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  Nouveaux plans sociaux 

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Lionel Jospin avait annoncé sur France2, le 17 avril, que le Gouvernement entend travailler dans trois directions: " renchérir le coût des licenciements pour les entreprises qui font des profits, exiger de leur part des efforts en termes de réindustrialisation et qu'elles renforcent leurs efforts de reclassement.
Le Parti socialiste avait formulé certaines propositions en ce sens qui ont été reprises par Elisabeth Guigou dans les six amendements déposés à la loi sur la modernisation sociale et qui ont été discutés mardi 24 avril 2001 en 1ère lecture au Sénat . Mardi 22 mai 2001, les autres amendements seront discutés au Palais-Bourbon. 

Les neuf propositions du député PS Eric Besson

Selon une dépêche AFP consultable sur Yahoo actualités http://fr.news.yahoo.com/010423/1/17kw4.html  , les neuf propositions du député PS Eric Besson pour lutter contre les licenciements sont les suivantes :

1. augmentation des indemnités légales de licenciement . Cette hausse doit être "faible" pour "ne pas pénaliser les PME ou les entreprises en difficulté"
2. obligation de ré-industrialisation des sites touchés
3. renforcement du rôle des représentants du personnel pour "rééquilibrer le rapport de force avec l'employeur" en séparant "plus clairement" l'évaluation de la décision de restructuration de celles des mesures d'accompagnement
4. meilleur examen par l'administration des plans sociaux en étendant le délai actuel de huit jours. 
5. création d'une "caution-reclassement": l'employeur serait tenu de consigner une somme d'un montant significatif pour chaque salarié licencié, récupérable seulement s'il a reclassé le salarié dans un emploi convenable
6. validation des acquis professionnels. A défaut, création d'un dispositif obligatoire de congé de conversion pour les grandes entreprises et rétablissement des conventions de conversion dans les PME
7. surcotisation spécifique d'assurance chômage pour les entreprises qui licencient régulièrement des salariés
8. suppression de la déductibilité fiscale des dépenses "passives" des plans sociaux (indemnités de licenciements et préretraites)
9. création d'une Contribution de solidarité (CSE) pour les entreprises prospères qui licencient. Calculée sur le salaire annuel des personnes licenciées, elle s'appliquerait au-delà d'un seuil minimum de rentabilité, fixé "par exemple à 2% des capitaux propres apparaissant au bilan". Pour une entreprise de 1.000 salariés (salaire annuel moyen de 150.000F) licenciant 400 personnes, contribution de 24 millions de F, soit 60.000 F par licenciement.
La ministre a annoncé le dépôt au Palais du Luxembourg de " six amendements " dont celui prévoyant le doublement de l'indemnité légale de licenciement . 

Au Sénat : discussion des six amendements


1. le droit effectif au reclassement pour les salariés licenciés. 

Pour les grandes entreprises , les obligations en termes de reclassement effectif des salariés seront accrues par la création d'un droit à un congé de reclassement qui les obligerait à maintenir le contrat de travail des personnes licenciées tant que leur reclassement n'est pas effectif. Ce congé de reclassement pourrait être d'une durée de plusieurs mois, bien supérieure en tout cas à la durée du préavis de licenciement. Pour les autres entreprises, le gouvernement envisage la mise en place d'un dispositif d'aide au reclassement qui pourrait être organisé pendant le préavis. Le financement de ces dispositifs serait à la charge de l'entreprise.

2. la contribution des entreprises à la réindustrialisation des sites

Le projet entend faire contribuer les grandes entreprises à la réindustrialisation des sites. Un système d'assurance-chômage à bonus-malus (si les partenaires sociaux y sont favorables) est envisagé. Les plus grandes entreprises et les groupes se verraient imposer des obligations nouvelles qui pourraient prendre la forme d'un mécanisme de participation financière de l'entreprise à un fonds. 

3. L'augmentation des indemnités de licenciement

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité a annoncé une augmentation de l'indemnité légale de licenciement, qui devrait être doublée. Elle passerait ainsi d'un dixième à un cinquième du mois de salaire par année d'ancienneté."A la suite des affaires Danone et Marks et Spencer qui ont montré les failles de notre législation, nous prévoyons de renchérir le coût des licenciements économiques qui n'a pas changé depuis 22 ans : l'indemnité est pour l'instant égale à 1/10ème de mois de salaire par année d'ancienneté ; le Gouvernement veut la doubler "

4. l'information et la consultation accrue du comité d'entreprise

Le projet de loi entend prévenir les licenciements en obligeant les employeurs, avant tout plan social, à réaliser un accord sur la réduction du temps de travail . Les représentants du personnel doivent être informes préalablement à toute décision affectant l'emploi. Une consultation préalable du comité d'entreprise avant l'ouverture d'une procédure de licenciement économique est envisagée . Un minimum de deux réunions serait prévu et un droit d'expertise, à la charge des entreprises, serait ouvert pour le comité d'entreprise. 

5. l'information du conseil d'administration et du conseil de surveillance de l'entreprise. 

Les conséquences sociales et territoriales des restructurations envisagées devront désormais être obligatoirement présentées devant le conseil d'administration et le conseil de surveillance de l'entreprise.

A l'Assemblée nationale : discussion des sujets qui fâchent


1. le relèvement de la contribution Delalande


Elisabeth Guigou a envisagé un relèvement de la contribution dite Delalande, à savoir une surcotisation sociale pour les entreprises qui licencient un salarié de plus de 50 ans. Cette contribution pourrait être remboursée à l'entreprise dès lors qu'un reclassement du salarié serait constaté. 

2. Création de congés de reclassement

les grandes entreprises devront maintenir les contrats de travail des salariés dont elles envisagent de se séparer pendant une période de plusieurs mois. Baptisée "congé de reclassement" cette période intermédiaire est censée favoriser le reclassement effectif du salarié. Pour l'ensemble des autres entreprises, au-delà des obligations actuelles, un dispositif de bilan des compétences et d'orientation et d'aide au reclassement pourrait être organisé pendant le préavis.

3. le renforcement du contrôle et du suivi des plans sociaux. 

Le Gouvernement propose de renforcer le contrôle des plans sociaux et le suivi de leur application effective, en allongeant le délai dont dispose l'administration pour constater la carence du plan social ou en imposant au chef d'entreprise de répondre aux suggestions qu'elle lui fait pour améliorer ce plan. La DDTEFP pourrait exiger une réponse des entreprises à ses suggestions d'amélioration du plan social en interdisant à l'employeur de notifier les licenciements en cas de non-réponse. Les comités d'entreprises devraient être consultés de façon régulière sur le suivi et le contrôle des plans sociaux et non plus simplement informés. 

Partenaires sociaux : création d'un bonus-malus


Il est proposé aux partenaires sociaux de réfléchir et de faire des propositions sur la création d'un " bonus-malus " sur les cotisations chômages des entreprises

 

  Commerce équitable ou éthique ? commerce solidaire !

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Vache folle, farines animales, fièvre aphteuse, n'en jetez plus ! les français veulent consommer mieux et pourquoi pas ? éthique, voire équitable .  La différence n'est pas mince, en consommant éthique , on s'assure que par sa consommation on n'a pas pas favorisé, par exemple, le travail des enfants. Si l'on s'assure que les normes sociales minimales de travail ont bien été respectées, on n'aide pas pour autant à l'amélioration du niveau de vie des producteurs. En consommant responsable, on aide les salariés à améliorer leur niveau de vie. En effet, une part des bénéfices sert à financer des projets de développements. 
Les produits équitables, alimentaires ou artisanaux, sont ainsi qualifiés parce qu'ils prennent en compte le revenu minimum nécessaire aux producteurs des pays en développement ou à des travailleurs handicapés en France, avec un souci de protection de l'environnement et du développement durable.
  • Savez vous que sur 350 F consacrés à l'achat d'une paire de baskets, la part des salaires représente 1,72% du prix, soit 6 francs sur 350 F ! ( collectif sur l'étiquette ) http://www.crc-conso.com/etic/décompos.htm

Du 27 avril au 13 mai 2001, la Plate-forme pour le commerce équitable organise la première quinzaine du commerce équitable. La Quinzaine doit être l'occasion de mieux faire connaître aux français une forme de commerce qui représente 0,1% du commerce mondial.
C'est pour promouvoir le commerce équitable que le secrétaire d'Etat à l'Economie solidaire, Guy Hascoët, a signé, vendredi 27 avril, une convention triennale avec les représentants de la Plateforme pour le commerce équitable. Au cours d'une conférence de presse, les responsables de la plateforme (24 distributeurs associatifs et organisations humanitaires) ont aussi présenté une " Charte pour le commerce équitable " et un site de vente sur internet ( géré par une association regroupant tous les importateurs de la plateforme). Un des buts de la convention signée par son ministère et la plateforme est de définir des critères et des engagements précis, dont une quinzaine sont déjà inscrits dans la Charte du commerce équitable à laquelle adhèrent les distributeurs du secteur en France. Ces critères sont le refus du travail forcé, notamment des enfants, la juste rémunération des producteurs par contrats pluriannuels et acomptes versés à la commande ainsi que le contrôle de l'application des termes de la charte à chaque étape du processus.

  • Ainsi, sur www.ethnik.org on explique le cercle vertueux du commerce équitable.

Les produits proposés par Ethnik.org ont été  préfinancés à hauteur de 50% du prix d'achat fixé par la coopérative puis payés entièrement lors de leur livraison pour le transport en France. Les bénéfices réalisés sur la vente seront réinvestis dans la production de nouvelles séries, la formation des artisans et le lancement de nouveaux programmes. En achetant un de ces objets, le consommateur participe activement au cercle vertueux qui permet de mettre en place une relation stable et équitable avec les producteurs du Sud afin qu'ils puissent bénéficier d'un développement durable. Consultation du catalogue artisans-créateurs

  Cadres : qui travaille le plus , qui travaille le moins ?

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Il vaut mieux être cadre " études et développement " dans la banque et l'assurance que cadre commercial dans l'industrie chimique !
Selon l'enquête sur la situation professionnelle des cadres 2001 menée par l'APEC auprès de 3000 d'entre eux , les cadres les moins stressés travaillent dans la banque et l'assurance , ce sont des cadres de la fonction études et développement. 44% des cadres travaillant dans la banque ou l'assurance et 49% des cadres " études et développement " jugent leur charge de travail plutôt insuffisante . A l'inverse, l'industrie chimique bat tous les records. Les deux tiers des cadres se plaignent de la charge excessive, la rupture est proche : 81% de ceux qui l'estiment excessive pensent que cette charge est permanente. Le BTP n'est pas très loin : 58% des cadres jugent la charge excessive ( 84 % excessive de façon permanente ). Dans les fonctions ce sont les fonctions chantier et commercial qui emportent la palme 59% des cadres se plaignent. Si 60% des cadres jugeaient leur charge de travail excessive en 1999, ils ne sont plus que 56 % en 2000 soit le niveau atteint en 1997 et 1998 après des années de forte augmentation. ( 51% en 1995 ). 
Effet 35h , retournement de conjoncture ? la baisse du chômage et la réduction du temps de travail sont certainement passés par là. 

 

  27 avril 2001 : Journée internationale à la mémoire des personnes tuées ou blessées au travail

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Selon le BIT, le nombre de décès causés par des accidents ou des maladies liés au travail s'élèverait à plus de 1,3 million de travailleurs chaque année, soit une moyenne de 3 300 par jour, ce qui représente près du double des décès causés par les guerres et plus que le nombre total de décès dus au paludisme .  En hommage aux travailleurs qui décèdent, sont blessés ou tombent malades à cause de méthodes de production insoutenables, l 'Organisation internationale du Travail (OIT) va commémorer la Journée internationale à la mémoire des personnes tuées ou blessées au travail, à l'occasion d'une cérémonie solennelle qui se déroulera au Bureau international du Travail (BIT), siège de l'Organisation, le vendredi 27 avril prochain.
En guise de symbole : un ruban jaune et noir. 
Chacun pourra arborer ce ruban en signe de solidarité et de prise de conscience s'agissant des questions de sécurité et de santé au travail. Le jaune et noir ont été choisi comme deux couleurs universellement utilisées à travers le monde pour la signalétique liée à la sécurité tant sur les lieux de travail que sur les zones dites de sécurité.
Cette Journée a pour objectif d'attirer l'attention sur le tribut versé à la sécurité et à la santé au travail, au niveau mondial. 
La cérémonie - ouverte au public et aux médias - se déroulera dans la zone des colonnades du bâtiment du BIT entre 12:30 et 13:15 heures. Le Directeur général du BIT , Juan Somavia, allumera une grande bougie à la mémoire des travailleurs tués, blessés ou tombés malades, afin de symboliser l'engagement de l'OIT dans toute une série d'activités prévues dans une centaine de pays à l'occasion de cette journée, ainsi que dans d'autres activités qui suivront à l'occasion du 1er mai, Journée internationale du travail.

 

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