les accidents du travail ] conge maternite ] conge paternite ] conge individuel de formation ] conges payes ] Cheques vacances ] jours feries ] formation en dehors du temps de travail ] Homologation ] [ Formations ouvertes et à distance ] E-learning imputabilité ]

Attention ! les fiches et dossiers ne sont à jour qu'au moment de leur publication.

FORMATIONS OUVERTES ET A DISTANCE
Les réponses de la Circulaire DGEFP 2001/22 du 20 juillet 2001 …
et les questions que l’on continue de se poser.

Dossier réalisé par Sylvie Saint-Genez Bodini

 

La publication de la circulaire DGEFP du 20/07/01 est apparue comme une « bouffée d’oxygène » aux yeux des professionnels de la formation. En effet, depuis 30 ans, la formation professionnelle était restée stable dans ses fondements et les Pouvoirs Publics semblaient ne pas prendre conscience des impacts des nouvelles technologies sur les modes d’apprentissage.

Cette circulaire nous apporte une définition des Formations Ouvertes et à Distance et semble intégrer dans sa globalité les particularités des formations dispensées en ligne:

Une « formation ouverte et/ou à distance est un dispositif souple de formation organisé en fonction des besoins individuels ou collectifs (individus, entreprises, territoires). Elle comporte des apprentissages individualisés et l’accès à des ressources et compétences locales ou à distance. Elle n’est pas exécutée nécessairement sous le contrôle permanent d’un formateur. 
Elle peut être effectuée « dans et hors temps de travail, sur le poste de travail, en centre de ressources, à l’extérieur de l’entreprise… » et peut intégrer une « variété de situations pédagogiques, auto-formation, formation accompagnée dans un lieu-ressource, formation en situation de travail, formation à distance, etc… et l’alternance entre des activités d’apprentissage individuel et collectif.  
Elle reconnaît également qu’une action de formation ne se limite plus seulement au face-à-face pédagogique et admet par ailleurs la possibilité de fixer une durée estimée des temps de formation. Enfin, les regroupements de stagiaires ne sont plus imposés. 

Peut-on considérer cela comme suffisant au regard des particularités propres aux formations dispensées en ligne ? Certes non …

L’encadrement pédagogique et technique est « un élément central d’appréciation ». 
Force est de constater que le risque d’abandon, la « cybersolitude », sont une des principales causes d’échec lors du déploiement d’une solution d’apprentissage à distance. 
A ce titre, prévoir un encadrement permet d’éviter ces écueils. Mais doit-on pour autant généraliser et imposer systématiquement une assistance pédagogique ? 
Une auto-formation non-accompagnée peut s’avérer suffisante lorsqu’il s’agit d’utiliser un module de formation pour approfondir un point particulier ou lors de piqûres de rappel. 
L’apprenant a la possibilité de se former sur son poste de travail, selon ses besoins et ses disponibilités. Pourquoi doit-on alors demander aux entreprises et surtout aux prestataires de formation de prévoir systématiquement des modes de tutorat qui engendrent des surcoûts et qui ne seront pas forcément utilisés par les apprenants ? 
Tout en reconnaissant les spécificités des formations ouvertes et à distance, il n’est donc pas admis de mettre à la disposition d’un salarié un CD-Rom d’auto-formation ou un libre accès à un intranet de formation de l’entreprise sans encadrement pédagogique. 

Ne limitons-nous pas ici le champ d’application des formations en ligne en refusant l’autodidaxie ?

La formation sur le poste de travail soulève plusieurs interrogations. 

Se former seul, face à son écran, selon le besoin et le temps dont on dispose peut-il être assimilé à du temps de travail effectif ? 
Si tel est le cas, cela suppose a fortiori que le « salarié est à la disposition de l’employeur et doit se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à ses occupations personnelles » (art. L212-4 du Code du Travail). Le salarié peut-il à la fois « s’investir » dans sa formation et continuer à exercer simultanément son activité habituelle ? Ou bien considère t’on qu’il ne s’agit pas de temps de travail effectif et que le salarié peut librement se former sans en référer à sa hiérarchie et en « s’isolant » ? La circulaire n’apporte aucune précision sur ce point litigieux et pourtant si difficilement applicable dans un contexte professionnel. 

Même si la circulaire admet qu’il est possible de fixer une durée estimée de formation, comment pourra t-on chiffrer le temps passé en formation par le stagiaire sur son poste de travail si ce dernier est interrompu en raison de ses obligations professionnelles et qu’il ne parvient pas à terminer son parcours de formation dans des conditions optimales ? Peut-on alors considérer que l’action de formation aura  une réelle « valeur formative » ? Fixer une durée estimée sous-entend qu’une formation ne pourra pas être imputable si l’on ne peut pas fixer un point de départ et un point d’arrivée ; paradoxalement, une distinction est donc faite entre la formation et l’information alors que l’apprentissage en ligne rend cette frontière de plus en plus floue. Comment peut-on mesurer la valeur formative ou informative d’une action de formation lorsque l’accès au savoir se réduit à un simple clic ? Et quelle importance,  à partir du moment où l’on peut justifier qu’il y a bien eu apprentissage ? Par conséquent, pour rester dans la conformité, il suffira d’estimer un temps « idéal » de formation sans pour autant avoir l’assurance que le stagiaire aura bien suivi le parcours jusqu’au bout ! 

La signature d’un protocole de formation entre le stagiaire et le prestataire de formation, ajoute du formalisme mais ne constitue pas une garantie pour autant.  
Lorsque l’apprentissage s’effectue à distance, comment être certain que la personne qui est en train de se former est bien celle qui était destinataire de la formation ? Certes, individualiser le parcours de formation limite les dérives mais ne constitue pas une preuve en soi. Sans doute serait-il suffisant d’intégrer dans les modules de formation, des méthodes de « tracking » permettant d’une part d’identifier le stagiaire et d’autre part de s’assurer que l’objectif de formation a bien été atteint en fin de parcours. L’essentiel est là …

Difficile pour une entreprise, désireuse de se lancer dans un tel projet, d’appliquer à la lettre cette circulaire sans risquer de maximiser ses coûts de formation (qu’elle ne pourra pas forcément justifier), et tout en restant dubitative quant au retour sur investissement et à l’appréciation qui en sera faite par le Contrôleur.

 Sylvie Saint-Genez Bodini

Qui est Sylvie Saint-Genez Bodini ? 

 

bulletTéléchargement du dossier en format PDF ( 10 pages - format PDF )
bulletTéléchargement de la circulaire
bulletSur l'imputabilité de la FOAD consulter le dossier en ligne

 Hit Counter

Union europeenne ] Recrutement ] delai-conge ] Suspension et modification ] Conditions de travail ] Duree du travail ] Remuneration ] Chomage ] Allocation de presence parentale ] NTIC et Ressources Humaines ] Signature electronique ] Telephone portable ] Teletravail ] Tests ] Droit d'acces des salaries ] Action de la CNIL ] Intranet et syndicats ] Developpement durable ] Droit penal du travail ] Le nouveau role du comite d'entreprise ] Infirmerie dans l'entreprise ] les accidents du travail ] conge maternite ] conge paternite ] conge individuel de formation ] conges payes ] Cheques vacances ] jours feries ] formation en dehors du temps de travail ] Homologation ] [ Formations ouvertes et à distance ] E-learning imputabilité ]
Copyright ã 2009 social conseil entreprise - Tous droits réservés. Toute reproduction , même partielle, de la page, par quelque procédé que ce soit ( électronique, photocopie, imprimante, bande magnétique, disquette, cd-rom ou autre ) est interdite sans autorisation par écrit de Yvan Loufrani contact ( arobase )tripalium.fr L'impression pour usage à titre privé et documentaire est autorisée.
.