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Dérapage
incontrôlé des dépenses de santé !
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En
2000, les dépenses se sont accrues d'un point de
plus que les plus récentes prévisions de la commission des comptes de la
Sécurité sociale . Avec 5,4 % , c'est
plus du double de la progression que le Parlement avait voté à la fin de
1999, soit 2,5 % …
Les résultats provisoires
publiés par la CNAMTS sur l'ensemble de l'année 2000 indiquent que les
dépenses de soins de ville remboursées par le Régime Général
devraient s'élever à 256,7 milliards de
francs, ce qui représente une progression de + 8,0 % par rapport aux
réalisations de l'année 1999. Compte
tenu des informations disponibles à fin novembre pour les deux autres
principaux régimes d'assurance maladie (CANAM, MSA), la croissance des
dépenses devrait être de + 7,7 % pour l'ensemble des régimes. Tous
régimes confondus, les réalisations pour l'année 2000 devraient
atteindre 308,6 milliards de francs, soit un dépassement de 17 milliards
par rapport à l'objectif initial (291.6 milliards).
Question : les français sont ils plus malades ? , mieux soignés ?, plus
malades et mieux soignés ? ou bénéficient-ils d'un des meilleurs
lobbies pharmaceutiques ?
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Grève
dans la fonction publique le 30
janvier
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L'actualité sociale de 2001 devient chargée, après la semaine
passée marquée par l'annonce des suppressions d'emplois chez Danone,
puis l'offensive du Medef sur la retraite à 60 ans, voilà
les fonctionnaires qui descendent dans la rue le 30 janvier pour les
salaires à l'appel de sept organisations syndicales de la fonction
publique - CGT, UFFA-CFDT, UIAFP-FO, UNSA-Fonctionnaires, FSU,
Interfon-CFTC, Fonctions Publiques-CGC . Ces syndicats
constatent que le gouvernement fait le choix de s'en tenir à des
propositions jugées par tous insuffisantes pour maintenir le pouvoir
d'achat des fonctionnaires et a fortiori pour en permettre la progression.
Elles demandent que leurs propositions soient entendues.
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La
nouvelle PPE ( prime pour l'emploi )
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Au
cours d'une conférence de presse, mardi 16 janvier,
la ministre de l'Emploi et de la solidarité,
Elisabeth Guigou, et le ministre de l'Economie, des finances et de
l'industrie, Laurent Fabius, ont présenté, , la prime pour
l'emploi (PPE) qui prendra la forme d'un remboursement de prélèvements
sociaux et de charges fiscales qui sera versé par l'administration
fiscale dès le mois de septembre prochain. L'Etat
versera une PPE au plus tard le 15 septembre 2001, sur la base des revenus
d'activité perçus en 2000, représentative des charges fiscales et
sociales payées sur les revenus du travail les plus modestes. Le
montant de la prime tiendra compte à la fois du salaire, du revenu global
du ménage et du nombre d'enfants à charge dans le foyer. La mesure
bénéficiera à 8 millions de ménages, soit près de 10 millions de
personnes, dont les revenus d'activité sont compris entre 1 et 1,4 fois
le SMIC. C'est au niveau du SMIC que la prime sera la plus élevée. Plus
de 5 millions de foyers bénéficieront d'une prime supérieure à 1 000
francs. A titre d'exemple, pour un couple de salariés au SMIC
avec deux enfants, la prime devrait être de 3 400 francs en 2001, 6 400
francs en 2002, 9 400 francs en 2003.
* crédit photo: services du ministre
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Aides
publiques : la nouvelle Commission nationale des aides publiques aux
entreprises veille !
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Le
comité d'entreprise peut connaître le montant et
l'utilisation des aides publiques perçues par l'employeur . Ce
dernier est tenu de les lui communiquer conformément à l'article L.
432-4 du code du travail.
Que se passe t-il si
l'employeur n'a pas utilisé les aides conformément à ses engagements ?
Lorsqu'il estime que l'employeur ne respecte pas les
engagements souscrits pour bénéficier des aides publiques de toute
nature accordées aux entreprises par l'État et les collectivités
locales ou leurs établissements publics, afin d'en améliorer
l'efficacité pour l'emploi, la formation professionnelle et les
équilibres territoriaux le comité d'entreprise
ou, à défaut, un délégué du personnel peut saisir la Commission
nationale des aides publiques aux entreprises qui peut décider, après
avoir entendu l'employeur et les représentants du personnel, de suspendre
ou de retirer l'aide accordée ; le cas échéant, elle peut en
exiger le remboursement. Elle en apprécie l'utilisation en fonction
notamment de l'évolution de l'emploi dans l'entreprise considérée ; ou
des engagements formulés par le chef d'entreprise pour bénéficier de
ces aides ; ou des objectifs avancés par les salariés et leurs
organisations syndicales.
La commission nationale est composée :
- - de députés et sénateurs désignés par leur assemblée
respective ;
- - de représentants de l'Etat ;
- - de représentants des organisations syndicales de salariés
représentatives au plan national ;
- - de représentants des organisations d'employeurs les plus
représentatives au plan national ;
- - de personnalités qualifiées, venant notamment du monde
associatif.
Outre sa mission générale de contrôle, la
commission nationale peut être consultée lors de l'institution de tout
nouveau dispositif national d'aides publiques aux entreprises.
La commission nationale peut se saisir elle-même ou
être saisie par l'une des instances habilitées à désigner un
représentant en son sein, un comité d'entreprises ou, à défaut, un
délégué du personnel, une entreprise, un parlementaire, un maire ou le
président d'un conseil général ou d'un conseil régional. (LOI no
2001-7 du 4 janvier 2001 relative au contrôle des fonds publics accordés
aux entreprises )
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Vers
une taxation des ordinateurs ? un
non évènement
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" Aucune économie de la culture n'est
envisageable s'il n'existe pas de rémunération des artistes. Sans eux,
il n'y a ni œuvres musicales, ni images. Aussi, la taxation des décodeurs,
magnétoscopes améliorés et ordinateurs, en bref tout support permettant
d'enregistrer des œuvres est un prolongement logique des négociations
engagées tout au long de l'année 2000" a
déclaré Catherine Tasca dans une interview au Figaro ( lundi 15
janvier ) déclenchant par là une belle polémique même si le lendemain
, elle revenait sur ses propos en répondant à une question de Patrick
Bloche, député PS de Paris, sur la possible taxation des ordinateurs
:"les décisions qui viennent d'être prises par la commission
(Brun-Buisson sur la taxation des supports numériques) ne concernent pas
les ordinateurs".
" Je le répète, nous
n'envisageons pas de taxer les ordinateurs, ceux-ci ne sont pas le support
exclusif de la copie".
Doit-on
taxer les ordinateurs ?
Si pour la SACEM
(Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) on ne peut
que se féliciter de cette initiative
en faveur d'une juste rémunération des ayants droit au titre de la copie
privée sur les supports intégrés, pour Bercy, il en va autrement. Le
ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie " s'opposera
très fermement " à une taxation des disques durs
d'ordinateurs ou de toute autre mémoire intégrée à un appareil
électronique, envisagée par le ministère de la Culture, indique-t-on
auprès du ministère.
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Retraite
à 60 ans, le bras de fer
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Le dispositif qui finance les retraites
complémentaires ( ASF ) entre 60 et 65 ans a expiré le 31 décembre
2000. En septembre 2000, les
partenaires sociaux étaient convenu de le maintenir jusqu'au 31 mars 2001
dans l'attente de renégociations. Après l'échec des négociations avec
les syndicats du fait de l'hostilité des confédérations
représentatives sur la neutralité actuarielle -concept qui consiste à
répercuter intégralement, à raison d'un trimestre par an ,
l'allongement de l'espérance de vie sur la durée de cotisation - le
MEDEF a fait monter la pression sur les retraites complémentaires en
refusant de cotiser à l'ASF .
Dans un communiqué commun diffusé le 8 janvier
2001, Le MEDEF, la CGPME et l'UPA ont déclaré prendre acte de
l'agrément en date du 29 décembre 2000 (JO du 31 décembre) de l'Accord
ASF du 23 décembre 1996 qui a pris fin le 31 décembre 2000…
Il aura fallu - selon les organismes
patronaux - quatre ans à l'Etat pour
valider un accord dûment conclu entre partenaires sociaux , cette
validation intervenant le dernier jour de validité de cet accord ! Rien
ne s'oppose donc plus , toujours selon les mêmes organismes,
à ce que l'Etat règle au plus tôt à l'ASF la somme de 1,4
milliard de F (soit 700 millions de F au titre de 1999 et 700 millions de
F au titre de 2000) qu'il lui doit au titre de l'accord agréé et de la
Convention financière qu'il a signée avec l'ASF.
Si le MEDEF reste sur sa
position, les personnes qui prendront leur retraite à compter du 1er
avril prochain pourraient subir un abattement sur leur retraite
complémentaire jusqu'à l'âge de 65 ans.
Face à cette menace du MEDEF, l'Etat prendra ses responsabilités en matière de retraites,
a déclaré mardi Elisabeth Guigou. Quant à la CGC , son président,
Jean-Luc Cazettes, menace de procès les entreprises qui ne
verseraient pas leurs cotisations sur les retraites complémentaires .
Dans un communiqué, Jean-Luc Cazettes met en garde ''les entreprises sur
les procès innombrables qui résulteront de la violation des engagements
écrits ou moraux des accords de préretraite, qui intégraient tous la
perspective d'une retraite à taux plein à 60 ans''.
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Ethique sociale, au
tour des fonds de pension !
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Jusqu'à
maintenant , la décision de respecter les normes sociales dans les
critères d'investissement s'était surtout posée pour les grandes
entreprises industrielles. Désormais, les fonds de pension s'engagent
dans cette voie. Calpers,
le plus important fonds de pension américain ( 170 milliards de dollars ,
1,2 millions de retraites ), vient d'adopter le respect des normes
sociales de l'OIT dans ses critères d'investissement.
La nouvelle politique suivie par Calpers exige des gestionnaires
d'apprécier l'application du droit du travail international avant tout
investissement. Cette action
historique fixe de nouvelles normes pour les conseillers en placements.
c |
35H
pour les apprentis
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Deux
projets de décret soumis par le ministère de l'Education nationale au
conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ( CNESER
) précisent que la durée de formation nécessaire pour le " Bac pro
" et pour les BTS est de 1350 heures au lieu de 1500 heures. Les
élèves et apprentis voient ainsi leur temps de formation diminuer en
raison de la loi sur la réduction du temps de travail.
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