


Il sera indispensable pour le salarié d’avoir un
minimum de connaissances du milieu financier et de ses pratiques. Les
partenaires sociaux auront ici un rôle important et déterminant à jouer. En
effet, ces derniers devront maîtriser tous les mécanismes et les
spécificités de l’épargne salariale.
L’action, l’obligation, les FCPE, ne doivent donc plus
avoir de secrets pour les salariés. En voici une première définition :
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Action : c’est un titre de propriété négociable d’une partie du
capital d’une société anonyme (ou d’une société en commandite par
actions). L’actionnaire recevra une rémunération qui s’appelle un
dividende.
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Obligation : c’est un titre de créance représentant la part d’un
emprunt émis par l’état, une collectivité publique ou une société.
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FCPE : ou Fonds Communs de Placement Entreprise, ils sont gérés
par des sociétés de gestion spécifiquement agréées. Ces fonds ont été
crées pour ne recevoir que les sommes issues de l’épargne salariale.
L’épargne salariale est alors placée dans ce que l’on nomme un
portefeuille (composé de valeurs mobilières, d’actions, d’obligations)
et dont la valeur de ce dernier évolue avec les cours de la bourse. Il
existe quatre grandes catégories de FCPE qui se détachent : les
placements actions, les placements diversifiés, les placements de taux
d’intérêt, les placements monétaires.
Du risque encouru dépendra le taux de rémunération de
l’épargne salariale. Entreprises et salariés sont à la recherche d’une
gestion claire et simple de cette épargne. Dans la pratique, les entreprises
placent l’épargne salariale sur plusieurs fonds à la fois. C’est à cet effet
qu’elles informent leurs salariés sur les modalités de gestion de leur
épargne.
Voici une série de questions déterminantes dans le
choix de la société de gestion de l’épargne salariale :
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quelles sont les performances des FCPE proposés ?
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quel est le montant des frais de gestion et de tenue de comptes ?
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niveau de qualité de la gestion administrative ?
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l’offre proposée est-elle labellisé ?
En ce qui concerne le choix de la FCPE et de la société
gestionnaire de l’épargne salariale plusieurs critères allant de l’éthique à
la politique sociale seront déterminants.
L’investissement socialement responsable (ISR) s’est
rapidement imposé après les différents scandales financiers d’outre
atlantique (Enron…). L’ISR consiste à explorer les critères sociaux et
environnementaux dans les décisions d’investissement des gérants. Une grille
de valeurs est alors mise en place, et les entreprises qui répondront le
mieux à ces valeurs seront sélectionnées. Des agences spécialisées dans les
notations d’entreprises ont rapidement vues le jour (ex : Innovest, Novethic,
Ethibel, Vigeo…)
C’est pour garder une certaine efficience que quatre
confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFTC et CGC) ont crées un Comité
Intersyndical de l’Epargne Salariale. Ce comité décerne un label CIES aux
entreprises qui satisfont à des critères d’investissement socialement
responsable, de bons rapports qualité/prix, de représentation des salariés,
de sécurité.
Simplicité et clarté sont les deux maîtres mots de la
demande des employeurs et des salariés en ce qui concerne la gestion de
l’épargne salariale. Ainsi une grande banque française (CA) a axé sa
campagne de promotion pour son service de gestion de l’épargne salariale
autour de trois mois clés : « Simple, Facile, Sans Souci ».
La banque insiste sur le fait que le PEE est la
meilleure des solutions en matière d’épargne salariale. De plus, elle se
présente comme étant le meilleur relais entre le marché financier et
l’entreprise.
L’offre proposée est simple et limitée, les formalités
administratives sont réduites au minimum. Cette gestion est assurée par une
filiale du groupe bancaire français, mais l’interlocuteur de l’employeur et
des salariés reste le conseiller financier lambda.
La clarté est promue par le fait qu’à tout moment (par
le biais du téléphone, internet ou minitel notamment) l’employeur et les
salariés peuvent savoir comment se porte cette épargne ceci même après
chaque opération !