La Cour des comptes dénonce la gestion du risque accidents du travail .

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Selon un rapport de la cour des comptes, en 1999, dernière année pour laquelle les chiffres ont été publiés, 717 000 accidents du travail entraînant plus d’un jour d’arrêt de travail, 89 000 accidents sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail, et 24 000 maladies professionnelles ont été reconnus. Parmi les premiers, 46 700 étaient considérés comme graves et 717 avaient été mortels. Parmi les seconds, 9 700 étaient graves et 633 avaient été mortels. 201 des victimes de maladies reconnues comme professionnelles étaient décédées.
Le nombre d’accidents du travail a certes fortement chuté sur le très long terme, mais cette baisse s’est ensuite ralentie et la hausse constatée de 1997 à 1999 se serait, selon des données provisoires, poursuivie en 2000. Celui des maladies reconnues comme d’origine professionnelle est en forte croissance, notamment les maladies mortelles.
L’expression « risques professionnels » désigne trois types d’événements définis par le code de la sécurité sociale : l’accident du travail, l’accident de trajet et la maladie professionnelle.
Pour la cour des comptes , l’accident du travail est un accident, « quelle qu’en soit la cause,survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ». C’est « un fait précis survenu soudainement au cours ou à l’occasion du travail et qui est à l’origine d’une lésion corporelle ». Il se caractérise donc notamment par son lien avec le travail, sa soudaineté et l’existence d’une lésion corporelle.
L’accident de trajet est celui qui se produit entre la résidence ou le lieu où le travailleur se rend de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial, ou encore son lieu de repos, et le lieu de travail.
Une maladie est dite professionnelle
lorsqu’elle est la conséquence directe de l’exposition d’un travailleur à un risque physique, chimique, biologique ou si elle résulte des conditions dans lesquelles il exerce d’une façon habituelle son activité professionnelle.
Pour la Cour , les moyens de prévention sont très insuffisants. Il faudra effectuer une " réforme d'ensemble " ou " remettre en case l'avenir même du système ".
" L’organisation actuelle n’a pas permis de traiter dans toute son ampleur le problème des maladies professionnelles, qui constitue déjà et représentera plus encore à l’avenir une composante majeure des risques d’origine professionnelle.
Les manifestations en sont multiples :

Fonctionnement défectueux de la commission des maladies professionnelles, chargée d’adapter les tableaux de maladies professionnelles à l’évolution des connaissances et des risques, connaissance lacunaire de ces risques, écarts très importants dans les taux de reconnaissance des maladies par les caisses, sous-estimation du nombre des victimes, mise en place de systèmes d’indemnisation parallèles à la législation normale pour diverses pathologies. Cette situation tient notamment au décalage qui s’est progressivement creusé entre l’action contre les risques professionnels et le reste de la politique de santé et de sécurité. L’organisation en matière d’accidents et de maladies d’origine professionnelle n’est ni insérée dans la politique de santé ni vraiment articulée avec elle. La gestion du système n'a pas encore intégré l’urgence du traitement des problèmes qui peuvent atteindre la santé des personnes, alors que cette préoccupation a progressivement prévalu dans les autres champs de la politique sanitaire."

 

Un bilan "socialement correct"

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Le " socialement correct "progresse !
Après la décision du plus grand fonds de pension américain Calpers qui gère les retraites des employés de Californie de cesser d'investir en Asie du Sud-Est pour des raisons non seulement financières mais aussi sociales ( faible législation du travail, droits de l'homme bafoués, opacité des réseaux financiers ), quatre confédérations syndicales françaises se sont associées pour créer un comité intersyndical de l'épargne correcte.
Les quatre confédérations ont décidé de garantir la sécurité de l’épargne. Le comité intersyndical de l'épargne proposera, sur la base d’un cahier des charges, une sélection et une labellisation des offres « épargne salariale » et publiera un rapport annuel d’évaluation des fonds d’épargne au regard des objectifs fixés par le cahier des charges. Ce comité intersyndical de l’épargne salariale devrait jouer un rôle essentiel d’appui à la sélection des fonds d’épargne dans les entreprises et les branches.
La labellisation des fonds permettra de concilier l’exigence de sécurité financière des placements et leur utilisation au service de l’emploi, du développement et de l’amélioration des pratiques sociales et environnementales des entreprises.

 Les entreprises françaises cotées ne sont pas en reste après la publication au Journal officiel d'un décret rendant obligatoire  la publication dans leur rapport annuel d'information , les conséquences sociales , territoriales et environnementales de leurs activités.
A partir de l'exercice clos au 31 décembre 2002, le conseil d'administration ou le directoire d'une société cotée devront faire part de nouvelles informations sociales et environnementales afin de figurer dans le rapport annuel 2003.

Doivent figurer dans le rapport du conseil d'administration ou du directoire, les informations sociales suivantes :
Informations sociales figurant dans le rapport des organes de gestion
1o a) L'effectif total, les embauches en distinguant les contrats à durée déterminée et les contrats à durée indéterminée et en analysant les difficultés éventuelles de recrutement, les licenciements et leurs motifs, les heures supplémentaires, la main-d'oeuvre extérieure à la société ;
b) Le cas échéant, les informations relatives aux plans de réduction des effectifs et de sauvegarde de l'emploi, aux efforts de reclassement, aux réembauches et aux mesures d'accompagnement ;
2o L'organisation du temps de travail, la durée de celui-ci pour les salariés à temps plein et les salariés à temps partiel, l'absentéisme et ses motifs ;
3o Les rémunérations et leur évolution, les charges sociales, l'application des dispositions du titre IV du livre IV du code du travail, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
4o Les relations professionnelles et le bilan des accords collectifs ;
5o Les conditions d'hygiène et de sécurité ;
6o La formation ;
7o L'emploi et l'insertion des travailleurs handicapés ;
8o Les oeuvres sociales ;
9o L'importance de la sous-traitance.

Le rapport doit exposer la manière dont la société prend en compte l'impact territorial de ses activités en matière d'emploi et de développement régional. Il doit décrire , le cas échéant, les relations entretenues par la société avec les associations d'insertion, les établissements d'enseignement, les associations de défense de l'environnement, les associations de consommateurs et les populations riveraines.
Le rapport  indique enfin l'importance de la sous-traitance et la manière dont la société promeut auprès de ses sous-traitants et s'assure du respect par ses filiales des dispositions des conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail.
Il indique en outre la manière dont les filiales étrangères de l'entreprise prennent en compte l'impact de leurs activités sur le développement régional et les populations locales. »

 

Etats-Unis : intentions d'embauche en hausse

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Selon un sondage effectué par Manpower auprès de 16 000 entreprises basées aux Etats-Unis, 21% d’entre elles déclarent avoir l’intention de procéder à des recrutements, contre 16% au cours du 1er trimestre 2002. Seules 10% des entreprises interrogées s’attendent à devoir licencier au cours du 2ème semestre 2002 (contre 16% pour le 1er trimestre 2002) et 63% pensent maintenir le nombre de leurs employés. Corrigée des variations saisonnières, la hausse des intentions de recrutement pour le 2ème trimestre 2002 est de 1% par rapport au 1er trimestre 2002. Selon Jeffrey Joerres, Président de Manpower Inc, « Les résultats désaisonnalisés du 2èmetrimestre laissent apparaître une remontée des perspectives d’embauche, phénomène qui n’a pas été constaté depuis plus d’un an. Cependant, l’évolution observée est encore trop marginale pour indiquer clairement une reprise du marché de l’emploi.Ce sont les secteurs des biens de consommation durable et non durable qui affichent les plus fortes hausse d’intentions de recrutement par rapport au 1er trimestre 2002.»

 

  Les Chèques-vacances ont bientôt 20 ans !

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Créée en 1982, l'ANCV ( agence nationale des chèques vacances ) a l'exclusivité et la responsabilité de la gestion des Chèques-vacances. Les Chèques vacances peuvent être utilisés pour régler aussi bien une chambre d'hôtel que la location d'une voiture. Tout est possible ou presque avec les chèques vacances, entrer au musée ou dans un camping, louer du matériel de sport ou une place au cinéma ... Le principe du Chèque-vacances est très simple : le salarié épargne une somme mensuelle de 22 à 220 euros que l'employeur complètera par un abondement exonéré de charges sociales dans la limite de 30 % du smic mensuel.
Depuis le 12 juillet 1999, les personnels des entreprises de moins de 50 salariés ont aussi droit aux chèques vacances qui se présentent actuellement sous la forme de coupures de 50, 100 et 200 F et depuis le 1er Janvier 2001 sous la forme de coupures de 10 et 20 Euro.
Attention ! les détenteurs de chèques vacances n'ont que deux ans pour les utiliser au delà de la date d'émission.
L'ANCV se rémunère en prélevant 1% sur le montant total des chèques commandés par les entreprises et les CE et 1% sur les chèques encaissés par ses partenaires.

 


Monsieur, vous habitez chez vos parents ?

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30 millions de femmes pour 28 millions d’hommes , les femmes sont plus nombreuses que les hommes et elles représentent les deux tiers des plus de 75 ans. On connaissait déjà ces chiffres issus du recensement, mais l'INSEE nous apprend qu'elles sont les premières à quitter le domicile familial . Entre 20 et 24 ans, elles sont 47 % à vivre chez leurs parents contre 64 % des jeunes hommes, et 17 % d’entre elles vivent en couple sans enfant. Entre 25 ans et 30 ans, l’écart demeure. À partir de 30 ans, la vie en couple commence à concerner aussi bien les hommes que les femmes ...


Mondialisation : l'OIT crée une commission sociale .

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L'Organisation internationale du Travail (OIT) met aujourd'hui en place une commission de haut niveau composée d'un certain nombre de chefs d'Etat, de personnalités politiques, d'universitaires, de spécialistes des questions sociales et d'un Prix Nobel de l'économie pour étudier la dimension sociale de la mondialisation. Cette Commission mondiale pour la dimension sociale de la mondialisation sera présidée conjointement par Mme Tarja Halonen, Présidente de la République de Finlande, et M. Benjamin Mkapa, Président de la République-Unie de Tanzanie. Elle aura pour objectif ultime de parvenir à ce que la mondialisation soit un moyen de faire reculer la pauvreté et le chômage, au profit de la croissance et d'un développement durable.
La commission devra étudier de quelle manière les organisations internationales sont susceptibles de contribuer ensemble à l'instauration d'un processus de mondialisation qui soit plus inclusif, pour en faire un système international reposant sur des règles, des règles équitables, donc acceptables pour tous.
La Commission devra s'attacher à:
• délimiter à grands traits les contours et la dynamique du processus;
• voir de quelle manière celui-ci est perçu par les travailleurs, les entreprises, les investisseurs, les consommateurs et les organes d'expression de la société civile et de l'opinion publique dans les différentes parties du monde;
• analyser ses retombées en termes d'emploi, de travail décent, de réduction de la pauvreté, de croissance économique et de développement;
• rechercher une large convergence dans la perception des problèmes, notamment l'implication de toutes les organisations internationales intéressées, mais aussi des gouvernements et des organisations représentatives d'employeurs et de travailleurs;
• générer une dynamique de réponse aux problèmes fondamentaux posés par l'économie mondiale, afin que la mondialisation devienne un processus viable à long terme, dont les bienfaits finissent par se répartir équitablement.


La commission aura un secrétariat particulier, mis à sa disposition par le BIT. Elle doit siéger pour la première fois le 25 mars 2002. Il est prévu qu'elle ait mené ses débats à terme et rendu officiellement son rapport au Directeur général dans le courant de l'année 2003.

 

 Diminution de 20% du recrutement des cadres pour 2002

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Selon les dernières prévisions de l'Apec, si l'année 2001 a été excellente avec 190 200 cadres embauchés, l'année 2002 devrait marquer un net ralentissement des embauches notamment dans les activités informatiques , la fabrication d'équipement radio-tv-communication et de matériel informatique et de bureau , les travaux publics-gros œuvre . Les entreprises interrogées ne prévoyant de recruter que 150 000 cadres cette année. Tous les secteurs affichent des perspectives en déclin. Seule exception, l’industrie pharmaceutique reconduit ses intentions de croissance.
8 secteurs se maintiennent au même niveau d’optimisme : ce sont ceux du commerce, à l’exception du commerce de gros, l’assurance, l’immobilier, les services divers aux entreprises, ceux de la santé et à la collectivité. Cependant , tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : les embauches de commerciaux devraient augmenter plus que celles des informaticiens.
Il faut enfin noter que plus de 72 000 salariés ont bénéficié d'une promotion interne au statut cadre ! Voilà une effet des lois Aubry qui n'était pas le plus attendu. En effet, certaines entreprises ont " poussé " les promotions au statut de cadre afin d'éviter certains effets de l' ARTT . La plupart des cadres étant soumis au forfait jours.

Emploi des étudiants étrangers : un bol d'oxygène !

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Dans deux circulaires parues récemment, Elisabeth Guigou annonce des mesures d'assouplissement pour l'emploi des étudiants étrangers en France. Pour la ministre, il apparaît en effet, aujourd'hui, que la validation d'un cursus universitaire concrétisé par des diplômes et confortée par une première expérience professionnelle en entreprise sert à la fois les intérêts de la France et assure au pays d'origine un codéveloppement effectif en permettant le retour de jeunes professionnels.
C'est pourquoi elle recommande d'examiner avec bienveillance les demandes de changements de statut formulées par des étudiants étrangers ayant achevé leur cursus universitaire et qui présenteraient une proposition d'embauche ou un contrat de travail émanant d'une entreprise française qui trouverait dans ce recrutement le moyen de satisfaire un intérêt technologique et commercial.

Vers une réforme de l'indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles

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Après les arrêts de la cour de cassation du 28 février relatifs à l'indemnisation des victimes de l'amiante , la fédération française des sociétés d'assurance a lancé un appel à la réforme du dispositif d'indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles. Selon la FFSA, ces décisions introduisent une obligation de sécurité-résultat qui n'a pas d'équivalent dans les autres pays développés. Elisabeth GUIGOU, ministre de l’Emploi et de la Solidarité a confié à l’Inspecteur général des affaires sociales Michel YAHIEL l’animation d’un groupe de travail destiné à préparer une réforme du système d'indemnisation des accidents du travail, en concertation avec les partenaires sociaux et tous les acteurs sociaux concernés. Le groupe devra lui remettre ses propositions d’actions à la fin mars.
Elisabeth Guigou avait déjà annoncé lors de la réunion annuelle du Conseil Supérieur de prévention des risques professionnels qui s’est tenue le 14 février dernier, un ensemble de mesures destinées dès 2002 à mieux lutter contre les risques du travail et notamment les maladies professionnelles :
- en instaurant l’obligation d’évaluation des risques professionnels dans toutes les entreprises ;
- en instaurant des valeurs limites d’exposition aux produits chimiques dangereux ;
- en renforçant les études de veille sanitaire autour de l’INVS ;
- en engageant la réforme de la médecine du travail (renforcement des effectifs, temps médical, indépendance, gestion et contrôle des services de santé au travail) ;
- en lançant un nouveau programme d’action prioritaire de l’inspection du travail ;
- en mettant à l’étude la réforme des institutions de prévention dans l’entreprise (CHSCT…).

 

 

 

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