Jurisprudence amiante , une jurisprudence qui coûte !

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Le dispositif d’indemnisation actuel des accidents du travail repose sur les principes posés par la loi du 9 avril 1898, qui furent intégrés dans la législation de la Sécurité sociale en 1946. Ce dispositif est aujourd'hui obsolète à la suite du revirement de jurisprudence que la chambre sociale de la Cour de cassation a opéré par ses arrêts du 28 février 2002. La Cour de cassation estime désormais que l’employeur est tenu d’une obligation de « sécurité résultat » à l’égard de son salarié et que le manquement à cette obligation constitue une faute inexcusable ouvrant droit, pour le salarié victime ou pour ses ayants droit, à une indemnisation complémentaire aux prestations forfaitaires du régime accidents du travail de la Sécurité sociale, dès lors que « l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ».
Ces arrêts de principe modifient en profondeur la responsabilité des entreprises en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles .
Dans un rapport d’étude , la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) s’est livrée à une estimation du coût de la jurisprudence de la Cour de cassation du 28 février. Selon la fédération, les dépenses liées à l’application de cette jurisprudence devrait se chiffrer à plusieurs milliards d'euros.
Les arrêts du 28 février 2002 posent la question de l’assurabilité de la faute inexcusable dans le cadre des contrats d’assurance de responsabilité civile générale de l’entreprise. Les assureurs sont contraints de réexaminer  les conditions dans lesquelles la garantie de la faute inexcusable peut être proposée dans le nouveau contexte jurisprudentiel, qui aggrave considérablement ce risque.

XXIIème rapport annuel de la CNIL

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Le XXIIème rapport annuel de la CNIL a été rendu public le 10 juillet 2002.
Au cours de l’année 2001, la CNIL a enregistré une augmentation des demandes d’exercice du droit d’accès indirect aux fichiers de police et de sécurité de + 2,3 %, des plaintes de + 5,1 % , des demandes d’extrait du « fichier des fichiers » de + 21,1 %, ce qui montre la volonté croissante des citoyens de connaître le sort des données les concernant, notamment en exerçant leurs droits d’accès ou de rectification.
En 2001, les secteurs d’activité qui ont suscité le nombre le plus important de demandes de conseil sont, par ordre décroissant : le travail ; la santé ; l’immobilier ; la fiscalité.
Les demandes de conseil portent le plus fréquemment sur les formalités préalables à la mise en œuvre des fichiers.
Les secteurs d’activité qui ont suscité en 2001 le nombre le plus important de plaintes sont, par ordre décroissant : la prospection commerciale ; la banque ; le travail ; les télécommunications.
L’objet le plus fréquent des plaintes concerne l’exercice des droits, et tout particulièrement du droit d’opposition à figurer dans un traitement ou à faire l’objet de prospection commerciale (795 plaintes), mais également l’exercice du droit d’accès aux données (206 plaintes).

Au chapitre des nouveautés, la CNIL réclame :

Un bilan annuel "informatique et libertés " à l'occasion de la discussion du bilan social:
La Commission estime que les mesures de sécurité qui conduisent à conserver trace de l’activité des utilisateurs ou de l’usage qu’ils font des technologies de l’information et de la communication ou qui reposent sur la mise en œuvre de traitements automatisés d’informations directement ou indirectement nominatives devraient faire l’objet d’un bilan annuel « informatique et libertés » à l’occasion de la discussion du bilan social soumis au comité d’entreprise ou au comité technique paritaire ou à toute autre instance équivalente. En tout état de cause, des initiatives de ce type seraient de nature à préserver la confiance de l’entreprise ou de l’administration à l’égard des nouvelles technologies.

La désignation d'un délégué à la protection des données :
la Commission souhaite que les entreprises ou les administrations désignent un « délégué à la protection des données et à l’usage des nouvelles technologies dans l’entreprise ». Ce délégué pourrait être plus particulièrement chargé des questions relevant des mesures de sécurité, du droit d’accès et de la protection des données personnelles sur le lieu de travail. Interlocuteur des responsables de l’entreprise ou de l’administration ainsi que des instances représentatives du personnel et des salariés ou agents publics, ce délégué pourrait devenir un « correspondant informatique et libertés » dans l’entreprise sur ces questions.

Lutte contre le SPAM :
Pour lutter contre le SPAM ( envoi de messages publicitaires non sollicités ) , la CNIL a ouvert une boîte aux lettres électronique spam@cnil.fr . Les personnes sont invitées à transférer vers cette "boîte à spam" les mails non sollicités qu'elles reçoivent. Ainsi, la CNIL pourra-t-elle mesurer le phénomène du spamming en France et identifier les émetteurs de tels messages.

 

La CIA utilise J2M pour infilter Al-Qaeda !

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Newsweek  Les américains ont le sens de l'humour ! dernier canular en date , Jean Marie Messier se verrait confier la direction des ressources d'Al Qaeda vers les entreprises stupides de l'internet et l'achat d'un appartement de 17,5 millions de dollars sur Park avenue pour Oussama Ben Laden " According to the rumors, Messier would steer Al Quad’s resources towards idiotic Internet and telecom ventures, as well as the purchase of a $17.5 million Park Avenue residence for Osama bin Laden.". Il ne s'agit là cependant que d'une arme de dernier recours , l'utilisation de J2M est tellement davastatrice que c'est impensable  " The CIA poured cold water on those rumors, however, saying that it regarded Messier as “a weapon of last resort.” “The use of Monsieur Messier would create so much devastation, it’s really in the realm of the unthinkable,” the agency’s spokesman says."

Article de Newsweek :

CIA Using American CEOs to Infiltrate Al Qaeda The agency expects the terror group to collapse within weeks
NEWSWEEK WEB EXCLUSIVE
July 10 — The CIA acknowledged today that it has been employing disgraced CEOs of Fortune 500 companies to infiltrate Al Qaeda and that it expects the international terror group to collapse within weeks.
“WE BELIEVE that the forces of evil have finally met their match,” says a CIA spokesman.
While the CIA would not identify which corporate sleazebags had been used in the highly sensitive operation, intelligence sources believe they were plucked from the ranks of Enron, Tyco, Xerox, WorldCom, Sotheby’s and more than 90 other recently disgraced companies.
The unidentified CEOs have reportedly been so successful in cooking Al Qaeda’s books that the once-flush terror network is now $30 billion in debt and may have to sell its long-profitable terror training camps at fire-sale prices.
In addition to the undercover CEO operation, the CIA is reportedly considering employing recently departed Vividness-Universal chief Jean-Marie Messier in a mission to force the terror group into several highly leveraged, ill-advised media acquisitions.
According to the rumors, Messier would steer Al Quad’s resources towards idiotic Internet and telecom ventures, as well as the purchase of a $17.5 million Park Avenue residence for Osama bin Laden.
The CIA poured cold water on those rumors, however, saying that it regarded Messier as “a weapon of last resort.”
“The use of Monsieur Messier would create so much devastation, it’s really in the realm of the unthinkable,” the agency’s spokesman says.

 

Palmarès des plus-values sur options

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La récente loi sur les régulations économiques ( NRE ) fait obligation aux groupes des publier les rémunérations des dirigeants dans leurs rapports annuels. Le Monde a publié dans son édition du 13 juillet la première étude sur " ce que gagnent vraiment les grands patrons ". Réalisée par la société stock-option.fr, l'étude fait apparaître les plus fortes plus-values réalisées par les grands patrons pour l'année 2001, Jean Marie Messier détient la palme ! ( extraits du tableau publié par " Le Monde " )

Nom Socièté Plus value réalisée sur stock-options en 2001
Jean Marie Messier Vivendi Universal 12 951 149
Martin Bouygues Bouygues 12 427 432
Geoff Unwin Cap Gemini 10 365 426
Jean René Fourtou Aventis 8 349 000
Serge Tchuruk Alcatel 6 922 500

 

 

Augmentation continue du chômage des jeunes hommes

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Alors que le taux de chômage au sens du BIT se maintient à 9,0 % à la fin juillet 2002, la hausse des demandeurs d'emploi continue. Dans sa dernière livraison ( Premières informations Septembre 2002 - N° 36.2 ) , la DARES note une lente progression (+ 0,5 %) des demandes d'emploi , notamment pour les hommes et les jeunes. Sur un an, l'effectif de demandeurs d'emploi  a augmenté de 2,9 % pour les femmes et de 13,0 % pour les hommes (18,5 % pour les jeunes hommes).
Au cours du mois de juillet, 361 800 demandeurs d'emploi se sont inscrits à l'ANPE et 343 500 en sont sortis. 
Les inscriptions à l'ANPE sont en légère hausse . Elles sont  consécutives à une fin de CDD et aux  premières entrées sur le marché du travail.
Un brin d'optimisme dans le marasme ambiant , les sorties de l'ANPE augmentent légèrement (+ 1,7 % en un mois) et les entrées en stage marquent un saut notable (+ 49,3 %).

A partir de quel montant les indemnités de chômage et les prestations sociales découragent-elles de travailler ? Une étude de l'OCDE

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CoverPartant du principe que les indemnités de chômage et les prestations sociales annexes visent à aider les personnes privées d’emploi à ne pas tomber dans la pauvreté mais, en même temps, elles les découragent dans une certaine mesure de travailler
, l'OCDE a lancé en 1998 une  série (précédemment intitulée Systèmes de prestations et incitations au travail) qui a pour but d’analyser l’interaction complexe qui s’exerce entre système d’imposition et système de prestations sociales pour des catégories de familles et des situations professionnelles très diverses. Dans cette nouvelle édition, l'OCDE présente les différentes prestations et les impôts relatifs aux personnes sans emploi, ainsi que des données comparatives internationales sur les systèmes d’imposition et de prestations. Elle met en parallèle les revenus de plusieurs types de familles avec ou sans emploi en 1999, et étudie les incitations au travail à temps partiel ou à plein-temps dans les pays de l’OCDE. Cette nouvelle édition présente les différentes prestations et les impôts relatifs aux personnes sans emploi, ainsi que des données comparatives internationales sur les systèmes d’imposition et de prestations. Elle met en parallèle les revenus de plusieurs types de familles avec ou sans emploi en 1999, et étudie les incitations au travail à temps partiel ou à plein-temps dans les pays de l’OCDE. Les analyses s’appuient sur des informations détaillées et spécifiques à chaque pays, disponibles sur le site Internet : www.oecd.org/els/social/workincentives.

 

Licenciements économiques dans l'Union Européenne, mais comment font-ils ?

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Existe t-il un modèle communautaire -
au delà de la directive sur l’information et la consultation des travailleurs - de licenciement économique ? L’élaboration d’un plan social et le respect d’un certain formalisme sont-ils semblables dans les pays de l'Union européenne ? Dans une étude publiée en août 2002 ( PREMIÈRES SYNTHÈSES Août 2002 - N° 35.3  ) sur sept pays : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suède, il apparaît que, malgré la directive communautaire censée harmoniser les règles en matière de licenciements collectifs pour motif économique, les législations et les pratiques nationales en la matière demeurent très différentes. Cela n'étonnera personne, " la France se singularise notamment par l’accent mis sur les reclassements, par la faible place laissée à la négociation et par une relative complexité des procédures ".
L'exemple du reclassement est donné :
Extraits ... " En matière de reclassement interne, des contraintes sont imposées en Allemagne et en France dans le cas allemand, il n’est pas possible de licencier si le salarié peut être reclassé en interne, mais celui-ci peut refuser son transfert et figurer alors sur la liste des licenciés ; dans le cas français, la loi impose à l’entreprise de mettre en œuvre des mesures très précises de reclassement interne et de réduction du temps de travail avant de licencier.
À l’opposé, il n’existe aucune contrainte en la matière au Royaume-Uni, en Belgique et en Suède (dans ce cas, la bonne foi de l’entreprise n’est pas mise en cause : si elle licencie pour motif économique, c’est qu’elle a épuisé toutes les  procédures )

L'étude essaie de donner des éléments de comparaison sur des points de procédures ou des indemnisations. On apprend ainsi que " pour une ancienneté de 20 ans dans l’entreprise, le « paquet » minimum (indemnités et préavis) est de 18 mois en Allemagne, entre 4 et 7 mois au Royaume-Uni (selon l’âge du salarié), de 6 mois en Suède, de 7 mois en Belgique et jusqu’à 14 mois en Espagne ; en France, la loi fixe à 4 mois de salaire l’indemnité de licenciement et à 1 à 3 mois la durée du préavis."

Enfin, les auteurs de l'étude notent que " la vigilance de l’autorité publique ne s’exerce pas dans les mêmes directions selon les pays, la réglementation nationale, et les pratiques des acteurs : en Belgique et au Royaume-Uni, elle porte sur le respect de la procédure ; en France, sur la qualité et la proportionnalité des mesures d’accompagnement ; en Espagne, sur le risque d’accord frauduleux.

Amnistie des sanctions disciplinaires

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Adopté en première lecture le 10 Juillet par l'Assemblée nationale et le 24 Juillet par le Sénat, le projet de loi d'amnistie présente un volet sur les sanctions disciplinaires ou professionnelles qui devrait intéresser nombre de responsables de ressources humaines. L'amnistie efface la sanction et ôte aux faits leur caractère fautif, elle concerne "les faits retenus ou susceptibles d'être retenus comme motifs de sanctions prononcées par un employeur".
Pour être amnistiés, les faits doivent avoir été commis et les sanctions notifiées avant le 17 mai 2002. Sont exclus du bénéfice de l'amnistie les faits constituant des manquements à l'honneur, à la probité ou aux bonnes moeurs.
En conséquence :
Les sanctions qui n'ont pas été encore notifiées à la date d'entrée en vigueur de la loi d'amnistie sont prescrites.
Si la sanction a déjà été notifiée, elle doit disparaître. Elle doit être retirée des dossiers, le retrait peut être contrôlé par l'inspecteur du travail. On ne peut plus faire référence à une sanction amnistiée L'interdiction de rappeler ou de faire référence à une sanction amnistiée ne concerne pas les faits poursuivis ou sanctionnés " Attendu, d'une part, que les dispositions de l'article 26 de la loi du 20 juillet 1988 qui interdisent à toute personne en ayant eu connaissance de rappeler, sous quelque forme que ce soit, ou de laisser subsister dans tout document quelconque les condamnations pénales, les sanctions disciplinaires ou professionnelles et les déchéances effacées par l'amnistie ne sont pas prescrites à peine de nullité ; que ces dispositions ne concernent pas l'énoncé des faits poursuivis ou sanctionnés "  (Cass. soc., 3 mai 1989, n° 89-81.031 arrêt publié sur TRiPALiUM).

Attention ! l'amnistie ne remet pas en cause les effets des sanctions notifiées . Ainsi , un salarié rétrogradé ne retrouve pas son ancien poste .

 

Après la vertu , le vice !

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Après l'éthique , le cynique ! Un fonds d'investissement spécialisé dans le vice : alcool, tabac, jeu, armement est lancé aux Etats-Unis . Ce Vice Fund investira délibérément dans le socialement irresponsable ! Le " prospectus " rendu public et consultable sur le site du fonds d'investissement est sans ambiguité , le mot VICE est écrit en caractères géants avec cigarette, verre d'alcool, dés ... Il ne manque que le sexe !

 

 

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