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 LA BATAILLE JURIDIQUE CONTRE LE CONTRAT « NOUVELLES EMBAUCHES »

Publié le : 05 janvier 2007

Auteur : Nicolas Dantrou

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Commentaires

La bataille du CPE s’est jouée dans la rue ; fort de cette victoire, les syndicats se sont jurés « d’avoir la peau » du CNE créé par l’ordonnance n°2005-893 du 2 août 2005.
Mais cette guerre aura lieu non pas dans la rue mais dans les prétoires.
Cette bataille a commencé, il y a plus d’un an devant le Conseil d’Etat et se poursuit devant l’OIT, la Cour de Justice Européenne, les conseils des prud’hommes et la cour d’appel de Paris. Nous allons ici présenter les différentes procédures, en sachant que tout peut évoluer très vite sur les différents terrains de cette bataille juridique.
   

1 – Le Conseil  d’Etat

1.1 Sa mission :

Le Conseil d'État est conseiller du gouvernement. Il examine les projets de loi et d'ordonnance, avant que ceux-ci ne soient soumis au Conseil des ministres et émet un avis sur la régularité juridique des textes.

Le Conseil d'État est l'échelon suprême de la juridiction administrative, qui juge les litiges entre les particuliers et l'administration. Il est le juge de cassation des arrêts des cours administratives d'appel et des juridictions administratives spécialisées. Il juge en premier et dernier ressort les recours dirigés notamment contre les décrets.

1.2 Le CNE devant le Conseil d’Etat

L’ensemble des syndicats a déposé une requête en annulation de l’ordonnance n°2005-893 du 2 août 2005 sous deux angles d’attaques :

1° L’ordonnance exclut les salariés de moins de 26 ans du décompte des effectifs

Le commissaire du gouvernement auprès du Conseil d'Etat avait recommandé de rejeter les requêtes en annulation formulées par les organisations syndicales contre l'ordonnance mettant en place le CNE.
Les organisations syndicales avaient notamment argué que l'ordonnance excluant les salariés de moins de 26 ans du décompte des effectifs des entreprises pour les seuils sociaux contrevenait à une directive européenne prévoyant l'information et la consultation des travailleurs dans les établissements d'au moins 20 salariés. Le commissaire du gouvernement, qui ne représente pas le gouvernement mais est chargé de "dire le droit", avait recommandé de laisser le soin à la Cour de Justice des communautés européennes de trancher ce litige.
Le Conseil d'Etat a opté en faveur de cet avis, rappelant que la directive européenne laisse le soin aux Etats membres de déterminer le "mode de calcul des seuils" des travailleurs employés. Il a donc demandé à la Cour de Justice des communautés européennes de statuer en urgence, le dispositif prévu par l'ordonnance devant expirer à la fin 2007. (L’Expansion 19/10/2005)

2° Une durée "raisonnable"

Pour le contrat nouvelles embauches, qui permet aux employeurs des entreprises de moins de 20 salariés d'embaucher du personnel qui peut être licencié sans justification durant une période de deux ans, les syndicats estiment que cette absence de justification viole la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'article 24 de la Charte sociale européenne, posant l'obligation de justifier un licenciement.
Dans sa décision, le Conseil d'Etat a souligné les possibilités de dérogation que prévoit cette convention pour les travailleurs "effectuant une période d'essai ou n'ayant pas la période d'ancienneté requise" à condition que la durée de cette période soit "raisonnable". Il a ainsi estimé ainsi que la période de deux ans, prévu au début du CNE, peut "être regardée comme une période de constitution de l'ancienneté requise". Par ailleurs, il a jugé cette durée "
raisonnable", compte tenu de l'objectif du CNE qui est de réduire le chômage. (NouvelObs oct. 2005)

2 – La Cour de Justice Européenne

2.1 Sa mission :

La Cour européenne de Justice s’appelle en fait la Cour de Justice des Communautés Européennes. C’est une institution de l’Union européenne, au même titre que le Parlement européen. Elle existe depuis 1952 et siège à Luxembourg. Pour garantir l’uniformité du droit communautaire dans tous les Etats membres, elle rend des arrêts pour interpréter les lois issues des Traités, de la Commission européenne, du Parlement et du Conseil européen.

2.2 Le CNE devant la Cour de Justice Européenne

1°) Le Conseil d’Etat a demandé à la Cour de justice des communautés européennes de "statuer en urgence", concernant le décompte des effectifs excluant les salariés de moins de 26 ans, le dispositif prévu par l'ordonnance devant expirer à la fin 2007. Le Conseil d’Etat a suspendu le 23 novembre 2005 l’ordonnance excluant les salariés de moins de 26 ans du calcul des effectifs des entreprises. "Compte tenu du caractère suffisamment grave et immédiat de l’atteinte aux intérêts défendus par la CGT-FO", celui-ci n’a pas attendu la décision de la justice européenne qui doit se prononcer sur la compatibilité de cette mesure avec le droit européen. Le Conseil d’Etat devra statuer à nouveau, sur le fond, de la légalité de l’ordonnance lorsque la justice européenne aura rendue sa décision.

Selon l’Avocat Général de la Cour de Justice Européenne, l’exclusion des salariés de moins de 26 ans du calcul des effectifs de personnels à prendre en compte pour la mise en place des procédures d’information et de consultation dans une entreprise, est contraire au droit européen. La Cour ne s’est pas encore prononcée à ce jour. (L Monde 14/09/06)

2°) Autre angle d’attaque : selon les syndicats, le CNE ne respecte pas les règles de la Charte Sociale européenne incluse dans le nouveau Traité Constitutionnel. Cette Charte s’engage à protéger les salariés contre « tout licenciement injustifié ».

Le problème est que les organisations syndicales ne peuvent pas déposer de recours, l’application de ce texte n’étant pas obligatoire. (NouvelObs 11/05/06)

3 – L’Organisation Internationale du Travail

3.1 Sa mission :

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) a pour vocation de promouvoir la justice sociale et notamment de faire respecter les droits de l'homme dans le monde du travail. Créée en 1919 par le Traité de Versailles, elle a survécu à la disparition de la Société des Nations et elle est devenue en 1946 la première institution spécialisée du système des Nations Unies.

L'OIT met au point des conventions et des recommandations internationales du travail qui définissent les normes minimales à respecter dans les domaines de son ressort : liberté syndicale, droit d'organisation et de négociation collective, abolition du travail forcé, égalité de chances et de traitement, etc.
Au sein du système des Nations Unies, l'OIT est unique en son genre de par sa structure tripartite: employeurs et travailleurs participent aux travaux de ses organes directeurs sur un pied d'égalité avec les gouvernements.

3.2 Le CNE devant L’OIT

Saisie par FO sur la conformité du CNE à sa convention 158 ; celle-ci stipule que la période d’essai ne doit pas excéder une durée « raisonnable » .

L'OIT ne semble pas pressée de traiter cette question. Son conseil d'administration a renoncé à mettre le dossier du CNE à l'ordre du jour. Sauf surprise, l'affaire sera donc traitée, au plutôt, lors du prochain conseil d'administration entre le 8 et le 30 mars. Par cette décision, d'autant plus attendue qu'elle tombera à la veille de la présidentielle, l'OIT se réserve le temps de demander à la France des données complémentaires portant, par exemple, sur les motifs de rupture des contrats ou leur durée. Le BIT veut éviter une interprétation politique en pleine campagne électorale ! (Le Figaro14/11/06)

Les services du ministère du Travail ont d'ailleurs lancé une deuxième étude sur l'efficacité de ce contrat, dans la lignée de celle qui, en juin, avait estimé à 10 % la proportion de CNE correspondant à de véritables créations d'emploi. « Notre dossier est plus que défendable », assure-t-on au ministère du Travail, où l'on met en avant la signature de plus de 660.000 contrats en un an. Les arguments transmis par le ministre Délégué à  l’Emploi, Gérard Larcher, au BIT sont les mêmes que ceux employés devant le Conseil d’Etat. Il se montre  donc confiant. (Le Monde 14/11/06)

Une confiance affichée qui ne fait guère illusion parmi les syndicats : selon eux, le gouvernement n'aurait pas hésité, par la voie de sa représentante, Nicole Ameline, à faire pression sur le BIT pour décaler le jugement au printemps. D'ici là, il pourrait proposer de nouvelles mesures pour améliorer l'accompagnement des salariés en CNE et renforcer ainsi sa défense devant les tribunaux. (15/11/06 LESECHOS)

4 – Les Conseils des Prud’hommes

4.1 Sa mission :

Le Conseil des Prud'Hommes est un tribunal civil de premier degré, spécialisé dans le règlement des litiges individuels nés du contrat de travail. Ils sont composés de juges non professionnels, employeurs et salariés en nombre égal, élus par leurs pairs du monde du travail pour exercer pendant cinq ans cette mission de juges. Autre caractéristique de valeur et peu connue avant de juger, les Prud'Hommes s'efforcent autant que possible de concilier les litiges qui leur sont soumis.

4.2 Le CNE devant les Conseils des Prud’Hommes

Des prud’hommes jugent le CNE illégal :

Le 28 avril 2006, le conseil des prud’hommes de Longjumeau, en région parisienne, a jugé que l’ordonnance créant le CNE était contraire au droit international. De ce fait, il l’a requalifié en contrat à durée indéterminé. Le conseil des prud’hommes estime que l’ordonnance du 2 août 2005 créant le CNE est « contraire » à la convention 156 de l’Organisation Internationale du Travail(OIT) ratifiée par la France et est donc « non valable » et « privé d’effet juridique ». Cette convention prévoit qu’un salarié ne peut être licencié « sans qu’il existe un motif valable de licenciement » et « avant qu’on lui ait offert la possibilité de se défendre ». Or, le CNE exonère l’employeur de l’obligation d’effectuer un entretien préalable au licenciement  et de motiver la lettre de licenciement selon le tribunal. L’employeur a contesté cette décision devant la cour d’appel

·        Autre cas : le conseil des prud'hommes de Grenoble a annulé le licenciement d'une secrétaire embauchée en contrat nouvelle embauche (CNE) et remerciée au lendemain d'une visite médicale qui avait conclu à la nécessité, pour l'employeur, de lui fournir un siège adapté à son mal de dos. Les prud'hommes ont estimé que le licenciement était «dépourvu de causes réelles et sérieuses» et ont condamné l'employeur à verser  des dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat.
En outre, les conseillers ont requalifié les contrats antérieurs successifs de la jeune femme en «contrat à durée indéterminée à partir du 11 juillet 2005».
Stéphanie Parra avait été embauchée en intérim à cette date par la société Novelec, pour le compte de la société mère Saphymo. Elle avait signé un CNE le 19 septembre avec Novelec.
L'avocat de la société avait plaidé l'insuffisance professionnelle.

·        Les attaques contre le CNE devant les conseils de prud’hommes risquent de porter de plus en plus sur la manière de l’utiliser. Par exemple, à la place d’un CDD  pour un congé de maternité ou si la rupture intervient après faute du salarié ou d’une discrimination à l’égard de ce dernier(femmes enceintes, problèmes de santé, …) dans ces cas, c’est le droit commun du licenciement qui doit s’appliquer. L’employeur doit, en cas d’attaque des salariés, se justifier sur la cause de la rupture du CNE et prouver qu’il est de bonne foi. Comme dans l’affaire qui était traitée devant le conseil des prud’hommes de Lunéville, qui a condamné une entreprise pour cinq ruptures de CNE abusives car la rupture du CNE ne dispense pas d’en expliquer les motifs en cas de contentieux. (Le Figaro 21/11/06)

·          Les grandes centrales syndicales veulent donc systématiser les procès, même pour des sommes dérisoires, et par-là faire douter les entreprises sur la sécurité juridique du CNE. Pour l’instant, cette stratégie n’est guère payante car on estime, officieusement, à une centaine de procès en cours. (Nous n’avons malheureusement aucun chiffre officiel sur le nombre de recours) De plus les deux jugements les plus retentissants viennent du même conseil prud’homale, celui de Longjumeau. (L’Express 11/05/06)

5 – La Cour d’Appel de Paris

5.1 Sa mission :

Cour d'appel

La cour d'appel est une juridiction du second degré, c'est-à-dire qu'elle connaît, de manière générale, des appels dirigés contre les décisions des juridictions de premier degré situés dans son ressort (tribunaux d'instance, tribunaux de grande instance, tribunaux de commerce, conseils de prud'hommes, tribunaux paritaires des baux ruraux...)
Les cours d'appels sont divisées en chambres. Les magistrats des cours d'appel sont appelés conseillers. A la tête de la cour d'appel se trouvent un premier président, et un procureur général.

Cour administrative d'appel
Juridiction administrative du second degré qui réexamine une affaire déjà jugée par un tribunal administratif

Cour de cassation
Juridiction suprême des juridictions de l'ordre judiciaire installée à Paris. Son rôle n'est pas de rejuger une affaire, mais de contrôler que les décisions de justice ont été rendues en conformité avec les règles de droit. Le recours exercé devant cette juridiction est appelé "pourvoi en cassation".

5.2 Le CNE devant la Cour d’Appel de Paris

En avril, les prud’hommes de Longjumeau avaient donné raison à une salariée, d’abord engagée en CDD, qui avait signé un CNE puis avait été licenciée aussitôt après. Suivant les instructions de la Chancellerie, le parquet a fait appel de cette décision, tout comme l’employeur. Pour rappel, selon le jugement de Longjumeau « l’ordonnance du 2 août 2005 instituant le CNE est contraire à la Convention 158 de l’OIT et ne peut recevoir d’application en droit français. Selon le tribunal, la période de consolidation de deux ans est une durée unique ne dépendant pas des conditions propres à chaque emploi et est donc nécessairement « déraisonnable »

Le 19 juillet, le préfet de l’Essone a contesté à la Cour d’Appel de Paris sa compétence pour juger cette affaire. Selon le préfet, il appartient au juge administratif de se prononcer sur le CNE car celui-ci a été créé par une ordonnance et non une loi. L’objectif étant clairement d’éviter que la Cour de Cassation n’enterre le CNE pour son illégalité. En effet, cette dernière a affirmé dans un arrêt rendu en mars 2006 que la Convention de l’OIT s’appliquait de plein droit en France. Selon son premier président, Guy Canivet a expliqué : «  qu’il reviendra au juge de contrôler les marges de manœuvre prévues par l’OIT ».(Le Monde 14/09/06)

Le 20 octobre, la cour d’appel de Paris s’est déclarée compétente pour examiner deux affaires jugées au printemps par le tribunal de Longjumeau et a donc par ce fait désavoué les pouvoirs publics, sans se prononcer sur le fond.

Dans un communiqué, le ministère du Travail indique « le tribunal des conflits sera saisi afin de déterminer l’ordre de juridiction compétent pour connaître de la question de la légalité de l’ordonnance et décidera alors qui, du juge administratif ou du juge judiciaire, est compétent »

Deux choix s’offrent alors à lui : soit il renvoie l’affaire devant le juge administratif, dessaisissant d’office la cour d’appel et laissant le champ libre au Conseil d’Etat ; soit il renvoie l’affaire devant la cour d’appel qui jugera le fond sur la validité du CNE au regard des normes internationales. La Cour de Cassation n’interviendrait qu’ensuite. Celle-ci pourrait considérer que la Convention de l’OIT doit s’appliquer ; ce qui signifierait la mort du CNE tel qu’il a été conçu. On attend la décision du tribunal des conflits pour fin janvier 2007. (La Tribune 23/10/06)

Mais en cas de partage du tribunal des conflits, c’est le garde des sceaux qui aura le dernier mot. La cour d’appel pourrait cependant aussi saisir la cour de cassation pour avis. Celui-ci n’aurait pas de force contraignante, mais une portée symbolique. (Le Monde 14/09/06)

6 – Conclusion

La bataille juridique du CNE est loin d’être terminée, des procédures sont encore en cours devant les prud’hommes, le tribunal des conflits, l’OIT et la Cour Européenne de Justice.

Le but actuel du gouvernement étant de gagner un maximum de temps en faisant traîner les différentes actions.  Les syndicats étant à l’offensive sur tous les fronts. Leur but est clair, ils veulent tous la suppression du CNE et ne se contenteront pas d’un simple aménagement.  L’avenir du CNE est bien incertain, et cela semble se traduire par une baisse des intentions d’embauches, même si cela devra être confirmer dans les prochains mois.

L’ACOSS et le réseau des URSSAF ont estimé que nombre d'intentions d'embauche en CNE s'établit à environ 44 000 pour le mois d’octobre (estimation provisoire) en données brutes, en baisse par rapport au mois de septembre, après avoir augmenté le mois précédent.

Il y a eu 708 000 intentions d’embauche en CNE, en cumul, d’août 2005 à octobre 2006. Depuis  sa création, 8,3% des intentions d’embauche des entreprises de moins de 20 salariés ont été déclarées en CNE.

Dans un contexte de haut niveau des embauches longues (CDI, CNE et CDD de plus d’un mois), cette évolution est à rapprocher du dynamisme des CDI +11,4% sur les trois derniers mois au regard des mêmes mois de l’année précédente. Au total, les embauches en contrat long des entreprises de moins de 20 salariés

ont progressé de 0,8% sur un an, poursuivant la hausse de 4,5% enregistrée il y a un an, lors de l’introduction du CNE.  (Source : Acoss – Urssaf)

 

 

 

 

 

 

 

Néanmoins les organisations patronales et le gouvernement semblent être confiant sur l’avenir du CNE et ne veulent certainement pas le voir disparaître.

SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
   

Liens :

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/Visu?cid=735306&indice=1&table=JORF&ligneDeb=1

http://www.syndicat-magistrature.org/Crew/Doc/510=lacirculaire.pdf

http://www.travail.gouv.fr/dossiers/contrats/contrat-nouvelles-embauches-cne/questions-reponses-sur-contrat-travail-nouvelles-embauches-cne-1906.html?var_recherche=CNE

http://www.travail.gouv.fr/sous-dossiers.php3?id_rubrique=156&id_mot=291

http://www.travail.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques/etudes-recherche/publications-dares/premieres-informations-premieres-syntheses/2006-254-contrat-nouvelles-embauches-3362.html

www.ilo.org/ilolex/french/convdisp2

http://www.cftc-67.fr/prudhomme/presentationprudhomme.htm

http://www.ilo.org/public/french/about/index.htm

http://www.acoss.urssaf.fr/index.php? option=content&task=blogcategory&id=161&Itemid=5532

http://www.conseil-etat.fr/ce/jurispd/index_ac_ld0560.shtml

http://www.cfdt.fr/actualite/presse/comm/comm531.htm

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/emploi-conseil-etat-suspend-ordonnance.html

http://curia.europa.eu/fr/instit/presentationfr/index_cje.htm

http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Word/163.doc

Sources :

L’Expansion (19/10/2005)

Nouvel Obs( 10/05, 11/05/06 )

Le Monde (14/09/06, 14/11/06)

Le Figaro(21, 14/11/06)

Les Echos (15/11/06)

L’Express(09/03/09 – 11/05/06)

La Tribune(04, 15, 23/10/06)

 
ANNEXES
 

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