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  LES ENTREPRISES DE TRAVAIL TEMPORAIRE ET LE DROIT INDIVIDUEL A LA FORMATION

Publié le : 25 juin 2005

Auteur : Florence Chilly

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Forum de discussion

L’année 2000 marquait un tournant pour la Formation professionnelle continue dans le travail temporaire par l’accord du 20 octobre 2000 relatif au Droit Individuel à la Formation NOR : ASET0050925M.(http://centre-inffo.fr/v2/cpnfp/NT48607.phtml) qui prévoient essentiellement :
Un droit individuel à la formation des intérimaires, financé sur le plan de formation des entreprises de travail temporaire.
la mise en place d’un contrat de « mission formation insertion »,
une validation de l’expérience professionnelle
un relèvement de la contribution des entreprises de travail temporaire au fond pour l’emploi (FPE-TT).
 
    LES INTERIMAIRES EN DIF

Les intérimaires justifiant de 2718 heures dans le travail temporaire, dont 2174 dans l’entreprise de travail temporaire dans laquelle ils feront-leur demandes, auront droit, en dehors des périodes de mission, à une formation financée par le plan de formation. Le nombre d’heures d’ancienneté s’appréciera sur 24 mois consécutifs. Le droit ainsi constitué sera au plus de 35 heures par période de 2718 heures travaillées, sans dépasser 105 heures. Pour la première année, il sera limité à 35 heures, même pour une ancienneté dépassant 2718 heures.

La formation choisie par l’intérimaire permettra d’acquérir un complément de qualification ou une qualification nouvelle augmentant les possibilités d’emploi (y compris bilan de compétences et de validation de l’expérience professionnelle). La réponse de l’entreprise de travail temporaire devra être donnée dans les 15 jours ouvrables suivant la demande. Une réponse négative devra être motivée. Une liste, non limitative, des motifs de refus figure à l’accord.

Les entreprises de travail temporaire consacreront, chaque année 5% de leur contribution légale au plan de formation, pour financer ce droit. Le CE, à défaut les DP, sera informé des demandes des intérimaires lors de la consultation annuelle sur le plan de formation (Bref social N°13266 du lundi 30 octobre 2000) 

ACCORD NATIONAL DU 8 JUILLET 2004 RELATIF A LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Le 7 juillet 2004, un nouvel accord définissant les priorités de la formation dans la branche, a été conclu, succédant ainsi à celui d’octobre 2000.

De plus, la branche qui avait anticipé l’accord interprofessionnel et la loi du 4 mai 2004, reconduit avec peu de modifications son dispositif de droit individuel à la formation des intérimaires (Bref social N° 14176 du lundi 12 juillet 2004).

Les intérimaires doivent justifier de 2700 heures dans la profession du travail temporaire dont 2100 heures dans l’entreprise de travail temporaire dans laquelle ils font leur demande. Le nombre d’heures travaillées s’apprécie sur une période de 24 mois consécutifs.

Un intérimaire acquiert un droit à une action de formation d’une durée maximale correspondant à 40 heures par tranche de 2700 heures travaillées, dans la limite de 120 heures. En tout état de cause, lorsqu’une action a été réalisée, quelle que soit sa durée, l’intérimaire doit acquérir de nouveau l’ancienneté nécessaire pour alimenter un nouveau droit individuel à la formation.

Il appartient au salarié intérimaire de justifier de son ancienneté en produisant les bulletins de paie et/ou les attestations ASSEDIC correspondant à la période de référence.

Les actions éligibles au titre du DIF sont :

Les actions liées à la VAE
Les actions de bilan et d’orientations professionnelles
Les actions permettant le perfectionnement et le développement des compétences.

C’est un droit exercé sur l’initiative de l’intérimaire, donc pour faire valoir ses droits au DIF, il doit en faire la demande, par écrit, à l’entreprise de travail temporaire au plus tard dans le mois qui suit la dernière mission réalisée pour cette entreprise et au moins, un mois avant le début de l’action.

La demande doit préciser le type d’action choisie, l’organisme de formation pressenti, la période durant laquelle il désire suivre l’action et l’objectif poursuivi. L’entreprise de travail temporaire doit répondre dans un délai de 30 jours. Dans le cas d’une réponse négative, celle-ci doit être faite par écrit et motivée.

Les motifs de refus, par l’ETT sont les suivants :
l’absence de fonds disponibles
le salarié intérimaire ne remplit pas les conditions d’ouverture du droit prévu
l’action ne correspond pas aux actions prévues
la procédure n’a pas été respectée par le salarié intérimaire
le salarié est en mission au moment de la réalisation de l’action
les salarié est titulaire d’un CDD ou d’un CDI au moment de la réalisation de l’action.

Mise en œuvre du DIF

Les actions de formation dans le cadre du DIF peuvent se dérouler en dehors du temps de travail, comme prévu dans le plan de formation et donneront donc lieu au versement de l’allocation prévue à l’article L.932-1 du code du travail (Legifrance - Le service public de l'accès au droit) Si la demande porte sur une action d’une durée supérieure au droit acquis au titre du DIF, le salarié intérimaire peut utiliser son compte épargne temps.

Quelques précisions :

Manpower s’est engagé dans ce dispositif, 1 254 DIF ont été pris depuis juillet 2002, date à laquelle est appliqué le précédent accord, explique Chantal Bezard-Falgas, directrice du développement des ressources intérimaires chez Manpower. Plus de 60 % concernent des formations de caristes, pour de jeunes manutentionnaires qui pourront postuler pour un métier plus intéressant.

POUR CONCLURE

Ainsi que nous pouvons le constater, la branche d’activités du travail temporaire a anticipé depuis 2000 le droit individuel à la formation.

En effet, l’entreprise de travail temporaire privilégie la formation professionnelle pour plusieurs raisons :
Elle valorise l’intérimaire et rassure l’entreprise car les diplômes sont aujourd’hui plus favorisés que l’expérience,
elle doit s’adapter à l’évolution du marché du travail grâce à des outils presque identiques à l’entreprises traditionnelle mais adapté à ses besoins.
c’est un moyen nécessaire de fidélisation des intérimaires mais aussi des entreprises,
c’est pour elle la solution idéale qui permet de mettre en adéquation les compétences disponibles avec les entreprises clientes.

 

SOURCES - BIBLIOGRAPHIE
   
bullet http://centre-inffo.fr/v2/cpnfp/NT48607.phtml
bullet http://centre-inffo.fr/v2/cpnfp/328660.phtml
bullet http://www.faftt.pdf
bullet Legifrance - Le service public de l'accès au droit
bulletBref social n°13266 du lundi 30 octobre 2000
bulletBref social n°14176 du lundi 12 juillet 2004
ANNEXES
 

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