Les français défiants vis-à-vis de leurs PDG !

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The Wall Street Journal Home PageEn lisant l'édition européenne du Wall street journal du 27 juin 2002, les PDG ont du être surpris de voir leur côte de désamour.
A la question " quelle est votre opinion concernant l'honnêteté des chefs d'entreprise ? "

  • 91% des sondés français pensent que les PDG ne recherchent que leur intérêt alors que ce taux est ramené à 83% pour les sondés européens.

  • Seulement 28% des sondés français ( 21% des sondés européens ) pensent que les PDG sont honnêtes !

  • Un sondé sur cinq pense que les PDG recherchent l'intérêt de leurs employés …

Ce sondage réalisé pour l'Institut GFK fait ainsi apparaître des PDG européens dont les pratiques et les résultats sont rejetés par la majorité des sondés.
Pour ne rien gâcher , ces PDG sont considérés comme trop payés par 70% des sondés européens et 58% des sondés français !
Ce sondage a été réalisé du 14 mars au 23 avril 2002 auprès de 12 657 personnes dans 14 pays européens.

Vous avez dit MARD ?

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Pour résoudre les conflits électroniques, rien ne vaut une bonne médiation ! C'est ce que semble penser le l'association " le forum des droits de l'internet " qui prépare une recommandation en ce sens. Après avoir consulté de nombreux experts et professionnels, le " forum des droits de l'internet " entend promouvoir les " modes alternatifs de règlement des différends " ( MARD ).

Les principes sur lesquels reposent les MARD sont les suivants :

- Les MARD doivent être des outils de paix sociale .Ils n'entendent pas donner raison ou tort à l’une des parties. Ce sont des instruments de pacification plus que de justice faisant plus appel à l’équité qu’au droit. Ils permettent de « vider les conflits de leur substance ». Ils  permettent d’être acteurs de la sortie d’une situation de conflit , et non plus simples spectateurs.
-  Les MARD doivent prévoir dans tous les cas la présence d’un tiers, distinct des parties, dont la mission est de faciliter le dialogue. Le tiers joue un rôle de facilitateur auprès des parties et non d’arbitre, cas où le tiers a un pouvoir de décision.
- Les MARD sont des compléments naturels des procédures judiciaires traditionnelles.
Ils doivent donc être compris comme des processus « à côté » des recours judiciaires traditionnels. Ils ne peuvent donc prétendre se substituer à ces derniers ni en constituer une étape préalable obligatoire.
- Les MARD ne doivent pas faire l’objet d’un encadrement juridique mais être laissés libres de se développer dans leur diversité.

Sur la base de ces principes , le groupe de travail propose la mise en place d’actions concrètes en  contribuant de manière active au débat européen sur les MARD, en particulier en répondant aux interrogations soulevées par la Commission dans son Livre vert du 19 avril dernier. Une réponse du Forum devrait être faite avant septembre 2002.
Le groupe de travail se propose par ailleurs, de développer un portail d’information général et pédagogique sur la médiation - conciliation permettant une information complète du public et un renvoi vers les processus existant.

 

Insertion : 1-0 pour la génération 98 !

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Bienvenue sur le site du CéreqLa génération 98 ( jeunes sortis de la formation initiale en 98 ) est plus chanceuse que la génération 92 ! Avec l’embellie économique de la fin des années quatre-vingt-dix, les jeunes de la Génération 98, sortis de formation initiale en 1998, ont accédé à l’emploi plus rapidement et plus durablement que leurs prédécesseurs qui avaient quitté l’école ou l’université en 1992. Ce constat sans appel provient de la grande enquête présentée par le Centre d'études et de recherches sur les qualifications ( CEREQ ).
Selon l'enquête " ce sont toutefois les plus diplômés qui ont le plus profité de cette amélioration de la conjoncture et les disparités d’insertion professionnelle se sont accrues entre les niveaux de formation ".Les jeunes de la génération 98 étaient 750 000 à entrer sur le marché du travail en 1998, contre 660 000 en 1992. Les filles , plus diplômées que les garçons ont le plus profité de l'embellie " leur probabilité d’entrer sur le marché du travail a été multipliée par 1,4 fois, contre 1,2 pour les garçons " .
D’une génération à l’autre, l’entrée dans l’emploi s’est accélérée."  Les jeunes de la Génération 98, qui ont occupé au moins un emploi, ont commencé à travailler quatre mois en moyenne après avoir quitté les bancs de l’école ou de l’université, contre cinq mois pour la Génération 92 ; 70 % ont obtenu leur premier emploi en moins de six mois, contre 61 % pour la Génération 92. La part de jeunes n’ayant jamais travaillé au cours des trois années suivant leur sortie de formation initiale a également diminué : ils représentaient 9 % de la Génération 92, et sont 7 % dans la Génération 98, principalement des jeunes sans diplôme et, dans une moindre mesure, des titulaires d’un CAP ou BEP tertiaire.

 

Flexibilité, épargne salariale, NTIC, 35h ... le bilan des innovations en GRH dans la 4ème édition du baromètre de l'innovation Manpower

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Manpower, agence interim et emploi temporaireLa 4ème édition du baromètre de l’innovation en management réalisée par CSA en mars 2002 pour le compte de Manpower auprès de 301 directeurs et responsables des ressources humaines vient d'être portée à la connaissance du public.  L’objectif de ce baromètre est de mesurer chaque année la diffusion des nouvelles méthodes de gestion des ressources humaines au sein des entreprises françaises, et de donner une image concrète des pratiques en place et des entreprises innovantes. Selon ce baromètre commandé par Manpower , l'entreprise innovante est une entreprise " ayant recours à l’intérim, comptant une proportion d’intérimaires supérieure à 5%, regroupant 200 à 499 salariés, intervenant dans les secteurs du commerce et des transports, étant passée aux 35 heures avant le 1er janvier 2000, employant une proportion de CDD comprise entre 1% et 5% et une proportion de salariés rémunérés au SMIC inférieure à 10%.".

Ce baromètre fait ressortir les points suivants :

  • Une flexibilité des entreprises française en nette progression. 75% d’entre elles utilisent l’intérim, 67% l’individualisation des horaires et 62% l’annualisation du temps de travail. Entre 1999 et 2001, ces trois formes d’aménagement du temps de travail ont progressé respectivement de 19, 22 et 40 points.
  • Une percée de l'épargne salariale. Des programmes d’épargne salariale sont aujourd’hui en place dans 55% des entreprises, et en cours d’implantation dans 4% d’entre elles. La prévoyance progresse de 23 points (de 41% à 64%), les avantages en nature de 14 points (de 16% à 30%). D’autres formes de rémunération sous forme d’avantages en nature (jours de RTT, tickets restaurant) se diffusent
  • L’utilisation d’Intranet dans le domaine des RH se développe. 55%  ( contre 30% en 2001) des entreprises disposent d’un réseau Intranet avec une rubrique consacrée aux RH  et 10% l’ont en projet. 31% des DRH ont mis en place un espace d’expression à disposition de leurs salariés sur Intranet et 10% d’entre eux l’envisagent.
    L’émergence d’Internet/Intranet a conduit 28% des entreprises à proposer des formations en ligne à leurs salariés, principalement en informatique et en bureautique.
  • Bilan critique des 35H . 49% des DRH estiment que les 35 heures été une source de difficultés organisationnelles, contre 21% qui pensent qu’il a permis d’améliorer leur organisation. Le passage aux 35 heures a permis à une majorité d’entreprises de créer des emplois (69%), de favoriser la polyvalence (67%) et de mettre en place la modulation des horaires (65%). La mise en place de comptes épargne temps s’est accrue de façon significative en 2002 : 40% des entreprises en disposent contre 33% en 2001.
  • La polyvalence : enjeu de la gestion des compétences de demain . Pour 57% des DRH, l’avenir de la gestion des compétences passe par le développement des compétences multiples, la validation des acquis (48%) et le renforcement des méthodes d’évaluation (46%).
  • Une politique de fidélisation des salariés à développer . 72% des DRH interrogés n’ont pas mis en place de politique de fidélisation de leurs salariés, contre 24% qui l’ont fait. Quand ils existent, les programmes de fidélisation des salariés passent prioritairement par la formation (67%), la gestion individualisée des carrières (53%) et l’épargne salariale (44%).

Manpower, agence interim et emploi temporaireSelon Jean-Pierre Lemonnier, Président de Manpower France ( 140 000 collaborateurs temporaires. Chiffre d’affaires de 4,21 milliards d’euros en 2001 ) « les résultats de l’étude montrent que les entreprises françaises se sont adaptées aux contraintes du marché. Face à l’amplification des fluctuations de la demande, au renforcement des incertitudes et à la réduction de la visibilité, elles ont renforcé leurs dispositifs de flexibilité interne et externe, afin de pouvoir s’adapter dans les meilleurs délais. »

 

Le Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) est en ligne

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Logo de l'ANPE : notre métier, l'emploi466 fiches métiers, c'est le nombre de fiches que présente le site Internet de l'Agence nationale pour l'emploi (Anpe) depuis le mercredi 26 juin 2002. Cet ensemble de fiches issues du Repertoire operationnel des metiers et des emplois (ROME) a été conçu pour permettre aux chercheurs d'emploi de vérifier leurs compétences professionnelles et de cibler leur recherche : pour chaque profession sont indiquées les compétences requises et les conditions d'exercice.
Le ROME se présente sous forme de 466 fiches métiers recensant de manière précise les compétences de base qui constituent le cœur d'un métier ainsi que ses spécificités, ses spécialités et ses particularités (lieu d'exercice, conditions de travail, etc.). Un peu plus de 10 000 appellations de métiers et emplois y sont traitées.

Législation sur la vie privée, la Commission européenne mène l'enquête

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Votre point de vue sur l'EuropePour faire face aux nouvelles technologies, la Commission européenne appelle citoyens et entreprises à s’exprimer sur la protection de leur vie privée .
Trois thèmes fondamentaux ont été sélectionnés :
Les employeurs devraient-ils pouvoir lire les communications électroniques que leurs employés reçoivent et envoient de leur lieu de travail ?
Les consommateurs qui veulent acheter en ligne sont-ils assurés que leurs données personnelles ne vont pas être utilisées à des fins non désirées ?
Les entreprises sont-elles submergées de demandes d’accès de citoyens à leurs données personnelles ?
Les résultats seront repris dans le rapport que la Commission européenne compte présenter a la fin de l'année sur la mise en oeuvre de la directive de 1995. La Commission européenne souhaite vous donner à chacun la possibilité de participer à cet échange de vues ouvert concernant la mise en oeuvre de la directive relative à la protection des données (95/46/CE).

 

La loi d'amnistie sera plus sévère qu'en 1995

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*Le garde des Sceaux, ministre de la justice a présenté, mercredi 3 juillet, en Conseil des ministres, un projet de loi portant amnistie de certaines infractions commises avant le 17 mai 2002. Les infractions  amnistiées "en raison de leur nature ou des circonstances" dans lesquelles elle sont été commise, sont  :

 les contraventions de police;
 les délits de presse ;
les délits militaires ;
 les délits commis au cours de conflits sociaux ou professionnels.
III.- AMNISTIE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES OU PROFESSIONNELLES (articles 10 à 12)
Les fautes disciplinaires ou professionnelles commises avant le 18 mai 2002 sont amnistiées de plein droit, sous les réserves habituelles.
Leur amnistie, lorsqu'elles ont également donné lieu à une condamnation pénale, est subordonnée à l'amnistie ou à la réhabilitation légale de la condamnation. Les fautes constituant des manquements à l'honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs ne peuvent être amnistiées que par une mesure individuelle du Président de la République.

Amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles

Article 10

Sont amnistiés les faits commis avant le 17 mai 2002 en tant qu'ils constituent des fautes passibles de sanctions disciplinaires ou professionnelles.
Toutefois, si ces faits ont donné lieu à une condamnation pénale, l'amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles est subordonnée à l'amnistie ou à la réhabilitation légale ou judiciaire de la condamnation pénale.
Sauf mesure individuelle accordée par décret du Président de la République, sont exceptés du bénéfice de l'amnistie prévue par le présent article les faits constituant des manquements à l'honneur, à la probité, ou aux bonnes moeurs. La demande d'amnistie peut être présentée par toute personne intéressée dans un délai d'un an à compter soit de la promulgation de la présente loi, soit de la condamnation définitive.

Article 11

Sont amnistiés, dans les conditions prévues à l'article 10, les faits retenus ou susceptibles d'être retenus comme motifs de sanctions prononcées par un employeur.
L'inspection du travail veille à ce qu'il ne puisse être fait état des faits amnistiés. A cet effet, elle s'assure du retrait des mentions relatives à ces sanctions dans les dossiers de toute nature concernant les travailleurs qui bénéficient de l'amnistie.
Les règles de compétence applicables au contentieux des sanctions sont applicables au contentieux de l'amnistie.

Article 12

Les contestations relatives au bénéfice de l'amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles définitives sont portées devant l'autorité ou la juridiction qui a rendu la décision.
L'intéressé peut saisir cette autorité ou juridiction en vue de faire constater que le bénéfice de l'amnistie lui est effectivement acquis.
En l'absence de décision définitive, ces contestations sont soumises à l'autorité ou à la juridiction saisie de la poursuite.
L'exécution de la sanction est suspendue jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la demande ; le recours contentieux contre la décision de rejet de la demande a également un caractère suspensif.
Toutefois, l'autorité ou la juridiction saisie de la demande ou du recours peut, par décision spécialement motivée, ordonner l'exécution provisoire de la sanction ; cette décision, lorsqu'elle relève de la compétence d'une juridiction, peut, en cas d'urgence, être rendue par le président de cette juridiction ou un de ses membres délégué à cet effet.

  les délits punis de peines d'amende, de travaux d'intérêt général ou de certaines peines alternatives seront également, dans certains cas amnistiés .
Pour "l' amnistie accordée en fonction de la nature ou du niveau des peines prononcées par les juridictions ( amnistie au quantum),"  la loi 2002 est plus stricte que la loi de 1995 . En effet, "Seuls les délits punis d'une peine d'emprisonnement avec sursis simple d'une durée inférieure ou égale à six mois, et non neuf mois comme en 1995" sont concernés. L' amnistie de certaines infractions "est subordonnée à l'exécution de la peine."

infractions exclues d' amnistie
Certaines infractions ne sauraient être amnistiées en raison du préjudice ou du danger qu'elles constituent. Les actes relevant du terrorisme et du grand banditisme, de la délinquance économique et financière,  les actes délictueux des récidivistes, et les infractions portant atteintes aux personnes ne peuvent qu'être sanctionnés fermement. Il en est de même pour les délits commis contre l'autorité publique ou portant préjudices aux équilibres écologiques qui ne sauraient bénéficier d'aucune clémence.

Terrorisme et  grand banditisme

 les actes de terrorisme ;
 le trafic de stupéfiants ;
 l'association de malfaiteurs ;
 les faits de proxénétisme ;
 le trafic de fausse monnaie ;
 les infractions à la législation sur les armes.

Actes de récidivistes

Par ailleurs, "les faits commis en état de récidive légale" ne seront pas amnistiés. Le projet de loi ne doit pas en effet "bénéficier aux personnes qui ont fait l’objet de condamnations dans des conditions témoignant de la persistance de leur comportement délinquant.


Délits contre l'autorité publique


Le projet de loi exclut des mesures d'amnistie :

 Les délits d'outrages, de rébellion, de violences, d'injures et de diffamation commis sur les personnes dépositaires de l'autorité publique ou chargées d'une mission de service public ( policiers, gendarmes, agents des services ferroviaires ou des réseaux de transport public, etc.)
 Les dégradations et destructions aggravées, en particuliers lorsqu'elles sont commises sur des biens publics ;

Infractions portant atteinte à la dignité humaine

"La protection des personnes vulnérables et de la dignité humaine justifie l'exclusion" d'amnistie pour un certain nombre d'infractions :

 les infractions sexuelles et et les délits de harcèlement sexuel ou moral ;
 les  infractions commises contre les mineurs ( notamment le recours à la prostitution des mineurs) ;
 l'abandon de famille ;
 l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse, qui permet notamment de sanctionner l'action des sectes."

Sécurité routière :  la fermeté

 La nécessité de lutter contre l'insécurité routière conduit à l'exclusion des infractions ayant entraîné des homicides et des blessures involontaires et de lutter contre l'incivilté des automobilistes.
 La plupart des contraventions et délits prévus par le code de la route, ne seront pas amnistiés. Ainsi le stationnement gênant sur des places réservées aux véhicules de personnes handicapées, aux véhicules de transport ou de service publics, comme les ambulances.

La protection des équilibres écologiques

Réagissant aux suites de la catastrophe de l'AZF, l'ensemble des délits du code de l'environnement, et celles des travailleurs à l'exclusion des infractions sanctionnant le non respect des règles de sécurité dans le travail, même en l'absence d'accident.

Délinquance économique et financière

Tous les délits de corruption ou assimilés, au niveau local, national,  européen ou international, ainsi que les sanctions prononcées en cette matière par les autorités administratives compétentes, ne seront pas amnistiées.

 

Une entreprise peut-elle se faire communiquer les bilans et documents comptables relatifs à des entreprises concurrentes ?

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A l'occasion d'un contrôle fiscal, l'administration fiscale reconstitue le chiffre d'affaires déclaré, en utilisant les bilans et comptes de résultats d'autres sociétés du même secteur d'activité, retenues à titre de comparables. La société vérifiée souhaite lui soient communiqués les bilans et comptes de résultats retenus à titre de comparable, ce que refuse la Direction fiscale en se couvrant par le secret professionnel.

L’Administration peut-elle et doit-elle communiquer au contribuable des documents comptables relatifs à des tiers ?
A la question posée par le sénateur Philippe Marini, le
Ministère de l'économie a précisé que l'Administration doit communiquer les documents comptables relatifs à des tiers dans la mesure ou ils doivent être déposés au greffe. " En vertu de l'article L. 103 du Livre des procédures fiscales, les agents de l'administration fiscale sont soumis à l'obligation du secret professionnel, telle qu'elle est définie aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal. Dans ce cadre, seule la révélation d'informations ayant un caractère secret est punissable. Or, en application des articles L. 232-21 et suivants du code de commerce, les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) des sociétés à responsabilité limitée, des sociétés par actions et des sociétés en nom collectif dont tous les associés sont des sociétés à responsabilité limitée ou par actions doivent être déposés au greffe du tribunal de commerce. Ces documents n'ont donc pas un caractère secret. Le secret professionnel ne s'oppose ainsi pas à la communication au contribuable des documents comptables relatifs à des tiers sur lesquels l'administration fiscale s'appuie pour justifier des redressements lorsque les sociétés retenues comme termes de comparaison sont soumises à l'obligation de dépôt au greffe du tribunal de commerce."

La liste noire du GAFI se réduit

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Le GAFI ( Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux ) vient de modifier sa liste noire des Etats favorisant le blanchiment de capitaux. Israël, la Hongrie, le Liban et Saint-Kitts-et-Nevis (Caraïbes) disparaissent de la liste qui ne comprend désormais plus que quinze pays.
La liste noire est donc réduite à 15 pays non coopératifs :
les Iles Cook, Dominique et Grenade (Petites Antilles), l'Egypte, le Guatemala, l'Indonésie, les Iles Marshall, la Birmanie, Nauru, le Nigeria, Niue (Polynesie), les Philippines, la Russie, et Saint-Vincent-et-les-Grenadines (Caraïbes), ainsi que l'Ukraine  

Parmi les pays mis au ban des nations : on trouve l'Etat de Nauru (Pacifique Sud) et le Nigéria. L'Etat de Nauru est le  seul pays mis à l’écart des opérations internationales.  Dans la lutte contre le financement du terrorisme, les membres du GAFI se sont auto-évalués par rapport à huit «recommandations spéciales» édictées à Washington. Seule la France et les Pays-Bas remplissent  sept critères, alors que la Belgique, le Canada, l'Italie, le Japon, le Luxembourg, l'Espagne et le Royaume-Uni ne remplissent que six critères sur sept.

 

 

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