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Le
statut juridique du stagiaire
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- Publié le : 30
novembre 2008
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- Auteur :
TRINDADE Emilie
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Autres articles du même auteur :
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Dans le but d’assurer la construction d’un véritable
statut juridique des stagiaires en entreprise, nous avons assisté à
partir du 31 mars 2006, à un accroissement des réformes. D’abord, cela a
débuté avec la loi sur l’égalité des chances
(Loi n°2006-396)
puis avec la signature de la charte des stages en entreprise le 26 avril
2006 : ainsi le statut du stagiaire s’est peu à peu construit. Et enfin,
un nouveau décret n°2008-96
en date du 31 janvier 2008 (publié au Journal Officiel
du 1er février) en a précisé la réglementation applicable aux
stages. Mais n’y a-t-il pas encore des lacunes ?
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Principe :
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Il s’agit ici plus particulièrement du statut
juridique du stagiaire en entreprise sous convention de stage,
et non, par exemple le stagiaire au sens du droit de la
fonction publique dont le statut est proche de celui d’un
fonctionnaire. C'est-à-dire les stages obligatoires ou non mais
s’inscrivant dans le processus de formation de l’étudiant stagiaire.
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Le formalisme juridique
du stage
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Il n’existait aucune définition juridique du stage en
entreprise, jusqu’à maintenant. Cependant, les nombreuses dérives
ont amené le législateur à clarifier la situation. Aussi,
aujourd’hui pour qu’il y ait stage, il faut que celui-ci soit
inscrit dans le cadre du cursus pédagogique de formation de
l’étudiant. De plus, le stage doit faire l’objet d’une convention de
stage tripartite entre le stagiaire, l’entreprise
d’accueil et l’établissement
d’enseignement.
(Loi n° 2006-396 du 31 mars 2006
« pour l’égalité des chances »).
Pour que cette convention de stage existe, elle doit
contenir un certain nombre de clauses jugées obligatoires : onze
exactement définies par le décret
n°2006-1093 du 29 août 2006. En effet, si jusqu’à présent
la forme du contrat de stage était libre, la « charte des stages
étudiants en entreprise » du 26 avril 2006 a établi une convention
type de ayant pour objectif de garantir au stage sa fonction
pédagogique
(Cf annexe 1).
Le décret n°2006-1093 du 29 août 2006 pris pour
l’application de l’article 9 de la loi du 31 mars 2006 pour
déterminer les modalités pratiques d’application de la convention et
pour fixer la liste des mentions obligatoires.
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La convention de stage comme le signale la « Charte
des stages étudiants en entreprise » du 26 avril 2006, doit contenir
un certains nombres de mention obligatoire et est conclue par :
-
Ø
le représentant de l’établissement dans lequel est
inscrit l’étudiant stagiaire. On y mentionne dans la convention de
stage sa qualité, son nom et l’adresse de l’établissement;
-
Ø
le représentant de l’entreprise. On y mentionne sa
qualité, son nom et l’adresse de l’entreprise ;
-
Ø
le stagiaire, qui mentionne son adresse ainsi que
l’intitulé exact de son cursus ou de sa formation.
(Si le stagiaire est mineur, la convention est également signée par
son représentant légal).
Comme pour tous les contrats, la convention de stage est
réglementée. En effet, aucune convention de stage ne pourra être
conclue pour un emploi permanent ou pour un motif qui nécessite le
recours d’un travailleur temporaire :
-
Ø
pour remplacer un salarié en cas d’absence,
-
Ø
en cas de suspension du contrat de travail d’un
salarié ou de licenciement,
-
Ø
pour exécuter une tâche régulière correspondant à un
poste de travail permanent,
-
Ø
pour faire face à un accroissement temporaire
d’activité,
-
Ø
ou encore pour occuper un emploi saisonnier.
Dans
tous les cas, l’entreprise a l’obligation de tenir à jour la liste
des conventions de stages qu’elle a conclues.
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1)
La convention de stage
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La charte des stages du 26 avril 2006 en entreprise a
pour objet d’encadrer la pratique des stages et les engagements
respectifs des parties. En effet, elle implique aujourd’hui plus
étroitement l’entreprise d’accueil et l’établissement d’enseignement
aux côtés de l’élève étudiant (garanties
détaillées en annexe de la charte et ci-dessous).
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· Le
stagiaire s’engage vis-à-vis de l’entreprise à :
-
Ø
réaliser sa mission et être disponible pour les
tâches qui lui ont été confiées;
-
Ø
respecter les règles de l’entreprise ainsi que ses
codes et sa culture;
-
Ø
respecter les exigences de confidentialité fixées par
l’entreprise;
-
Ø
rédiger, lorsqu’il est exigé, le rapport de stage
dans les délais prévus.
-
Le stagiaire n’a pas les mêmes
obligations qu’un salarié car il n’est pas lié à l’employeur par un
lien de subordination.
-
Cependant, le stagiaire doit se plier aux
règles de discipline (règlement intérieur, horaires,
confidentialité, etc.) et aux règles d’hygiène et de sécurité de
l’entreprise.
-
·
L’entreprise d’accueil s’engage vis à vis du stagiaire à :1
-
Ø
proposer un stage s’inscrivant dans le projet
pédagogique défini par l’établissement d’enseignement et s’y
tenir;
-
Ø
accueillir l’étudiant et lui donner les moyens de
réussir la mission confiée;
-
Ø
désigner un tuteur de stage dont la tâche sera de
guider et de conseiller l’étudiant;
-
Ø
l’informer sur les règles, les codes et la culture de
l’entreprise ;
-
Ø
favoriser son intégration au sein de l’entreprise et
l’accès aux informations nécessaires;
-
Ø
de l’aider dans l’acquisition des compétences
nécessaires ;
-
Ø
d’assurer un suivi régulier de ses travaux ;
-
Ø
d’évaluer la qualité du travail effectué ;
-
Ø
de le conseiller sur son projet professionnel ;
-
Ø
de rédiger une attestation de stage décrivant les
missions effectuées qui pourra accompagner les futurs curriculum
vitae de l’étudiant.
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L’absence de contrat de travail, l’entreprise n’a pas
à respecter vis-à-vis du stagiaire l’ensemble des obligations
qu’elle assume envers son personnel. Aussi, elle n’est pas
contrainte par le formalisme des DPAE, de l’immatriculation à la
sécurité sociale, de l’inscription sur le registre du personnel et
de la visite médicale. En contrepartie,
l’entreprise ne peut pas exiger du stagiaire un travail productif,
c’est-à-dire un travail qui pourrait être confié à un salarié à part
entière (voir arrêt n° de pourvoi 02-81453 3 décembre 2002).
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L’établissement d’enseignement vis-à-vis du stagiaire
s’engage à :1
-
Ø
définir les objectifs du stage et s’assurer que le
stage proposé y répond ;
-
Ø
accompagner l’étudiant dans la recherche de stage ;
-
Ø
préparer l’étudiant au stage ;
-
Ø
assurer le suivi de l’étudiant pendant la durée de
son stage, en lui affectant un tuteur qui veillera au bon
déroulement du stage ;
-
Ø
mettre à la disposition de ce dernier les outils
nécessaires à l’appréciation de la qualité du stage par
l’étudiant ;
-
Ø
pour les formations supérieures qui l’exigent, le
guider et le conseiller dans la réalisation de son rapport de stage
ou de son mémoire et organiser la soutenance en permettant à un
représentant de l’entreprise d’y participer. Enfin, l’entreprise
d’accueil et l’établissement d’enseignement supérieur s’engagent à
échanger les informations nécessaires avant, pendant et après le
stage. De plus, ils s’engagent à respecter par ailleurs leurs règles
respectives de confidentialité et de déontologie. L’étudiant quant à
lui s’engage à fournir l’appréciation de la qualité de son stage à
son établissement d’enseignement.
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Sanctions : Risque de requalification en contrat de
travail
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Une directive Unedic (n°30-93, 29 juin 1993) précise
que l’entreprise ne peut retirer aucun profit direct de la présence
du stagiaire sans risquer une requalification directe en contrat de
travail. La contrepartie de l’absence de
contrat de travail est que l’entreprise ne peut pas exiger du
stagiaire un travail productif, c’est-à-dire un travail qui pourrait
être confié à un salarié à part entière (voir arrêt n° de pourvoi
02-81453 3 décembre 2002). « Aussi,
comme le montre cet arrêt le stage peut être requalifié à tous
moments, si les critères du contrat de travail sont de fait réunis,
à savoir : la prestation de travail, la rémunération et surtout la
subordination juridique.
Cette requalification peut intervenir soit à l’initiative du
stagiaire soit à l’initiative de l’URSSAF ou de l’inspection du
travail, qui suite à un contrôle exigera le paiement des cotisations
sociales liées à un emploi salarié. »
En revanche, l’entreprise s’engage à proposer un stage s’inscrivant
dans le projet pédagogique défini par l’établissement d’enseignement
et à désigner un responsable de stage.
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2)
Le statut du stagiaire dans l’entreprise
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En effet, la convention de stage n’a pas la qualité
de contrat de travail ainsi, le stagiaire n’a pas le statut de
salarié car n’est pas soumis à un réel lien de subordination à
l’égard de l’employeur. Cette situation se traduit notamment par le
fait que le stagiaire bénéficie d’une simple gratification de stage
et non pas un salaire, qu’il n’est pas soumis à la visite médicale
obligatoire, qu’il n’est pas inscrit dans le registre du personnel
de l’entreprise et qu’il ne bénéficie pas de la convention
collective ou de l’accord collectif applicable à l’entreprise. De
plus, le stagiaire garde son statut d’étudiant de ce fait, il n’y a
pas :
-
-
de contrat de travail mais une convention de stage,
-
-
de salaire mais une gratification,
-
-
de visite médicale obligatoire,
-
-
d’inscription sur le registre du personnel
(Ne compte pas dans le calcul de l’effectif),
-
-
d’application de la convention ou de l’accord
collectif d’entreprise.
-
Cette différence de nature trouve son
origine dans la finalité pédagogique du stage. En effet, la Charte
des stages étudiants en entreprise précise que: « La finalité du
stage s’inscrit dans un projet pédagogique et n’a de sens que par
rapport à ce projet ». Dès lors, la présence du stagiaire dans
l’entreprise ayant un but pédagogique et de complément de formation,
le stage :
-
Ø
Permet la mise en pratique des connaissances
théoriques développées;
-
Ø
Et facilite la transition entre le monde de
l’enseignement supérieur à celui de l’entreprise.
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Protection juridique du stagiaire
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·
-
Protection quant à la durée du
stage :
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Le décret du 29 août 2006 limite la durée du stage à
un maximum de six mois, ainsi le stage peut aller d’un minimum de
quelques jours jusqu’à six mois, renouvellement compris.
Néanmoins, cette durée limitée à six mois, peut-être prolongé
« à titre exceptionnel ». (Circulaire
ACOSS n°2007-069) Pour
ce faire, il est nécessaire pour obtenir une prolongation, d’avoir
un accord express entre l’entreprise d’accueil et l’établissement de
formation. Rappelons que cette prolongation ne peut être obtenue que
dans le cadre du stage intégré dans le processus pédagogique
(Par exemple : les années de césure en entreprise autorisées par les
Ecoles de Commerce).
Et ce dans la limite de l’année scolaire en cours.
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Protection en cas d’accident, comment
le stagiaire est-il couvert? Et qui prend en charge la couverture
sociale du stagiaire?
-
Le stagiaire bénéficie de la protection du régime
général contre les accidents du travail et les maladies
professionnelles (article L 441-2). Cependant, il convient de faire
une distinction selon le montant de la gratification versée par
l’entreprise au stagiaire d’après le décret du 18 décembre 2006 :
-
-
La gratification est inférieur ou égal 398,13 € :
-
ð
la couverture sociale est assurée par l’établissement
d’enseignement;
-
-
La gratification est supérieure ou égale à 398,13€ :
-
ð
la couverture du stagiaire est assurée par
l’entreprise.
-
*
-
Les obligations incombant aux parties diffèrent selon
le moment auquel survient l’accident, en effet:
-
- Si
l'accident survient à l'occasion de l'enseignement dispensé par
l'établissement dont relève le stagiaire, il incombe alors à cet
établissement d’effectuer la déclaration de l’adresser, sans délai,
à l'entreprise d’accueil et d’en faire une copie pour la caisse
d'assurance maladie compétente.
-
- Si
l'accident survient à l'occasion du stage en entreprise, il incombe
à l’entreprise d’accueil d’effectuer la déclaration de l'accident du
travail instituée par l'article L.
441-2 du code de la Sécurité sociale. Ainsi, elle doit
alors adresser sans délai à l'établissement d'enseignement dont
relève l'étudiant une copie de la déclaration d'accident du travail
envoyée à la CPAM compétente.
-
Même si le stagiaire n’a pas le statut de salarié, il
bénéficie d’une protection ponctuelle garantie par le Code du
travail, à savoir :
-
Ø
une protection contre la discrimination
(article L. 122-45 du Code du travail),
(Cf Annexe 2)
-
Ø
l’application des règles relatives à la durée du
travail et au repos hebdomadaire,
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-
Les droits des parties
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·
-
Le droit à Rémunération
-
Avant la parution de la loi du 31 mars 2006,
il n’existait pas d’obligation légale en matière de rémunération ou
de gratification des stagiaires.
-
ð
Stage>3mois
-
Le décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008, rend
obligatoire le versement d’une gratification
(versement d’une somme d’argent)
lorsque la durée du stage est supérieure à 3 mois consécutifs.
L’article 9 de la loi prévoit désormais que « lorsque la durée du
stage est supérieure à trois mois consécutifs, celui-ci fait l’objet
d’une gratification dont le montant peut être fixé par convention de
branche ou par accord professionnel étendu ou, à défaut, par
décret. »Cette
disposition est applicable aux conventions de stage conclues à
compter du 2 février 2008, date d’entrée en vigueur du décret.
Ainsi, le montant horaire de cette gratification est fixé à
12,5 % du plafond horaire de la sécurité sociale
(plafond horaire égal, pour 2008, à 21 €).
Exemple : Marc est stagiaire dans l’entreprise X pour
six mois, sa convention précise qu’il est au 35h. Combien
l’entreprise doit au minimum le rémunérer ?
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Il percevra une gratification au moins égale à
398,13 euros
(environ 31,1% du Smic horaire).
Rappelons, que cette gratification n’a pas le
caractère d’un salaire dès lors que le stagiaire n’est pas titulaire
d’un contrat de travail.
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Les conditions de versement de la gratification
lorsqu’elle est due est réglementée :
-
-
Elle doit être versée mensuellement au stagiaire,
-
-
Et est due au stagiaire à compté du premier jour de
mois de stage,
-
ð
Stage<3mois
-
Aucune gratification n’est obligatoire dans
le cadre d’un stage d’une durée inférieure à trois mois consécutifs.
Ainsi, le versement d’une gratification est facultatif et relève de
la « négociation » entre le stagiaire et l’entreprise d’accueil au
moment de la conclusion du contrat, de la convention de stage.
-
·
Le droit à congés payés. Un stagiaire a-t-il le droit
à des congés payés?
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Un stagiaire n’a
pas le statut de salarié. En effet, il n’a pas de contrat de travail
mais le stagiaire est sous l’égide d’une convention de stage, à ce
titre il ne peut prétendre à des congés payés. Néanmoins,
l’entreprise d’accueil est dans l’obligation de libérer le stagiaire
pour que celui-ci puisse le cas-échéant s’absenter dans le cadre de
son parcours pédagogique.
(Clause obligatoire dans la convention de stage)
-
·
Le droit aux heures supplémentaires. Le stagiaire
a-t-il le droit de faire des heures supplémentaires ?
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Le stagiaire est soumis à la durée légale du travail
prévue par le code du travail. En effet, celui-ci n’ayant pas le
statut de salarié, il ne peut prétendre ni aux heures
supplémentaires ni aux repos compensateurs de travail. Article
L.900-2-1
-
·
Le droit aux cotisations sociales. Les stagiaires
sont-ils assujetties aux cotisations sociales ?
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Les dispositions légales exonèrent les entreprises
d’accueil du versement de cotisation et de contribution de sécurité
sociale lorsque la gratification versée par l’employeur reste
inférieure ou égale à 12,5 % du plafond horaire de la sécurité
sociale
(soit pour toutes gratifications inférieures ou égales au minimum
légal).
Ce plafond est réduit au prorata en cas de stage à
« temps partiel ». (Circulaire ACOSS
n°2007-069) .Cette
gratification n’a pas le caractère d’un salaire au sens de l’article
L.140-2 du code du travail. Les cotisations de sécurité sociale
concernées par cette mesure sont les suivantes:
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maladie,
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maternité,
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invalidité,
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allocations familiales,
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accidents du travail et maladies professionnelles,
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la CSG et la CRDS,
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la contribution solidarité autonomie (CSA),
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-
la cotisation FNAL
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et le versement transport.
Dans
le cas, où l’employeur verse une gratification supérieure à ces obligations
légales, les cotisations et contributions de sécurité sociale sont calculées
sur la base de la différence entre le montant perçu et ce plafond. Par
exemple : en 2008, pour un stagiaire dont la durée de présence est égale à
la durée légale du travail
(35
h)
et qui perçoit une gratification mensuelle égale à 1000 €, les cotisations
seront calculées sur : 1000 - 398,13 = 601,87 €.
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En outre, dans le cadre d’un stage les
cotisations dues au titre de l’assurance-chômage et des régimes de
retraite complémentaire légalement obligatoires ne sont pas dues. En
effet, c’est au moment de la signature de la convention de stage que
l’on apprécie si le seuil est atteint ou non, compte tenu de la
gratification, des avantages en nature et en espèces et du temps de
présence mensuel prévu au cours du stage.
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·
Les périodes de stage entrent-elles en compte pour le
calcul de la retraite ?
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Le
stagiaire bénéficie d’une protection sociale. Toutefois, quel que soit
le montant de la gratification, le stagiaire ne verse ni cotisation
retraite, ni assurance chômage. Cela est du à la même idée selon
laquelle le stagiaire n’est pas un salarié.
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De
part sa précarité et la finalité purement pédagogique qu’il poursuit, le
législateur et le pouvoir réglementaire ont été contraint d’établir un
statut juridique propre au stage en entreprise, distinct de celui
applicable aux contrats de travail. Le régime entend assurer en
l’occurrence un juste équilibre entre la protection juridique du
stagiaire, l’objectif pédagogique du stage garanti par l’établissement
d’enseignement et le respect des prérogatives de l’employeur.
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SOURCES
- BIBLIOGRAPHIE
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Texte de référence
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Ø
Article 9 de la loi n°2006-396 du 31 mars pour l’égalité
des chances (JO du 2 avril 2006)
-
Ø
le décret n°2006-1093 du 29 août 2006
-
Ø
Article L. 1132-1 du code du travail
-
Ø
Article L.412-8 , L. 441-2, R. 412-4 du Code de la
Sécurité Sociale
-
Ø
Charte des stages étudiants en entreprise (dite » charte
du 26 avril 2006 »)
-
Ø
Décret n°2006-1627 du 18 décembre 2006 (JO du 20) pour la
protection en cas d’accident du travail et de maladies professionnelles
-
Ø
Circulaire n°DSS/5B/2007/236 du 14 juin 2007 relative à
la protection sociale du stagiaire
-
Ø
Décret n°2008-96 du 31 janvier 2008 (JO du 1er
février)
-
Ø
Loi n°2008-596 du 25 juin 2008 art 6, (JO du 26 juin
2008)
-
Ø
Circulaire ACOSS n°2007-069 du 5 avril 2007 : Réforme des
statuts des stagiaires
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Webographie
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www.tripalium.com
-
www.legifrance.fr
-
www.travail-solidarite.gouv
-
http://www.inforeg.ccip.fr/Le-stagiaire-en-entreprise-fiche-40-6112.html
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Bibliographie
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Ø
Le statut juridique du stagiaire Par Me Gilles Jolivet
(Baker & McKenzie)
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ANNEXES
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Annexe 1 : Clauses obligatoires
(Source : Décret
n°2006-1093-Art.3)
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1°
La définition des activités confiées au stagiaire en fonction des
objectifs de formation (Mission) ;
2° Les dates de début et de fin du stage (durée du stage) ;
3° La durée hebdomadaire maximale de présence du stagiaire dans
l’entreprise. La présence, le cas échéant, du stagiaire dans
l’entreprise la nuit, le dimanche ou un jour férié doit être indiquée ;
4° Le montant de la gratification versée au stagiaire et les modalités
de son versement (voir précisions ci-dessous) ;
5° La liste des avantages offerts, le cas échéant, par l’entreprise au
stagiaire, notamment en ce qui concerne sa restauration, son hébergement
ou le remboursement des frais qu’il a engagés pour effectuer son stage
(50% de la carte de transport par exemple) ;
6° Le régime de protection sociale dont bénéficie le stagiaire, y
compris la protection en cas d’accident du travail dans le respect de
l’article L. 412-8 du code de la sécurité sociale ainsi que, le cas
échéant, l’obligation faite au stagiaire de justifier d’une assurance
couvrant sa responsabilité civile ;
7° Les conditions dans lesquelles les responsables du stage, l’un
représentant l’établissement, l’autre l’entreprise, assurent
l’encadrement du stagiaire (Tutorat);
8° Les conditions de délivrance d’une « attestation de stage » et, le
cas échéant, les modalités de validation du stage pour l’obtention du
diplôme préparé ;
9° Les modalités de suspension et de résiliation du stage ;
10° Les conditions dans lesquelles le stagiaire est autorisé à
s’absenter, notamment dans le cadre d’obligations attestées par
l’établissement d’enseignement (Rattrapage des examens semestriels par
exemple);
11° Les clauses du règlement intérieur de l’entreprise applicables au
stagiaire, lorsqu’il existe.
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Annexe 2 : Lutte contre la discrimination
(article L. 1132-1 du Code du travail),
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« aucune personne ne peut être écartée […] de l’accès à un stage […] en
raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation
sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de
ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa
non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une
race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou
mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique,
de son patronyme ou en raison de son état de santé ou de son handicap ».
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