Vers un droit au SMIV ( salaire minimum de vie ) ?

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Le réseau BIEN porte bien son nom : Basic Income European Network. Ce réseau milite en faveur d'un revenu garanti pour tous : une allocation universelleA l'occasion de son neuvième congrès ( du 12 au 14 septembre ) dans les locaux du siège genevois du Bureau international du Travail (BIT), le reseau BIEN a plaidé pour un droit à un revenu garanti à travers une harmonisation du régime des avantages sociaux et fiscaux . Un certain nombre de pays (comme les Etats-Unis, le Brésil et l'Afrique du Sud) expérimentent déjà des modèles qui vont dans le sens du droit à un revenu de base. La question de savoir comment garantir ce revenu de base à travers une harmonisation du régime des avantages sociaux et fiscaux .
Le BIEN, ou Réseau européen pour l'allocation universelle (Basic Income European Network en anglais) vise à faciliter les échanges entre individus et groupes qui, à travers l'Europe et au delà, souhaitent promouvoir la discussion de l'allocation universelle. BIEN, association d'utilité publique et sans affiliation politique réunit des universitaires, des politiques, des syndicalistes, des travailleurs sociaux, des personnes actives dans des entreprises privées, dans des institutions religieuses, dans des médias, ainsi que de nombreuses autres personnes et institutions intéressées. Si les membres ne s'engagent pas forcément à soutenir le concept de l'allocation universelle, mais ils reconnaissent tout simplement son potentiel dans la recherche d'une meilleure sécurité économique.

L'ALLOCATION UNIVERSELLE De quoi s'agit-il ?
C'est un revenu accordé à tous individuellement, sans condition. C'est donc une forme de revenu minimum garanti qui diffère des programmes de revenu minimum existants (du type RMI), puisque les prestations :· sont versées aux individus plutôt qu'aux ménages· sont allouées sans égard aux revenus d'autres sources· n'exigent en contrepartie ni travail, ni recherche de travail, ni participation à un programme de formation. Ainsi définie, l'idée d'allocation universelle a été défendue sous différentes appellations (revenu de citoyenneté, revenu d'existence, dividende social, revenu de base, etc.) et à partir d'arguments très divers, depuis sa première formulation dans un mémoire adressé au Directoire par Thomas Paine en France en 1796.
Pourquoi une allocation universelle?
C'est l'échec des mesures traditionnelles de lutte contre le chômage, la précarité et la pauvreté qui a conduit, ces dernières années, un nombre de plus en plus important de personnes et d'organisations de tous horizons à discuter l'idée de l'allocation universelle. Elle correspond à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme des Nations Unies, selon laquelle chaque personne a le droit à un niveau de vie satisfaisant (Article 25.1).

"A basic income is an income unconditionally granted to all on an individual basis, without means test or work requirement. The Basic Income European Network (BIEN) aims to serve as a link between individuals and groups committed to, or interested in, basic income, and to foster informed discussion on this topic throughout Europe. "

Un français sur deux prêt à utiliser internet pour ses démarches administratives !

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Selon une étude réalisée par la Sofres pour le compte du Forum internet en association avec le magazine 60 Millions de consommateurs 48% des français ont déjà fait ou seraient prêts à faire des démarches administratives sur internet !
Parmi eux, 89% veulent faire une démarche entièrement en ligne (téléprocédures), 79% des français sont favorables à la mise en place d'un service administratif personnalisé et sécurisé sur internet , 73% des français sont favorables à une carte d'identité électronique pour toutes leurs démarches administratives.
Parmi les services plébiscités par les internautes ont remarque les services fiscaux (53% ), les services sociaux (allocations familiales, Sécurité Sociale) , les services administratifs, obtention ou renouvellement des documents officiels (état-civil, passeport,…).
Selon l'enquête, les trois motifs principaux de recours à l'Internet pour les démarches administratives sont :
- le fait d'éviter de se déplacer, de faire la queue et de perdre du temps, pour plus des trois quarts des usagers actuels ou potentiels (76%)
- la possibilité de suivre son dossier au jour le jour (33%)
- la rapidité accrue dans le traitement des dossiers, mentionnée par 29% des répondants

 

La mise en oeuvre du projet de " démocratie sociale "

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François Fillon, a mis en oeuvre des l'entrée en fonction du gouvernement Raffarin plusieurs réformes d'importance, visant à instaurer la " démocratie sociale " .

"Dialogue avec les partenaires sociaux : refonder la démocratie sociale",
Dialogue avec les partenaires sociaux : une journée constructive,
"Le Premier ministre reçoit l'ensemble des partenaires sociaux" ,
La démocratie sociale dans la déclaration de politique générale du Premier ministre
Emploi et entreprises dans la déclaration de politique générale,
La démocratie sociale 

Plusieurs chantiers ont été mis en oeuvre

1. SMIC et 35 heures

Pour le ministre des Affaires sociales il faut revenir sur la loi de réduction du temps de travail, dont "les comptes n’ont pas été soldés".Le Gouvernement entend agir en trois volets : 
  supression rapide des "multismics"
  allègement des charges des entreprises ; 
  assouplissement des 35 heures.
"SMIC et 35 heures : revenir à l'équité, simplifier les démarches des entreprises",
"SMIC : une augmentation de 2,4%,
"SMIC et 35 heures : les mesures du Gouvernement",
"SMIC : des pistes pour harmoniser les rémunérations",

2. Refonte de la loi de modernisation sociale.

François Fillon se penchera dans un premier temps sur les décrets d’application de la loi, sortis début mai 2002. La question sera spécifiquement étudiée avec les partenaires sociaux. Sur ce sujet, le ministre a déclaré, sur TF1 le 17 septembre, qu'il proposerait au Parlement, la suspension des "articles qui réellement posent problème", à savoir ceux qui concernent le volet anti-licenciements de la loi de modernisation sociale. 

3. Assouplissement du régime des retraites
Le ministre de la Santé, de la Famille et des Handicapés sera chargé de conduire une politique de santé accompagnée d'une politique anti-précarité et anti-discrimination.

 

Les femmes cadres, une cible marketing ?

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En 2001 , un cadre sur trois est une femme ! La première génération de femmes satisfaites en tant que femmes actives est sur le marché du travail et dans le collimateur des publicitaires ... tel est le sens de l'étude qualitative effectuée par Ipsos et rendue publique le 23 septembre 2002. Les femmes cadres deviennent une cible marketing. D'abord compétentes, elles doivent être " agréables à regarder " ... quoiqu'il en soit , les femmes cadres se déclarent tout aussi satisfaites de leur situation professionnelle que les hommes. Elles se sentent reconnues et valorisées par leur entourage. Ce sont elles qui décident de la consommation familiale, quel que soit le type d'achats.

 

La non proposition du PARE anticipé coûte un mois de salaire

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L'employeur doit proposer, conformément à l'article L. 321-4-2 du code du travail, au salarié licencié pour motif économique, le bénéfice du PARE anticipé :
- au cours de l'entretien préalable (licenciement de moins de 10 salariés sur une période de 30 jours),
- à l'issue de la dernière réunion du comité d'entreprise ou des délégués du personnel (licenciement de 10 salariés ou plus sur une période de 30 jours).
A cet effet, l'employeur remet au salarié justifiant des conditions d'accès au dispositif le document d'information ainsi que le dossier d'acceptation du PARE anticipé avec les coordonnées de l'Assédic compétente pour le dépôt du dossier. Lorsqu'il apparaît, au travers de la demande d'allocations , que l'employeur n'a pas proposé le bénéfice du PARE anticipé :
- au salarié justifiant des conditions d'accès au dispositif, au cours de l'entretien préalable ou à l'issue de la dernière réunion du comité d'entreprise ou des délégués du personnel selon le cas,
- au salarié ayant refusé un congé de reclassement, la contribution spéciale est appelée.
Cette contribution spéciale d'un mois de salaire est due par tout employeur qui procède au licenciement pour motif économique d'un salarié non concerné par un congé de reclassement, sans lui proposer le bénéfice du plan d'aide au retour à l'emploi (PARE) anticipé.

Cette contribution est également due lorsque l'employeur ne propose pas le bénéfice du PARE anticipé au salarié qui a refusé le congé de reclassement.
La contribution spéciale est générée par la non-proposition du PARE anticipé au salarié licencié pour motif économique non concerné par un congé de reclassement ou ayant refusé ce congé et qui remplit les conditions d'affiliation minimum pour avoir droit à l'Allocation d'Aide au Retour à l'Emploi
. "Une contribution égale à un mois du salaire brut moyen des douze derniers mois travaillés est due au régime d'assurance chômage par l'employeur qui procède au licenciement pour motif économique d'un salarié, sans lui proposer le bénéfice des mesures d'évaluation des compétences professionnelles et d'accompagnement en vue de reclassement en application de l'article L. 321-4-2 du code du travail" (article 2 § 4 de la Convention du 1er janvier 2001 relative à l'aide au retour à l'emploi et à l'indemnisation du chômage - avenant n° 4 du 22 mai 2002) .
Les particuliers employeurs de gens de maison, les collectivités territoriales et les établissements publics administratifs rattachés aux collectivités qui ont adhéré au régime d’assurance chômage, n’étant pas visés par la procédure de licenciement pour motif économique, ne sont pas redevables de la contribution.
L'institution compétente pour opérer le recouvrement est celle du lieu d’affiliation de l’employeur.  La contribution doit être appelée dès lors que le salarié déclare sur la demande d'allocations qu'il ne lui a pas été proposé le bénéfice du PARE anticipé, alors que la proposition aurait dû lui être faite. Elle est exigible au plus tard dans les 15 jours qui suivent la date d'envoi de l'avis de versement par l'Assédic ou le Garp .
Attention !
Il peut y avoir cumul entre le recouvrement d'une contribution spéciale pour non proposition du PARE anticipé et une contribution supplémentaire ( contribution Delalande ).

Vers des agences de placement privé ? une proposition de loi qui remet en cause le monopole de l'ANPE

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M. Yves Nicolin ( député de l'Union pour la Majorité Présidentielle - Loire ) n'y va pas par quatre chemins ! Après avoir constaté que " le service public de l'emploi n'a pas toujours été à la hauteur de la mission qui lui était confiée, notamment en période de chômage de masse " il préconise le recours à des agences de placement privé. Pour le député de la majorité " Seuls des organismes privés sont en effet capables d'offrir la souplesse et la capacité d'adaptation indispensables à une bonne gestion des besoins exprimés sur le marché du travail, besoins par nature évolutifs et qui nécessitent un engagement personnalisé que peut difficilement offrir la machine administrative.". En conséquence , il propose le rétablissement de la liberté de création des bureaux de placement en modifiant les articles L 312-1 et suivants du code du travail.
Cependant, il reste hors de question de faire payer les demandeurs d'emploi .
Les frais de placement perçus par les bureaux payants devraient être entièrement supportés par les employeurs sans qu'aucune rétribution puisse être reçue des employés.
Il serait interdit en particulier aux gérants ou préposés des bureaux de placement payant :
1° de percevoir ou d'accepter, à l'occasion des opérations faites par eux, des dépôts et cautionnements de quelque nature que ce soit;
2° d'annoncer, de quelque façon que ce soit, les emplois qu'ils n'auraient pas mission d'offrir.

 

L'emploi des jeunes diplômés fléchit

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Le taux d'emploi des jeunes diplômés a baissé de quatre points par rapport à 2001. C'est ce qui ressort de la dernière livraison de l'Apec qui constate que, néammoins, un jeune diplômé sur deux a trouvé un premier emploi en moins de trois mois. La moitié des jeunes diplômés a reçu une réponse moins d'une semaine après avoir fait acte de candidature et près de 8 jeunes sur 10 (79% contre 77% lors de la précédente enquête) sous 15 jours et moins. Les jeunes diplômés restent très peu nombreux (13%) à avoir procédé à une relance pour obtenir un rendez-vous avec les entreprises qui les ont embauchés. Un tiers des débouchés pour les jeunes diplômés reste la fonction études/recherche/projets et l'informatique. Les fonctions marketing / commercial et les services connexes à la production occupent chacune plus d'un jeune diplômé sur dix.
Les salaires à l'embauche baissent en moyenne de 0,5% entre les enquêtes 2001 et 2002 : un cadre passe ainsi de 27 600 euros à 27 550 euros.

La progression du nombre de demandeurs d'emploi stabilisée en août 2002

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0,2% de progression du nombre de demandeurs d'emploi en août 2002 et 7,5% sur un an selon la dernière livraison du ministère des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité. Au cours du mois d’août, 354 100 demandeurs d’emploi se sont inscrits à l’ANP et 354 000 en sont sortis.
Rien de bien alarmant, la situation des plus âgés se détériore mais le chômage des jeunes recule de 0,7 %.
Le chômage reste à tendance masculine + 12,2 % pour 2,8% pour les femmes.
Le taux de chômage au sens du BIT se maintient à 9,0 % à la fin août 2002 pour le troisième mois consécutif.
Voilà qui va conforter le gouvernement de Jean Pierre Raffarin qui mise sur la démographie pour assurer le plein-emploi. Ainsi, lors de son intervention sur France 2 , jeudi 26 septembre , Jean Pierre Raffarin répondait à la question d'Olivier Mazerolles :
O.Mazerolles : " Votre prédécesseur disait qu'on pouvait croire au retour du plein emploi pour 2010. Vous diriez comme lui ? ?"
Jean Pierre Raffarin : "Je crois que ce n'est pas impossible, mais il faut dire la vérité. C'est aussi parce qu'il y aura une démographie qui va s'infléchir. Il y aura une population active qui va diminuer, donc c'est possible en effet. ... "

Alors que le dialogue social repart , le gouvernement s'interroge sur l'abrogation ou la révision de la loi de modernisation sociale

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Lors de son point de presse mensuel Ernest-Antoine Seillière et Denis Kessler annonçaient mardi 17 septembre 2002  une relance du dialogue social . Cible du MEDEF : l'abrogation de la loi de modernisation sociale qui " paralyse les procédures de restructuration des entreprises " et l'abrogation de la loi sur les nouvelles régulations économiques .
Toutes ces réglementations devraient basculer dans le champ du dialogue social.
Afin de négocier de ces différents points, le MEDEF a envoyé aux syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC) une lettre pour leur proposer des rencontres bilatérales afin d'identifier les thèmes sur lesquels ouvrir la négociation.
Parmi les chantiers que le MEDEF souhaite rouvrir figurent :
- la formation professionnelle;
- la réforme des retraites complémentaires;
- l'aménagement de la réforme de l'assurance chômage;
Les Rencontres bilatérales MEDEF/Syndicats " étaient programmées en conséquence avec la CFDT le vendredi 27 septembre à 15h00, FO le lundi 7 octobre à 15h00, la CFTC le mardi 15 octobre à 15h00.
A l'issue de la première rencontre bilatérale  MEDEF-syndicats du 27 septembre 2002 consacrée à la formation, l'assurance chômage et les retraites,  Ernest-Antoine Seillière, a déclaré : " Nous avons constaté comme le souhaite l'opinion publique et à l'évidence le gouvernement, qu'un dialogue social naturel et constructif existe. Les partenaires sociaux ont la volonté de se ré-approprier un certain nombre de sujets, concernant les salariés et les entreprises, de façon à travailler ensemble pour que notre pays puisse progresser vers la croissance et l'emploi."
Alors que le dialogue social semble repartir, le gouvernement continue à s'interroger faudra t-il abroger ou réviser la loi de modernisation sociale ?
Une chose est sûre : un créneau a été réservé à l'assemblée début décembre pour discuter du projet de loi.
Parmi les points qui devraient être examinés figurent :
- le recours au médiateur ( la non parution des décrets laisse entendre que la décision a déjà été prise )
- la suppression du recours successif au Livre IV puis au Livre III en cas de licenciement collectif
- la suppression ou la simplification des études d'impact social et territorial
- la réintroduction du critère relatif aux " qualités professionnelles " dans l'ordre des licenciement,
- ...
On murmure que la notion de " harcèlement moral " ne serait pas à l'abri d'une révision ...( cf. article de Dominique Seux - Les Echos 30 septembre p3 )

 

 

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