmes de garde des enfants séduit à la fois les grands groupes et les PME.

L'adaptation au tissu économique local et la flexibilité en sont les deux points forts.
En 2003, plus de 300 000 enfants de moins de 3 ans étaient non pris en charge par une structure de garde officielle (crèche municipale, assistante maternelle, garde à domicile).Au retour de congé maternité, cette situation peut occasionner des absences répétées ou de retards. Certaines femmes n'ont même pas d'autres choix que d'arrêter de travailler pour garder leur enfant.

Rappelons que le taux d'activité des femmes vivant en couple varie significativement en fonction du nombre et de l'âge des enfants. Il est de 79% pour les femmes ayant un enfant de moins de 3 ans et de 37% pour les femmes ayant trois enfants ou plus dont au moins un de moins de 3 ans (contre 68% pour celles ayant trois enfants ou plus âgés de trois ans ou plus).

La conférence de la famille de 2003 a instauré un plan crèches doté d'un budget de 40 millions d'euros en faveur du secteur privé.

 Les aides destinées aux projets agréés sont octroyées par la Caisse nationale d'allocations familiales (CAF) via le DAIPE (dispositif d’aide à l’investissement de la petite enfance). Elles concernent à la fois les frais de fonctionnement et la création de la structure. Ainsi, la société prestataire qui gère le projet reçoit une aide qui peut représenter jusqu'à 80% du montant des travaux avec un plafond fixé à 10 000 euros par place.

Les aides comprennent :  

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 - une "prestation de service unique" versée au gestionnaire de la crèche. Cette subvention vient en complément de la participation des familles aux frais de garde. La participation des parents abondée par la Caisse d’Allocation Familiale
couvre jusqu’à 66% des frais d’exploitation. (Les 34% restants à la charge de l’entreprise se répartissent de la façon suivante :13,9% sont réellement à la charge de l’entreprise, 8.5% représente le crédit d’impôt famille ( voir ci-dessous), enfin 11.6% des charges sont 100% déductibles).

 -le dispositif "contrat enfance entreprise" depuis 2004. Il s'agit d'une subvention versée aux entreprises qui créent une crèche pour leurs salariés ou qui réservent des places dans une structure externe. Cette subvention intervient à hauteur de 55%           des sommes engagées par l'entreprise chaque année.

 Le Conseil Général peut apporter un financement complémentaire concernant l’aide au fonctionnement. Les communes peuvent aussi être partie prenante au financement dans le cas  où  elles réservent des places.

En parallèle à ces aides, un nouveau dispositif fiscal est entré en vigueur en 2004. Le "crédit d'impôt famille" prévoit que les entreprises puissent récupérer fiscalement 25% des dépenses engagées pour la création et le fonctionnement d'une structure d'accueil destinée aux enfants de moins de trois ans. La Loi de Finances 2004 attribue un caractère 100% déductible aux charges liées au subventionnement des crèches entraînant de ce fait une diminution du résultat imposable.


D’autre part depuis le 1er avril 2007, les structures d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans sont exonérées de TVA (article 46 de la loi 2007-290 du 05 Mars 2007)
Réponse évidente au souci du confort des salariés, la crèche conférera l’image d’une entreprise citoyenne, la valorisant auprès des clients et du personnel.

Elle constituera en matière de gestion des ressources humaines un outil propice à la fidélisation du personnel ainsi qu’un argument incontournable de recrutement.
En ce qui concerne leur organisation, les crèches d'entreprise sont habilitées et contrôlées par les services sociaux de la même manière que les crèches collectives. Elles doivent donc répondre aux mêmes exigences que celles-ci. Il est possible aussi de créer des crèches interentreprises.

De quelles exigences s’agit-il ?

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Les établissements et services d'accueil collectif sont soumis à une réglementation visant à assurer la sécurité des enfants sur le plan sanitaire et psychologique, et à promouvoir la fonction éducative et sociale des structures.
Le décret du 1er août 2000 relatif aux établissements et services d'accueil des enfants de moins de six ans, pris en application des alinéas 1, 2 et 4 de l'article L. 2324-1 (ancien article L.180) du code de la santé publique, est venu rénover et unifier cette réglementation.

Il porte sur la procédure et les conditions d'autorisation, ainsi que sur les exigences en termes de fonctionnement et de qualifications professionnelles des personnels des structures d'accueil des enfants de moins de six ans. Plus précisément ce texte concerne, dans une perspective d'harmonisation, de simplification, et d'allégement des normes, les crèches collectives (y compris les crèches parentales, qui relevaient d'une simple note de service de 1981) et familiales, les haltes-garderies, et les jardins d'enfants, et prévoit la possibilité d'associer au sein d'une même structure les accueils proposés par ces différentes catégories d'établissements. Il offre un cadre souple aux expérimentations.

C’est dans ce cadre  bien plus favorable qu’ont pu se développer les crèches d’entreprises et les gestionnaires chargés, dans le respect de cette nouvelle réglementation, de la création de ces nouvelles crèches. Nous en verrons ensuite quelques exemples

Les prestataires pour des crèches « clés en main »

Pour créer une crèche entreprise, le moyen le plus simple est d'opter pour un prestataire externe. Celui-ci s'occupe de la faisabilité du projet, gère l'ensemble des démarches auprès des administrations et la réalisation de la crèche (choix du local, travaux, achat du mobilier, recrutement du personnel...). Il prend aussi souvent en charge la prospection des entreprises et collectivités alentour pour réunir le quorum nécessaire à la création de la crèche.

Il existe deux types de prestataire : le premier est le réseau de crèches. Ce type d'entreprise étudie la possibilité de créer la crèche, prend en charge tous les investissements initiaux et gère ensuite la crèche. C'est lui que les salariés et l'entreprise rémunèrent pour sa prestation. Tous les bénéfices réalisés reviennent in fine à ce réseau avec lequel les entreprises signent en général des contrats de trois ans. "Il y a des frais d'entrée dans le projet mais pas d'investissement initial, c'est le prestataire qui supporte les risques", souligne Olivier Bret.

Second type de prestataire : le cabinet de conseil spécialisé. Ses consultants viennent en support des entreprises souhaitant créer une crèche interentreprises. Outre l'étude de faisabilité et la prospection d'organismes ou d'entreprises partenaires, elle participe à la création de la crèche. La différence est qu'elle n'agit qu'en tant que conseil. Les entreprises souhaitant créer leur crèche constituent une association qui passe un contrat avec elle et choisissent quelles prestations elle effectuera (audit, construction, recrutement, démarches administratives, budget...). Cela peut aller jusqu'à l'aide à la gestion de la crèche mais celle-ci ne lui appartient pas, elle reste entière propriété de l'association. "Les investissements initiaux pour la création de la crèche sont de l'ordre de 700 à 800.000 euros, mais cela peut aller au-delà selon le lieu choisi", prévient Céline Jacquet, chargée de communication pour le cabinet Izyi.

Le prestataire va créer la crèche et assurer sa gestion (suite à une demande). Il doit répondre à certaines obligations pour que ces projets de crèche voit le jour.
Le pionnier, «  les petits chaperons rouges «s’ illustre bien dans  le respect de ses obligations : De nombreux autres prestataires ont ensuite vu le jour : Crèche attitude, tout petit monde (Olivier Bret), babilou, Isiy…
Les petits chaperons rouges comme la plupart des prestataires externes ont 3 métiers, le conseil, la création et la gestion de crèches d’entreprises et interentreprises clés en main. Les entreprises préfèrent « externaliser » l’établissement et la gestion

Le projet connaît plusieurs étapes :

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·        L’étude de besoins, clé de voûte du projet. C’est une étude pointue qui porte notamment sur l’analyse des besoins de l’entreprise et de son environnement en terme de gardes d’enfants. Pour ce faire, des questionnaires très précis sont adressés aux salariés, le bilan social de l’entreprise est exploité. L'analyse des besoins s'appuie plus précisément sur des données quantitatives telles que  nombre et la localisation des enfants, le profil socio-économique des familles, les taux d'activité des femmes, leurs perspectives d'évolution, l'offre d'accueil existante, mais aussi sur des données plus qualitatives telles que les traditions locales et les souhaits des familles, les besoins des enfants eux-mêmes, ainsi que la connaissance des associations et des professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance.

Une étude de besoins sur deux aboutit à l’ouverture d’une crèche. Il faut compter 18 mois entre la première prise de contact et l’ouverture de la crèche.

·    Le choix de l'équipement et de son implantation,

         et la définition du projet pédagogique

L’étude porte également sur le personnel de crèches qu’il faudra recruter, le projet pédagogique, les travaux d’aménagement et le projet architectural. À l’issue de cette étude, on pourra déterminer quel type de structure développer, combien de places créer, quels horaires d’ouverture et de fermeture et quelles seront les modalités de fonctionnement.

·     L'établissement d'un budget prévisionnel

Il convient d'établir un budget prévisionnel pour l'investissement et le   fonctionnement de la structure, en s’appuyant le cas échéant sur les associations locales, qui peuvent vous conseiller, et en prenant      notamment contacts avec la CAF, qui dispose d'importants moyens financiers pour soutenir la  création et le fonctionnement des structures d'accueil.

·    La programmation

La programmation est une étape importante vers la concrétisation du projet. Elle doit permettre d'élaborer un document de référence commun aux responsables du projet et à l'architecte, qui constitue un outil de travail pour ce dernier. Il s'agit de donner les orientations permettant    d'assurer une bonne adaptation des bâtiments à leur utilisation, le respect de normes et prescriptions en matière de sécurité, d'accessibilité et d'hygiène du milieu, et ce dans le cadre d'un budget fixé.

·        Le montage du dossier et la création de la crèche à proprement dit :

Phase de conception détaillée du projet, elle est destinée à réaliser le dossier afin de le présenter aux institutions susceptibles de participer au financement du projet.

Demande d’Autorisation aux institutions concernées

Phase de réalisation concrète de la structure, avec la mise en place des composants et du personnel nécessaires à son organisation quotidienne.
Agencement des locaux, achats d’équipements, recrutement du personnel, création de la structure, gestion des pré inscriptions, ouverture de la crèche.

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L’organisation et le fonctionnement des crèches vont s’articuler au préalable autour d’un projet d’établissement ou de service et d’un règlement intérieur.

Décret du 1er Août 2000 :

1.       Art. R. 180-10. - Les établissements et services d'accueil élaborent un projet d'établissement ou de service qui comprend les éléments suivants :
«1o Un projet éducatif pour l'accueil, le soin, le développement, l'éveil et le bien-être des enfants ;
«2o Un projet social ;
«3o Les prestations d'accueil proposées ;
«4o Le cas échéant, les dispositions particulières prises pour l'accueil d'enfants atteints d'un handicap ou d'une maladie chronique ;
«5o La présentation des compétences professionnelles mobilisées ;
«6o Pour les services d'accueil familial, les modalités de formation des assistantes maternelles, du soutien professionnel qui leur est apporté et du suivi des enfants au domicile de celles-ci ;
«7o La définition de la place des familles et de leur participation à la vie de l'établissement ou du service ;
«8o Les modalités des relations avec les organismes extérieurs.

 2.      «Art. R. 180-11. - Les établissements et services d'accueil élaborent un règlement intérieur qui précise les modalités d'organisation et de fonctionnement de l'établissement ou du service, et notamment :
«1o Les fonctions du directeur ou, pour les établissements à gestion parentale, du responsable technique ;
«2o Les modalités permettant d'assurer, en toutes circonstances, la continuité de la fonction de direction ;
«3o Les modalités d'admission des enfants ;
«4o Les horaires et les conditions de départ des enfants ;
«5o Le mode de calcul des tarifs ;


Son fonctionnement est assuré par le gestionnaire à qui le projet de crèches est confié. En effet, le plan petite enfance, annoncé par le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées et à la famille, Philippe BAS, le 07 novembre 2006 va sur le modèles des grandes entreprises aider les PME à créer ou faire fonctionner des crèches en leur donnant la possibilité des mandater des gestionnaires de crèches afin de négocier des contrats enfance avec la CAF.
Dans l’exemple des petits chaperons rouges chaque crèche ouverte est constituée sous forme de SARL « les petits chaperons rouges ».

C’est le prestataire qui recrute, forme et gère le personnel.
Les entreprises sont informées du fonctionnement et de la gestion de la crèche : reporting trimestriel qualitatif et quantitatif, contrôle qualité, questionnaires de satisfaction auprès des parents, gestion à livre ouvert

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SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
   
bullet http://www.rsenews.com   Portail dédié à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise
bullet http://www.ccip93.com   Chambre de commerce et d’industrie de la seine saint Denis : n°26 juin/juillet 200
bullet http://www.travail.gouv.fr  Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité : Guide « accueil de la petite enfance »
bullet http://www.legifrance.gouv.fr
bullet http://www.creche-attitude.fr
bullet http://www.travail.gouv.fr  Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité : » La création de lieux d’accueil pour les jeunes enfants »
bullet http://www.legifrance.gouv.fr
bullet http://www.crecheattitude.fr
bullet http://www.lpcr.fr
bullet http://www.toutpetitmonde.com
bullet http://www.journaldunet.com
bullet http://solidarite.hauts-de-seine.net/portal/site/solidarite
bullet Liaisons sociales magazine /Juin 2008 
ANNEXES

Exemples de crèches d’entreprises  

Solidarité.haut-de-seine.net :

« Neuvième crèche Babilou dans le "92"  , le 18 Avril 2008
Patrick Devedjian a inauguré une nouvelle crèche interentreprises Babilou, le 18 avril, à Clichy, en présence du ministre du Travail, de la Famille et de la Solidarité, Xavier Bertrand, et de la secrétaire d’État chargée de la Famille, Nadine Morano. Le conseil général attribue à cette crèche de statut privé une aide de 0,77 euro par heure et par enfant. Depuis le 17 mars, quarante enfants âgés de dix semaines à quatre ans sont accueillis dans cette crèche, du lundi au vendredi, de 8 h à 19 h 30. La plupart sont des enfants de salariés de L’Oréal et Danone, mais la ville de Clichy bénéficie pour quelques mois de deux berceaux restés disponibles à l’ouverture. C’est la neuvième crèche Babilou ouverte dans les Hauts-de-Seine, avec, à chaque fois, une aide au fonctionnement du conseil général. "Pour l’instant, nous sommes encore le seul département en Île-de-France à subventionner le fonctionnement de crèches d’entreprise", a souligné Patrick Devedjian. Avec près de 70 000 enfants de moins de trois ans, le département doit "pouvoir proposer à chaque famille une palette de solutions et permettre aux parents de concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale". Le conseil général gère directement dix-neuf établissements départementaux d’accueil et soutient financièrement près de cinq cents crèches municipales, associatives, privées et hospitalières dans les Hauts-de-Seine. "Nous avons aussi très largement développé l’option Bébé Dom 92, qui consiste en une aide allouée aux parents qui font garder leurs enfants chez eux ou qui font appel à une assistante maternelle", a rappelé Patrick Devedjian. « 
Liaisons sociales magazine /Juin 2008 :Des crèches pour fidéliser La générale de santé va ouvrir 12 crèches internes pour attirer et retenir les personnels soignants.Avec près de 80% de femmes parmi ses 10 300 infirmiers et aides-soignants, la Générale de santé ne peut plus ignorer la question du mode de garde des enfants de ses salariés. Selon Georges Ichkanian, le DRH, note que la création de crèches arrive en tête des facteurs de fidélisation.Pour le groupe de santé privé, le sujet est d’autant plus aigu que les hôpitaux publics disposent, eux, d’un système de crèches internes performant.Et qu’ils vont devoir renouveler 40% de leurs troupes de soignants dans les 5 prochaines années, pour cause de papy boom.Autant d’arguments qui ont poussé la générale de santé à agir.Avec l’appui de la société crèche attitude, l’entreprise a lancé un programme ambitieux visant  à créer 12 crèches avant la fin de l’année 2010. Trois en région parisienne, ont déjà ouvert leurs portes au cours des dernières semaines.Complexe à mettre en place, le projet s’avère aussi très onéreux . Aides déduites, chaque berceau coûte, en moyenne, entre 5000 et 6000 euros par an à la générale de santé. Et jusqu’à 10 000 euros dans la structure d’Antony (Hauts-de-seine), inaugurée fin Mai. »C’est une politique coûteuse mais nécessaire. Dans notre secteur, ceux qui sauront attirer et fidéliser les personnels soignants seront, demain, gagnants »assure Georges Ichkanian. Ce qui n’empêche pas le DRH d’en appeler à davantage de soutien financier des pouvoirs publics pour développer ce type de programme….

 

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