Le taux d'incapacité permanente a été abaissé de 66,66% à 25% pour faire reconnaître les maladies - hors tableau - comme professionnelles.

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Pour qu'une maladie soit présumée d'origine professionnelle, elle doit figurer dans un tableau ( art. R 461-3 du code de la sécurité sociale ). Toute maladie désignée dans ce tableau , dans les conditions fixées par ce tableau, est présumée d’origine professionnelle. Il reste possible de faire reconnaître une maladie comme professionnelle en apportant la preuve qu’elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel du salarié et a entraîné son décès ou une incapacité permanente d’un taux d’incapacité permanente fixé par décret. Ce taux qui était jusqu'à présent de 66,66 % vient d’être abaissé à 25 %.

0,8% d'augmentation des demandeurs d'emploi en mars 2002

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Au cours du mois de mars 2002, 368 000 demandeurs d'emploi se sont inscrits à l'ANPE et 330 300 en sont sortis, c'est ce qui résulte de la dernière livraison du Ministère de l'emploi. Selon les dernières statistiques publiées , le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,8% au cours du mois de mars 2002. Le taux de chômage au sens du BIT a ainsi progressé de 0,1 point, il est de 9,1 % à la fin mars. Le chômage des jeunes a augmenté plus vite que celui des adultes ( 1% contre 0,8% ) . Étrangement, c'est le chômage masculin qui progresse plus que le chômage féminin, en un mois, le chômage masculin s'accroît de 1,2 % alors que le  le chômage féminin s'accroît de 0,4 %.

 

Composition du nouveau gouvernement

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J.P RaffarinMonsieur Jean-Pierre RAFFARIN  http://www.premier-ministre.gouv.fr

Sont nommés ministres :

M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales ;
F.Fillon
M. François Fillon, ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité ;
M. Dominique Perben, garde des sceaux, ministre de la justice ;
M. Dominique Galouzeau de Villepin, ministre des affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie ;
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense et des anciens combattants ;
M. Luc Ferry, ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche ;

M. Francis Mer, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie ;
M. Gilles de Robien, ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer ;
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de l'écologie et du développement durable ;
M. Jean-François Mattei, ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées ;
M. Hervé Gaymard, ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales ;
M. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication ;
M. Jean-Paul Delevoye, ministre de la fonction publique, de la réforme de l'Etat et de l'aménagement du territoire ;
Mme Brigitte Girardin, ministre de l'outre-mer ;
M. Jean-François Lamour, ministre des sports.

Sont nommés ministres délégués :

M. Alain Lambert, ministre délégué au budget ;
M. Patrick Devedjian, ministre délégué aux libertés locales ;
M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre délégué aux affaires européennes ;
M. Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire ;
M. François Loos, ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche ;

M. Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la ville.

Sont nommés secrétaires d'Etat :

M. Jean-François Copé, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement ;
Mme Tokia Saïfi, secrétaire d'Etat au développement durable ;
Mme Dominique Versini, secrétaire d'Etat à la lutte contre la précarité et l'exclusion ;
M. Renaud Dutreil, secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et aux professions libérales ;
Mme Nicole Ameline, secrétaire d'Etat à la mer ;
M. Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports.

 

Emploi des cadres de plus de cinquante ans : un nouveau baromètre

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Initiées dans les années 70 et 80, les premières mesures de préretraite ont été utilisées comme des licenciements déguisés et se sont enracinées dans les pratiques sociales. Les entreprises ont ainsi trouvé un moyen de gérer le vieillissement de leur effectif .
Le taux d'emploi des plus de 50 ans fait apparaître, en conséquence, un sous-emploi massif dans la tranche d’âge comprise entre 50 et 65 ans que les seules données relatives au chômage n’expliquent pas. Selon une enquête de l'Insee ( Enquêtes Emploi de l’INSEE - octobre 1981 / mars 2001) sur une population de plus de 9,8 millions de personnes dont l’âge est compris entre 50 et 64 ans, seulement environ 5,3 millions étaient en activité en 2001, soit 54%. Une enquête de l’AGIRC ( Enquête de l’AGIRC sur les retraités du régime en1999 ), réalisée en 1999, auprès de la population des cadres du secteur privé au moment de leur départ à la retraite, fait apparaître une situation encore plus préoccupante pour cette catégorie de salariés puisque seulement 38% des plus de 50 ans étaient actifs occupés . Ce sous -emploi des cadres devient problématique dans un contexte ou les besoins des entreprises devraient continuer à croître et trouver 750 000 personnes pour remplacer les départs en retraite et 630 000 pour faire face aux créations de nouveaux postes. Soit un total de 1,38 millions pour le seul secteur privé !
Pour pourvoir à ces besoins, les entreprises vont se tourner vers les jeunes diplômés et vers les salariés non cadres qui feront l’objet de promotion interne. Cependant , le nombre de jeunes diplômés risque d’être insuffisant puisque des générations nettement moins nombreuses arriveront sur le marché de l’emploi. De plus, les entreprises du secteur privé entreront en forte concurrence avec la fonction publique qui aura elle-même de nombreux postes à pourvoir. Au total l’APEC estime qu’il existe un risque potentiel de manque de main d’œuvre estimé à 440 000 personnes sur la période 2004/2010. C'est dans ce contexte, qu'il faut saluer l’objectif du baromètre Apec / QuinCadres . Par la mise en place de ce baromêtre, l'Apec et Quincadres complètent l’approche démographique en essayant d' identifiant des réponses possibles, afin d’aider les acteurs (cadres et recruteurs) à adopter des stratégies adaptées à la situation nouvelle . Le baromètre propose ainsi une évaluation quantitative des besoins de recrutements des entreprises du secteur privé en cadres de 50 ans et plus et une analyse qualitative de l’opinion des recruteurs et des cadres concernant les pratiques en matière de recrutement et de gestion des carrières des cadres de 50 ans et plus. A partir de 2003, ce baromètre permettra de suivre l’évolution des besoins de recrutements en cadres de 50 ans et plus, ainsi que des pratiques en matière de gestion des carrières et de recrutement, dans une conjoncture où la gestion des âges devient un véritable enjeu de société.

 


Travail des enfants : inquiétant !

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Selon une étude récemment publiée par l'OIT , un nombre inquiétant d'enfants reste assujetti aux pires formes d'exploitation. Dans «Un avenir sans travail des enfants» l'étude du BIT montre que dans le groupe des enfants de 5 à 17 ans, un sur six - soit 246 millions - est astreint au travail et un sur huit - soit 179 millions d'enfants - est encore assujetti aux pires formes de travail, celles qui mettent en danger sa santé physique ou mentale ou sa moralité.
-111 millions d'enfants de moins de 15 ans sont astreints à des travaux dangereux et devraient y être immédiatement soustraits;
- 59 millions de jeunes de 15 à 17 ans eux aussi affectés à un travail dangereux devraient bénéficier de toute urgence d'une protection ou être soustraits à ce travail;
- 8,4 millions d'enfants sont assujettis à des travaux relevant des pires formes de travail des enfants, car il s'agit d'activités intrinsèquement condamnables: esclavage, traite, servitude pour dettes et autres formes de travail forcé comme le recrutement forcé en vue de la participation à des conflits armés, la prostitution, la pornographie et autres activités illicites.

Le travail des enfants à l'aube du XXIe siècle y est décrit comme un phénomène infiniment volatil revêtant les formes les plus variées. Sur la base des données les plus récentes, il est estimé que 352 millions d'enfants de 5 à 14 ans exercent aujourd'hui une activité économique d'un type ou d'un autre. Sur ce total, 106 millions sont affectés à des types de travaux acceptables pour des enfants ayant atteint l'âge minimum d'admission à l'emploi (généralement 15 ans), ou à des travaux légers tels que les tâches ménagères ou des travaux rentrant dans le cadre de leur éducation (voir convention de l'OIT (nº 138) sur l'âge minimum, 1973). Il en résulte que 246 millions d'enfants sont astreints à des formes de travail qu'il faut abolir, à savoir selon la définition du BIT:
- les travaux accomplis par des enfants d'un âge inférieur à l'âge minimum spécifié par la législation nationale ou les normes internationales;
- les travaux dangereux, c'est-à-dire ceux qui par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s'exercent sont susceptibles de nuire à la santé physique ou mentale ou à la moralité de l'enfant;
- les travaux classés parmi les pires formes de travail des enfants car il s'agit d'activités intrinsèquement condamnables, conformément à la convention de l'OIT (nº 182) sur les pires formes de travail des enfants, 1999.2

ILO's Perspective on PovertyDu point de vue de la répartition géographique, c'est la région Asie-Pacifique qui compte le plus grand nombre d'enfants de 5 à 14 ans astreints au travail: 127 millions, soit 60 pour cent du total mondial. Viennent ensuite l'Afrique subsaharienne: 48 millions, soit 23 pour cent, l'Amérique latine et les Caraïbes: 17,4 millions, soit 8 pour cent, et le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord: 13,4 millions, soit 6 pour cent.


Les cadres sont heureux, même s'ils travaillent trop !

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La dernière livraison du " Cadroscope " de l'APEC fait apparaître un degré de satisfaction professionnelle élevé chez les cadres loin de la morosité de ce mois de mai et malgré un retournement de tendance au cours du 2ème semestre.
Selon l'étude, l'intérêt des responsabilités et l'évolution des rémunérations restent les deux principales préoccupations des cadres.
Seulement 19% des cadres se sentent concernés par une dégradation des conditions de travail. La proportion de cadres jugeant leur charge de travail excessive n'a cessé de baisser depuis pour atteindre 50% en 2001, soit une chute de 10 points en deux ans. Pour expliquer la surcharge de travail, les cadres citent le plus souvent l'organisation et le manque d'effectifs. 64% d'entre eux déclarent travailler dans l'urgence, et la moitié travailler chez eux, en dehors des heures réglementaires. Malgré tout, les trois quarts des cadres sont satisfaits de l'équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Si l'on interroge les cadres sur les trois verbes qu'ils choisissent en priorité pour définir leur rôle de cadre, ils citent dans l'ordre : organiser , planifier et diriger . Ce n'est pas étonnant quand on sait que le temps moyen de réunion est une heure par jour .

 

 Le dialogue social renoué ?

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J.P RaffarinDès cette semaine la concertation sociale sera  relancée par le nouveau gouvernement. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a annoncé qu'il  recevra les partenaires sociaux à Matignon, en compagnie du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, François Fillon, vendredi 18 mai. Le dialogue social sera placé au cœur de la méthode gouvernementale, ainsi que l'a réaffirmé le ministre des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, Jean-François Copé sur Europe 1. "Plus aucun texte touchant à l'entreprise, au droit social, au droit du travail ne sera soumis à l'examen du Parlement avant d'avoir fait l'objet d'une concertation approfondie".
Les sujets prioritaires à traiter seront la question de l'assouplissement des 35 heures et l'avenir des retraites.

Danger de l'ignorance du droit du travail : un rapport du comité économique et social

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2200 pages ! le code du travail a triplé de volume en 20 ans !. Sédimentaire, touffu , complexe, le droit du travail ne cesse de croître sans que sa connaissance n'augmente . Il est difficile aujourd'hui de mettre en oeuvre la législation sociale et pourtant " Nul n'est censé ignorer la loi ? " Selon un rapport du conseil économique et social ( CES ) sur " le droit du travail et les dangers de son ignorance " , les salariés et les employeurs méconnaissent ce droit. Préparé, au nom de la section du travail du Conseil économique et social, par François Grandazzi, conseiller du secrétaire général de la CGT-FO, ancien secrétaire général de la fédération FO de la chimie, le rapport et le projet d’avis " Le droit du travail : les dangers de son ignorance " tendent à tracer les axes d’une intelligibilité renforcée du droit et à valoriser cette législation auprès du public par une communication adaptée à son époque. Ce rapport fait le constat d'une méconnaissance du droit du travail par les salariés et les employeurs , qui va de l'appropriation partielle de ses fondements juridiques et des règles qui en découlent à son ignorance totale. Pour François Grandazzi, c'est lorsqu'un problème survient que les entreprises découvrent les règles précises et complexes qui auraient du être appliquées. Il faut donc maîtriser et accompagner la production de la législation sociale en consultant systématiquement les partenaires sociaux. L'auteur estime qu'il faut limiter les effets rétroactifs de la jurisprudence et qu'il faut engager un nouveau chantier de codification.


Temps partiel féminin subi, précarité accrue !

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Il existe deux temps partiels : le temps partiel choisi et le temps partiel subi. Le temps partiel est choisi lorsque le nombre d'heures travaillées correspond au volume horaire souhaité et subi si la durée hebdomadaire du travail est inférieure au volume désiré. Selon une enquête de l'Insee, ce sont plus d’un tiers des femmes travaillant à temps partiel qui déclaraient souhaiter travailler davantage et qui subissent le temps partiel. Selon l'étude de l'Insee, " les femmes souhaitant travailler davantage présentent des caractéristiques différentes de celles qui sont satisfaites de leur durée de travail. Leur position sur le marché du travail est, en moyenne, moins favorable : salaire mensuel plus faible, moindre ancienneté dans l’établissement, emploi temporaire plus fréquent. Le choix de travailler à temps partiel plutôt qu’à temps plein peut renvoyer à différentes logiques de comportement : logique de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, de sortie progressive d’activité en fin de carrière, de retrait partiel du marché du travail lorsque l’état de santé s’est dégradé, d’investissement en capital humain pour des actives suivant une formation, etc." Ceci invite, au-delà de la distinction entre temps partiel subi et temps partiel choisi, à ne pas considérer la population des actives ayant fait le choix du temps partiel comme un ensemble homogène. Pour l'Insee, les femmes travaillant à temps partiel subi sont davantage en situation de précarité.

 

 

 

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