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Liens entre les
dispositifs de la VAE et du DIF
- Au niveau de la
nature juridique, du droit individuel
- Que ce soit le
dispositif de la VAE ou celui du DIF, ils sont tous les deux issus d’une
loi publiée au journal officiel. Dans ce contexte, la VAE devient un
droit individuel à la formation au même titre que le DIF.
- En effet, le décret
n° 2002-1459 du 16 février 2002 renforce ce principe en prévoyant que
les actions de VAE entrent désormais dans le champ des actions de
formation et en conséquence peuvent être imputées par les employeurs
sur leur participation au financement de la formation continue.
- Au niveau de
l’initiative du salarié
- Comme précisé
ci-dessous, les deux dispositifs de la VAE et du DIF s’appliquent à
l’initiative du salarié.
- Le principe de la VAE
permettant à « toute personne qui a exercé pendant au moins trois ans
une activité professionnelle, … de demander la validation des acquis
de son expérience (art. L613-3), engendre la notion d’initiative
du salarié dans sa démarche.
- Par ailleurs, il est
précisé que la mise en œuvre du droit individuel à la formation
relève de l’initiative du salarié, en accord avec son employeur
(art. L. 933-3).
- Au niveau du
concept de « formation tout au long de la vie » du salarié
- On peut constater que
la loi relative à la formation professionnelle tout au long de la vie a
mis en place le Droit Individuel à la Formation (DIF), et la validation
des acquis de l’expérience, bien qu’issue de la loi de modernisation
sociale, trouve son origine dans le concept européen de « formation
tout au long de la vie ».
- Ainsi, l’origine de
nos deux dispositifs se rejoint de par ce même concept de « formation
tout au long de la vie ».
- Au niveau du
l’accès à la qualification
- L’Etat a souhaité par
la mise en place des deux nouveaux dispositifs de la VAE et du DIF,
faciliter l’accès à la qualification des actifs soit pour faire
reconnaître une qualification en possédant déjà des compétences acquises
au travers de l’expérience professionnelle dans le cas de la VAE, soit
pour développer de nouvelles connaissances dans le cas du DIF.
- Au niveau de la
gestion du parcours professionnel
- Que ce soit le DIF ou
la VAE, tous deux sont des outils qui permettent aux salariés de
mieux gérer leur parcours professionnel, en développant leur
employabilité et devenir ainsi acteur de son évolution professionnelle.
- Au niveau du
financement
- Une action de
validation des acquis de l’expérience se décompose :
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- De
frais de formation et d’accompagnement : ce sont les frais de dossier
ainsi que les honoraires de l’organisme valideur pour l’accompagnement
du salarié dans le montage du dossier
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D’un congé de VAE utilisable par le salarié pour participer à une
épreuve de validation ou à un accompagnement individualisé.
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- En fonction de la stratégie de
l’entreprise, trois modalités d’accès au dispositif de la validation des
acquis de l’expérience s’offrent aux salariés, depuis la nouvelle loi.
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- L’accès des salariés
à la VAE peut :
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§
Etre assuré à l’initiative de l’employeur dans le cadre du
plan de formation de l’entreprise (art. L. 951-1) lorsque par
exemple l’employeur met en place un plan de VAE et décide d’intégrer la
validation des acquis de l’expérience dans sa politique ressources
humaines au niveau de la gestion prévisionnelle des emplois et de
valorisation des compétences.
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De plus, il conviendra de préciser dans quelle catégorie s’inscrit la
mise en place du dispositif de VAE :
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Adaptation au poste de travail s’il est mené pendant les heures de
travail, le salarié sera rémunéré au taux normal.
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Maintien à l’emploi s’il se déroule également sur le temps de travail,
mais pourra le dépasser d’un maximum de 50 heures, sous réserve d’un
accord d’entreprise et avec l’accord formel du salarié. Ces heures
seront payées au taux normal et ne seront pas considérées comme des
heures supplémentaires.
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– Ou développement des compétences si l’accompagnement est suivi en
dehors des heures de travail, avec l’accord du salarié, dans la limite
de 80 heures par an.
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§
S’inscrire dans le cadre du congé de formation à
l’initiative du salarié (art. L 931-1), autrement dit congé de VAE
(CVAE) tel que prévu par l’article 133 de la loi de modernisation
sociale. Ce congé de 24 heures peut être demandé en vue de la
participation aux épreuves de validation organisées par l’autorité ou
l’organisme habilité à délivrer la certification demandée ou, le cas
échéant, en vue de l’accompagnement du candidat à la préparation de
cette validation.
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§
Ou s’intégrer au droit individuel à la formation à
l’initiative du salarié (art. L 933-1) mais cela doit être soumis à
l’accord de l’employeur, lorsque la formation a lieu en dehors des
heures de travail.
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Les textes de loi se rapportant au DIF ne précisent pas qu’il est
applicable à la VAE, mais dans la mesure où la VAE a été définie comme
une action de formation, tous les textes de loi relatifs au DIF
s’appliquent à la VAE.
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- Ainsi, par déduction, on comprend qu’un
salarié qui réalise une demande de validation des acquis de
l’expérience, en dehors de son temps de travail et à son initiative,
peut le faire dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF).
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- On peut envisager que
l’utilisation de la validation des acquis de l’expérience intégrée au
DIF se fasse dans les cas suivants :
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pour définir un projet professionnel en termes d’évolution de carrière.
L’obtention de tout ou partie d’un diplôme ou titre à finalité
professionnelle dès lors que l’activité du salarié est en rapport avec
le diplôme ou titre visé et constitue un véritable instrument de
mobilité professionnelle,
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pour un projet de formation dans le cas où la VAE est le point de départ
pour une formation d’un niveau supérieur (exemple : VAE d’un BTS pour
ensuite préparer une licence ou une maîtrise), ou si le salarié obtient
une validation partielle et doit compléter son dossier de validation par
la réalisation de modules complémentaires,
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pour faire le point sur les acquis et les compétences exploitables.
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- Le montant de l'allocation de formation
correspondant aux droits acquis au titre du DIF relève des dispositions
de l'article L. 933-4 du Code du travail.
- Cet article précise que les heures
consacrées à la formation pendant le temps de travail ouvrent droit au
maintien de la rémunération du salarié dans les conditions définies au I
de l'article L. 932. Lorsque les heures de formation sont effectuées
hors du temps de travail, le salarié bénéficie du versement par
l'employeur de l'allocation de formation définie au III de l'article L.
932-1. Le montant de l'allocation de formation ainsi que les frais de
formation correspondant aux droits ouverts sont à la charge de
l'employeur et sont imputables sur sa participation au développement de
la formation professionnelle continue. L'employeur peut s'acquitter de
ses obligations relatives aux frais de formation
par l'utilisation d'un titre spécial de paiement émis par des
entreprises spécialisées. Sa mise en oeuvre par accord de branche
s'effectue dans des conditions fixées par décret. Pendant la durée de
cette formation, le salarié bénéficie de la législation de la sécurité
sociale relative à la protection en matière d'accidents du travail et de
maladies professionnelles.
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- Quelle est la nature de l'allocation de
formation qui sera versée ? Salaire ou non ?
Pour l'application de la législation de sécurité sociale ( art.932-1
du code du travail ), l'allocation de formation ne revêt pas le
caractère de rémunération au sens du deuxième alinéa de l'article
L. 140-2 du code du travail, de l'article L. 741-10 du code rural et de
l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale.
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Si ce n'est pas une rémunération est-ce un revenu de remplacement ?
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La question était posée par le Directeur de la sécurité sociale au
ministre du travail qui s'inquiétait de savoir si la contribution
sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la
dette sociale (CRDS) s'appliquaient sur l'allocation de formation.
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- A cette question la Délégation générale à
l'emploi et à la formation professionnelle répond d'une manière très
claire :
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« L'allocation de formation de 50% de la rémunération nette de référence
n'est pas une rémunération au sens de l'article L.242-1 de la sécurité
sociale. Elle est donc exclue de l'assiette des cotisations de sécurité
sociale ».
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Or, l'article L 13-2 du code de la Sécurité Sociale (CSS) précise que la
CSG est assise sur les salaires versés en contrepartie du travail
évalués selon les règles du 242-1 CSS. L'allocation de formation est
donc exclue de l'assiette de la CSG.
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- TABLEAU COMPARATIF
- DES DISPOSITIFS DE LA VAE ET DU DIF
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- Comparatif au niveau :
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- VAE
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- DIF
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- De la nature juridique
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- Du droit individuel
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- De l’initiative du salarié
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- Du concept de « formation tout au long de la vie » du
salarié
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- De l’accès à la qualification
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- De la gestion du parcours professionnel
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- Du financement
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- Issue d’une loi publiée au J.O.
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- Droit individuel à la formation
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- Initiative du salarié dans sa démarche
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- Origine dans le concept européen de « formation tout au
long de la vie »
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- Accès à la qualification par la reconnaissance de
compé-tences acquises au travers de l’expérience
professionnelle
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- Meilleure gestion du parcours professionnel en
développant son employabilité et en devenant un acteur de
son évolution professionnelle
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- Les textes de loi se rapportant au DIF ne précisent pas
qu’il est applicable à la VAE, mais dans la mesure où la VAE
a été définie comme une action de formation, tous les textes
de loi relatifs au DIF s’appliquent à la VAE
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- Issu d’une loi publiée au J.O.
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- Droit individuel à la formation
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- Relève de l’initiative du salarié
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- Issu de la loi relative à la « formation professionnelle
tout au long de la vie »
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- Accès à la qualification par le développement de
nouvelles connaissances
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- Meilleure gestion du parcours professionnel en
développant son employabilité et en devenant un acteur de
son évolution professionnelle
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- Utilisation des droits du DIF pour des actions de VAE
dans les cas suivants :
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financement du congé VAE
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financement des frais de dossier et du coût de
l’accompagnement
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financement des modules de formations complémentaires
nécessaires en cas de validation partielle (dans la limite
du crédit d’heures cumulé au titre du DIF)
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- En conclusion, on peut dire qu’en créant
un droit individuel à la VAE, la loi offre à chacun une perspective de
progression sociale. Dans son esprit, la loi renforce l’idée que le
travail socialise, qu’il aide à prendre sa place de citoyen, qu’il est
source d’apprentissage et qu’il doit être valorisé.
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- Par ailleurs, dans un environnement
incertain où les métiers évoluent vite, les connaissances acquises
doivent être réactualisées en permanence et, de ce fait, pouvoir être
reconnues à tout moment de la vie professionnelle, ce que permettent la
VAE et le DIF, qui tous deux permettent aux salariés de s’adapter aux
changements économiques des entreprises et de développer leur
employabilité.
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- Dans le cadre de la loi sur la formation
tout au long de la vie, chaque salarié peut bénéficier d’actions de
formation au titre du DIF ou de la VAE, et devenir ainsi acteur de son
évolution professionnelle.
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- Par ailleurs, l’article 16 de l’Accord
National Interprofessionnel du 5 décembre 2003 précise que les managers
doivent associer prioritairement les salariés à la réflexion sur les
évolutions prévisibles de leur emploi et des compétences nouvelles dont
ils devront disposer et les informer des dispositifs de formation et
VAE.
- Ce déploiement de l’information sur les
dispositifs mis en place en matière de formation par le biais des
managers, peut laisser supposer à un essor considérable des demandes,
lorsque les salariés seront informés de leurs droits.
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- La nouvelle loi n° 2005-32 du 18 janvier
2005 de programmation pour la cohésion sociale renforce cette idée et
devrait créer une pérennité de l’essor de la VAE et du DIF.
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En effet, l’ Article 72 sur
la « Gestion de l'emploi et des compétences. Prévention des conséquences
des mutations économiques » précise :
- « Art. L. 320-2. - Dans les entreprises et
les groupes d'entreprises au sens du II de l'article
L. 439-1 qui occupent au moins trois cents salariés, ainsi que dans les
entreprises et groupes de dimension communautaire au sens des deuxième
et troisième alinéas de l'article L. 439-6 comportant au moins un
établissement ou une entreprise de cent cinquante salariés en France,
l'employeur est tenu d'engager tous les trois ans une négociation
portant sur les modalités d'information et de consultation du comité
d'entreprise sur la stratégie de l'entreprise et ses effets prévisibles
sur l'emploi ainsi que sur les salaires. La négociation porte également
sur la mise en place d'un dispositif de gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences ainsi que sur les mesures
d'accompagnement susceptibles de lui être associées, en particulier
en matière de formation, de validation des acquis de
l'expérience, de bilan de compétences ainsi que d'accompagnement de
la mobilité professionnelle et géographique des salariés. mentionnées à
cet article.
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- Désormais, de part cette nouvelle
obligation, au travers de la mise en place d’une gestion prévisionnelle
des emplois et des compétences et des mesures associées en terme de
formation, le salarié devrait pouvoir bénéficier « prioritairement »
d’une validation des acquis de l’expérience ou de son droit individuel à
la formation, s’il travaille dans une entreprise d’au moins 150 salariés
si son employeur l’intègre à une stratégie de l'entreprise.
- Mais le fondement de cette nouvelle loi
nous fait présumer que si la demande du bénéficiaire s’inscrit dans le
cadre de l’évolution des métiers de son entreprise, son employeur
encouragera son initiative d’entreprendre un DIF ou une VAE.
- A contrario, il semble prévisible que
l’employeur ne répondra pas à un niveau individuel mais collectif,
c’est-à-dire que la demande devra obligatoirement se situer dans
l’intérêt général de l’entreprise en matière d’évolution des emplois en
corrélation avec l’évolution économique du marché, de la concurrence
afin de rester compétitif sur un plan national, européen, voir mondial.
- Ainsi, la demande du salarié devra
répondre aux objectifs que l’entreprise se sera fixés ou dans le cas
contraire, cela entraînera une discussion entre le salarié et son
employeur.
- De ce fait, on peut s’interroger sur la
pertinence du droit individuel à l’initiative du salarié car il
semble probable que ce sera au salarié de s’adapter aux contraintes
économiques de son entreprise ; ce qui le mettrait dans
l’impossibilité d’opérer un libre choix de formation pour développer son
employabilité et dans ce cas, restera-t-il un acteur déterminant de son
évolution professionnelle.
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